2 réflexions sur “Editorial. Modeste proposition pour redresser la France.

  1. Bonsoir M. Bertez

    Tout cela est fort bien, mais…..

    Le vase où meurt cette verveine
    D’un coup d’éventail fut fêlé ;
    Le coup dut l’effleurer à peine :
    Aucun bruit ne l’a révélé.

    Mais la légère meurtrissure,
    Mordant le cristal chaque jour,
    D’une marche invisible et sûre
    En a fait lentement le tour.

    Son eau fraîche a fui goutte à goutte,
    Le suc des fleurs s’est épuisé ;
    Personne encore ne s’en doute ;
    N’y touchez pas, il est brisé.

    Souvent aussi la main qu’on aime,
    Effleurant le coeur, le meurtrit ;
    Puis le coeur se fend de lui-même,
    La fleur de son amour périt ;

    Toujours intact aux yeux du monde,
    Il sent croître et pleurer tout bas
    Sa blessure fine et profonde ;
    Il est brisé, n’y touchez pas.

    René-François Sully Prudhomme, Stances et poèmes, le vase brisé 1865

    Cordialement

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