24 septembre 202424 septembre 2024 Editorial. Modeste proposition pour redresser la France. Editorial. Modeste proposition pour redresser la France. Partager : Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook J’aime chargement… Similaire
Bonsoir M. Bertez Tout cela est fort bien, mais….. Le vase où meurt cette verveineD’un coup d’éventail fut fêlé ;Le coup dut l’effleurer à peine :Aucun bruit ne l’a révélé. Mais la légère meurtrissure,Mordant le cristal chaque jour,D’une marche invisible et sûreEn a fait lentement le tour. Son eau fraîche a fui goutte à goutte,Le suc des fleurs s’est épuisé ;Personne encore ne s’en doute ;N’y touchez pas, il est brisé. Souvent aussi la main qu’on aime,Effleurant le coeur, le meurtrit ;Puis le coeur se fend de lui-même,La fleur de son amour périt ; Toujours intact aux yeux du monde,Il sent croître et pleurer tout basSa blessure fine et profonde ;Il est brisé, n’y touchez pas. René-François Sully Prudhomme, Stances et poèmes, le vase brisé 1865 Cordialement J’aimeJ’aime Réponse
Bonsoir M. Bertez
Tout cela est fort bien, mais…..
Le vase où meurt cette verveine
D’un coup d’éventail fut fêlé ;
Le coup dut l’effleurer à peine :
Aucun bruit ne l’a révélé.
Mais la légère meurtrissure,
Mordant le cristal chaque jour,
D’une marche invisible et sûre
En a fait lentement le tour.
Son eau fraîche a fui goutte à goutte,
Le suc des fleurs s’est épuisé ;
Personne encore ne s’en doute ;
N’y touchez pas, il est brisé.
Souvent aussi la main qu’on aime,
Effleurant le coeur, le meurtrit ;
Puis le coeur se fend de lui-même,
La fleur de son amour périt ;
Toujours intact aux yeux du monde,
Il sent croître et pleurer tout bas
Sa blessure fine et profonde ;
Il est brisé, n’y touchez pas.
René-François Sully Prudhomme, Stances et poèmes, le vase brisé 1865
Cordialement
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