Editorial, survol de 17 ANS de gestion criminelle.

La destruction est écrite. Elle est en germe comme le grain de blé contient en germe le futur épi qui poussera dans le champ. Mais ce qui n’est pas écrit c’est la forme que prendra la destruction. La guerre est une forme de destruction privilégiée car c’est un régime de Tiers payant, ce sont les plus faibles et vulnérables qui paient, ce ne sont pas ceux qui en profitent.

Voici une autre façon de formuler ce que je décris, analyse et déconstruis depuis 2008 de façon didactique. Tout a été dit et j’ai été entièrement confirmé, jamais contredit y compris dans mon pronostic de mars 2009 selon lequel c’était une voie sans retour, une voie qui provoquerait la hausse fictive des bourses et conduirait inéluctablement à la guerre.

Tout a commencé quand les élites aidées de leurs gnomes ont refusé l’assainissement financier en 2008, et qu’elles ont choisi de ne pas détruire la pourriture, le système et l’ordre social qui y étaient attachés.

2008 a vraiment brisé le capitalisme productif d’une manière que personne de moins de 30 ans ne peut comprendre.

Il a été choisi délibérément d’organiser la fuite en avant.

Il a été choisi de faire plus, beaucoup plus de tout ce qui avait conduit à la crise financière et au colmatage de la tuyauterie souterraine du système , tout en prenant des mesures règlementaires prudentielles.

On a refusé l’ajustement macro économique et monétaire et au lieu de cet ajustement il a été choisi de contrôler tous les symptômes, d’étouffer toutes les manifestations de déséquilibres, de noyer tous les débuts d’incendie..

Grosso modo et pour simplifier il a été choisi de faire remonter la crise et sa pourriture au niveau du couple BANQUE CENTRALE/TRESOR AMERICAIN. Il été choisi d’engager la solvabilité du Trésor, et de dévoyer la gestion de la banque centrale. Il a été choisi en quelque sorte de sauver la Peripherie du système en reportant toutes les pourritures et toutes les fragilités sur son Centre. On a sauvé la Partie en hypothéquant le Centre du Tout.

On a donc sauvé tout ce qui est périphérique en engageant la survie à long terme de la Fed, du Trésor, du dollar et des contribuables.

La prochaine grande crise financière ne sera pas celle des marchés boursiers. Les marchés boursiers sont désormais garantis à 100 % par le QE c’est à dire par le bilan de la Fed . Le QE n’est rien d’autre que la promesse que tout ce qui est quasi-monnaie, c’est a dire les actifs financiers dans leur ensemble, sera toujours convertible en Monnaie avec une perte négligeable.

La prochaine grande crise sera celle des dettes souveraines . Des pays entiers disparaîtront. Nous sommes dans une bulle mondiale de la dette souveraine, ce qui signifie que la crise ira à son terme qui est la destruction des monnaies telles que nous les connaissons.

C’est la Bulle. La Bulle-mère de toutes les bulles mondiales, compris celle de la Chine, mais sauf celle de la Russie.

Le gouvernement américain dépense bien plus d’argent qu’il n’en perçoit. Certains affirment que l’argent est dévalué par l’inflation et que tous les graphiques libellés en dollars devraient donc avoir une allure exponentielle sur une longue période. Mais les gens intelligents cachent des choses terribles dans des courbes exponentielles…

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Le ratio dette/PIB n’a cessé d’augmenter. Cela signifie que la dette continue d’augmenter plus vite que le PIB. Cela signifie que la courbe exponentielle de la dette a une pente plus raide que la courbe du PIB. Certains soutiennent que c’est normal, que les courbes dette/PIB augmentent toutes ainsi sur le long terme, bien sur c’est faux!

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Voici la courbe dette/PIB de la Russie. Elle semble très différente, n’est-ce pas ? Sa forme est complètement différente ! La Russie n’a pas beaucoup de dettes. Même avec la guerre, sa dette est stable, ses comptes sont équilibrés.

Quelqu’un saigne, et ce n’est pas le Kremlin.

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6 réflexions sur “Editorial, survol de 17 ANS de gestion criminelle.

  1. Le Petit Prince et le businessman
    – « Trois et deux font cinq. Cinq et sept douze. Douze et trois quinze. Quinze et sept-vingt deux. Vingt-deux et six vingt-huit. Vingt-six et cinq trente et un. Ouf ! Ca fait donc cinq cent un millions six cent vingt-deux mille sept cent trente et un.
    – Cinq cent millions de quoi ?
    – Hein ? Je ne sais plus. J’ai tellement de travail ! Je suis sérieux moi ! Cinq cent millions de choses qui brillent. Des étoiles.
    – Et que fais-tu de ces étoiles ?
    – Rien, je les possède. Ca me sert à être riche. Je puis les placer en banque.
    – Mais tu n’es pas utile aux étoiles ! « 

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  2. Je n’avais encore lu votre nouvelle contribution que j’envoyais ma seconde contribution.

    Vous avez raison, nous ne savons quelles formes prendra la destruction du système et les propositions que vous avez suggérées sont l’ordre des mécanisme techniques.

    La question reste entière quelles seront la « propositions » politiques

    Bien à vous

    Charles

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  3.  Bruno, j’apprécie hautement votre franchise : vous « n’êtes pas sûr que le capitalisme ait terminé sa mission historique », effectivement vous mettez le doigt sur le point essentiel, crucial ! En un mot « a-t-il encore un avenir ? » ; la civilisationdu capitalisme actuel donne-t-elle envie de rêver ?

    Permettez-moi un petit détour. Lorsque Bismarck battit Napoléon III à Sedan, Marx dans une lettre à Engels écrivait (je cite de mémoire…) : «  en battant la France, Bismarck a réussi à faire l’unité de l’Allemagne en une seule nation et l’Allemagne deviendra la puissance capitaliste la plus avancée du monde en créant de nouvelles forces productives encore plus puissantes, ce faisant la classe ouvrière va se développer –et vous serez d’accord avec moi : la classe ouvrière est la force productive principale à côté de machines…– et c’est une bonne chose pour l’avenir… ». Marx avait vu juste et c’est en Allemagne que le premier parti social-démocrate, le SPD, est né dès 1875 avec des milliers d’adhérents ; à comparer avec la création laborieuse de la SFIO française en 1905 dans un moment où le capitalisme français était déjà sur le déclin. 

    Excusez-moi, encore une piqûre de rappel. En ayant remis la dialectique de Hegel sur ses pieds (LOL) Marx dans l’Idéologie allemande démontrait dès 1844 –le capitalisme avait encore des choses à réaliser– « arrivées à un certain degré de développement les [ses] forces productives se transforment [transformeraient] en force destructives », ce qui mettra fin à sa mission historique. 

    Alors me direz-vous quel est l’indice que les forces productives en cessant de croître ce sont transformer en forces destructrices ? Le premier c’est la diminution en nombre de la force de travail principale, les producteurs de plus-value, la classe ouvrière ; rendant des millions d’individus inutiles (dixit Yuval Noha Harari, entre autres…) ; le second est la destruction effective d’innombrables outils de production (suivez mon regard : Detroit, USA…) ; le troisième, l’économie de l’armement ne produit que des objets indigestes, surtout lorsqu’il mobilise près de 50 % du budget des États-Unis (exagère-je ?), la quatrième, la guerre comme civilisation ( ?), le 20ème siècle a bien commencé, depuis on ne compte plus les morts par milliers (comme dans la phase ascendante du capitalisme) mais par millions. Les 25 premières années du 21ème ont déjà dépassé les chiffres les plus effrayants. Et en filigrane se dessine un objectif de tout remettre à zéro (sic) qui affiche tranquillement qu’il faudrait éliminer quelques milliards d’humain pour permettre à la Terre de vivre un destin heureux… bien sûr pour les élus, élus de qui, de quoi ? Vite des noms, le Great reset déjà annoncé par le célèbre écologiste autoproclamé le commandant Jacques-Yves Cousteau : « C’est terrible à dire. Il faut que la population mondiale se stabilise et pour cela il faudrait éliminer 350 000 personnes par jour » le Courrier de l’UNESCO 1991 !!! Pour lui l’optimum serait 800 millions, en tirant sur les fonds de tiroirs un milliard d’humains… à tout casser pour être heureux. La capitalisme productif ne pourra jamais plus reprendre le dessus, le système qu’il a construit a fini par le dévorer : le capitalisme n’a plus avenir.

    Mon intention n’est pas de saper le moral, mais n’avons-nous pas le sentiment de vivre un effondrement de la Civilisation de l’Occident Collectif…

    Je perçois chez vous l’idée que le capitalisme productif puisse encore avoir un avenir en Chine. La question que je pose : le régime chinois a-t-il basculer vers le capitalisme oui ou non ? Ma réponse est non et je vais m’en expliquer.

    Comme d’habitude, permettez au vieux prof que je suis, un détour historique pour bien situer le problème. La révolution ouvrière et paysanne chinoise de 1950 en abolissant les rapports sociaux du capital s’est retrouvé dans une situation semblable à celle de la révolution russe à ses tout débuts. Isolée, assaillie de toute part, elle a dû instaurer –comme en 1917– un contrôle strict de son indépendance économique et financière, en se protégeant de la pénétration du capital sur son territoire. La solution transitoire pour résoudre le problème de la stagnation des forces productives en Union Soviétique avait été inventé sous la forme de la Nouvelle Politique Économique (NEP)

    La NEP a été instaurée pour redynamiser le pays qui, en 1921, sortait de la première guerre mondiale, d’une révolution, d’une guerre civile et faisait face à la famine. C’est une décision imposée par les circonstances, un « repli stratégique » dans la construction du socialisme justifié par le retard économique de la Russie : « […] Nous ne sommes pas assez civilisés pour pouvoir passer directement au socialisme,encore que nous en ayons les prémices politiques », déclara Lénine. Bien qu’il s’agisse de « faire au capitalisme une place limitée pour un temps limité », Lénine n’avait toujours pas fixé de limites dans le temps à la NEP lors de sa mort en 1924. Il avait seulement déclaré que celle-ci serait « adaptée sérieusement et pour longtemps », pour une durée qu’il n’estimait en aucun cas inférieure à une décennie et probablement supérieure. 

    Aparté : le contrôle du commerce extérieur signifie que des capitaux étrangers ne peuvent pas faire sortir des capitaux issus du surtravail social. Les capitaux étrangers sont donc des dettes que l’État gère avec les produits du surtravail social. Et dans le même temps avoir à gérer l’émergence de forces sociales pro bourgeoise comme le koulacs.

    Pour le jeune pouvoir soviétique, la clef du succès de cette NEP était le contrôle absolu du commerce extérieur, c’est-à-dire mettre une barrière à la pénétration des capitaux étrangers. En choisissant une place limitée –à la paysannerie et au petit artisanat– le pouvoir soviétique tablait sur le développement du marché intérieur contribuant ainsi à l’élévation du niveau de vie, qu’il était en mesure de contrôler tout comme les échanges sur le marché international. Malheureusement le NEP a été brutalement arrêté par la « collectivisation » forcée (décrétée par Staline), par la bureaucratisation de l’État et du parti communiste qui s’en est suivie. Il n’est pas douteux que l’arrêt de la NEP a lourdement pesé sur le développement de l’économie de l’URSS, en particulier sur son agriculture. Néanmoins, le principe intangible du monopôle du commerce extérieur par l’état soviétique a permis, même dans les conditions terribles imposées par la bureaucratie stalinienne, aux forces productives de se développer et de faire accéder l’URSS au niveau d’une puissance mondiale ; ce qu’aucun pays ayant au départ les mêmes attributs n’a été capable de faire sous la domination de l’impérialisme.

    Au lendemain de l’armistice de 1918, la jeune république soviétique a eu à affronter les 22 armées étrangères qui l’encerclaient sur tous les fronts –est-ouest-nord-sud– et qui a été le prélude à la guerre civile, ce qui va laisser le pays dévasté et exsangue. La révolution chinoise a connu des développements différents, il n’a pas été possible à l’impérialisme de construire, comme en 1918, une coalition regroupant toutes les composantes des pays capitalistes ruinés par la guerre et ayant déjà trop à faire avec les masses ouvrières cherchant à « transformer l’essai …» [de la victoire de l’Armée Rouge sur les nazis] pour leur propre compte. Aussi, ce sont les États Unis d’Amérique –faiblement impactés par la guerre– qui ont mobilisé leurs propres armées contre la révolution chinoise pour contenir ses effets dans tous le sud-est asiatique. Adossée sur la puissance de l’URSS, la révolution chinoise a pu se défaire de la contre-révolution intérieur de Tchang Kaï-Chek sans payer le prix de la dévastation que les US ont fait subir à la Corée du Nord [pour mémoire : un pays rasé à 95%, et qui a supporté la première guerre bactériologique à l’échelle globale (cela ne vous rappelle rien ?)]. 

    Le PCC a dès le départ développé son économie l’industrielle calquée sur celle de l’Union Soviétique, on peut dire que les méthodes de la NEP ont été appliquées par le PCC sans en faire référence. Comme l’avait noté Lénine, cette réintroduction de capitalisme, en particulier dans la paysannerie, devait être rigoureusement contrôlé par le PCC par le maintien du contrôle du commerce extérieur. Ce qui ne voulait pas dire que des couches sociales en cours de différenciation ne pointaient le bout de leur nez. C’est ainsi que Mao Zedong a mobilisé les jeunes Gardes Rouges, lors de la Révolution Culturelle avec plus moins de bonheur, contre ces nouveaux riches corrompus, les caciques du Parti qui menaçaient l’avenir de la révolution chinoise, en se constituant ostensiblement en de nouvelles couches sociales. Ce sont ces caciques qui au bout du compte l’ont emporté alors.

    Saisissant ce moment, en 1972, le président des États-Unis, Richard Nixon va renouer avec la Chine en établissant les échanges commerciaux qui dans la perspective de Nixon permettraient d’envahir le marché chinois en s’appuyant sur les adversaires de Mao. Ainsi, dès 1979 Deng Xiaoping –représentant ces nouvelles couches sociales– faisait adopter les méthodes du marché pour réguler l’économie chinoise, d’autant qu’un an auparavant le dollar n’était plus convertible en or ; ainsi, comme le commerce international s’effectuant dans cette devise, Nixon offrait au capital industriel étatsunien la chance de se développer en vendant ses marchandises made in USA… hors de ses frontières trop étroites depuis longtemps ! Dans le même temps il signifie le retrait des troupes américaine du Vietnam. Mais cela n’est pas du goût du « Complexe Militaro-Industriel » qui fait de bien meilleures affaires juteuses avec l’économie d’armement et qui n’a pas à s’inquiéter d’extraire de « plus-value » puisque c’est l’État qui paye avec sa planche à billet. D’où le conflit entre capital industriel (productif) et capital financier (rentier) qui conduit aujourd’hui aux prémices de l’effondrement de l’impérialisme américain.

    Sûr de leurs appuis pro-bourgeois en Chine, les États-Unis vont mener une politique d’exportation de capitaux tous azimuts en faisant entrer la Chine dans l’Organisation du Commerce Mondial (OMC). En 1999, Bill Clinton, président des EU, déclare : « En ouvrant ses frontières, la Chine donne des opportunités aux agriculteurs, aux employés et aux entreprise américaines. Ils peuvent désormais entrer avec succès sur le marché chinois et apporter prospérité à la Chine ». C’est donc le capital financier qui va organiser l’exportation des capitaux en Chine pour investir ce nouvel eldorado ; pendant que dans le même temps ce même capital financier détruit méthodiquement les outils industriels étatsuniens offrant une rentabilité médiocre face aux bas salaires des ouvriers chinois. La classe ouvrière américaine va subir la pire agression du capital depuis les débuts du capitalisme !

    Tandis qu’en Chine les usines les plus modernes du monde s’implantent et que le niveau expertise des travailleurs fait un bond en avant jamais vu auparavant, la lutte entre les factions sociales est à son comble ; les deux tiers de son économie est sous le contrôle de l’état –en fait le PCC– tandis que le tiers restant est aux mains des nouveaux riches. Fait remarquable, les deux tiers sous contrôle de l’état chinois constituent le noyau dur qui est protégé encore par le monopôle du commerce extérieur. C’est ainsi que la Chine a pu résister aux tentatives de domination du capital américain et que toutes ses l’élites politiques confondues se mordent les doigts dans un paroxysme de haine inouïe contre la Chine, plus (la Russie et l’Iran).

    Je regrette d’avoir été si long, je ne suis pas le Grand Mamamouchi qui en un ou deux bel-men puisse dire tant de chose en si peu de mots.

    Une analyse plus profonde du régime économique et politique reste à faire, mais une chose est certaine le développement, la hausse du niveau de vie, les grands travaux n’auraient pas été possibles sous le règne de la concurrence pure, parce que la gestion du surtravail n’est pas capitaliste. Bien sûr, les koulacs chinois sont infiniment plus riches, mais proportionnellement en tout petit nombre et de plus sévèrement contrôlés par le parti communiste chinois. Ce parti faisant office comme dans la tradition chinoise depuis des lustres d’un l’empereur et de sa bureaucratie agissant pour le bien du peuple… Est-ce le prolongement de ce que Marx appelait le mode de production asiatique ? En tous cas, comme dans les régimes impériaux du passé, les cadres dirigeants sont d’abord sélectionnés pour leurs compétences et après ils sont élus… ce qui pourrait expliquer la qualité des résultats obtenus aujourd’hui.

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  4. Cher Bruno,

    Vous écrivez : « mon pronostic de mars 2009 selon lequel c’était une voie sans retour, une voie qui provoquerait la hausse fictive des bourses et conduirait inéluctablement à la guerre. » là je vous suis totalement il suffit de voir comment les dispositifs guerriers sont en cours de déploiement en Europe sous la férule de l’OTAN, en particulier du côté de l’Allemagne… entre d’autres qui préparent des plats épicés. Puis vous poursuivez : « les élites aidées de leurs gnomes ont refusé (sic !) l’assainissement financier en 2008, et … ils ont choisi de ne pas détruire la pourriture, le système et l’ordre social qui y étaient attachés. ».

    Comment en une seule phrase pouvez-vous écrire, détruire le système et l’ordre social qui en découle et en même temps (c’est une contagion, joke) réclamer que ce soit la pourriture elle-même, c-à-d une prétendue élite se fasse hara-kiri ! Certains, pour moins que ça, ont été convoqué par la justice pour « apologie du terrorisme ». Vous avez l’air de penser que ce qui manque à ces « élites » est l’intelligence ; détrompez-vous elles sont aussi intelligentes que vous et moi et elles dépensent beaucoup d’énergie à inventer des combines et des cartels pour préserver leurs intérêts et leur pouvoir, où est le problème ?

    Revenons aux fondamentaux, dans l’Idéologie allemande de Marx et d’Engels montrent que ce n’est pas ce que les hommes croient avoir dans la tête qui les définissent, mais les forces sociales à l’œuvre qui s’impriment à la conscience. Les forces sociales sont directement à l’œuvre dans les rapports de production ; en un mot leurs intérêt de classe. Et les exemples historiques ne manquent pas qui montrent qu’à chaque basculement de systèmes la classe dominante aussi cultivée (bof), intelligente and so on a été incapable de réformer les fondements de son existence. La fuite en avant en est une caractéristique. Ce sont des forces sociales neuves qui imposent le nouvel ordre social. Traduit en langage d’aujourd’hui, la multitude qui produit les biens innombrables est mûre pour gérer le produit du surtravail pour le bien collectif ; elle produit largement pour satisfaire près de 10 milliards d’humains et elle a les moyens de communiquer à la vitesse de la lumière. Mais sa conscience a encore du chemin à se frayer pour aboutir à l’organisation (mon dada : conscience=organisation)

    Je ne doute pas que vous soyez à même de comprendre et maitriser les techniques financières pour le meilleur, mais vous donnez à croire qu’il suffirait de restituer au capital productif sa fonction première de production de marchandises (petit rappel). C’est bien là le problème ! Le capitalisme ne produit pas des bienspour une consommation éclairée mais des marchandises pour extraire la plus-value du travail salarié. Là est la contradiction insurmontable du système arrivé au stade de l’Impérialisme stade suprême du capitalisme. Lénine en son temps avait déjà analysé et montré ce que vous avez découvert en 2008. 

    Maintenant, la bonne question sera : « Comment le détruire ? » puisque vous le suggérez… la vielle taupe creuse.

    Merci, votre site est une mine.

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    1. Merci Charles de votre réflexion.

      Oui depuis mars 2009 je répète et je démontre pas à pas, jour après jour que selon mon titre historique:
      « un jour ou l’autre il faudra qu’il y ait la guerre, on le sait bien .. »

      La guerre est inéluctable à partir du moment ou le Capital veut coûte que coûte -même dans l’impasse et même sur ses limites absolues- , à partir du moment ou le Capital veut continuer à s’accumuler, continuer à se reproduire .

      Le capital s’est incarné, rigidifié dans un ordre social, politique et géopolitique qui ne veut pas mourir; et qui a trouvé, grâce aux sciences humaines et à la technologie les moyens de produire un homme nouveau qui aime sa servitude. Il a produit un sujet social qui jouit de vivre dans la mystification.

      Le Capital refuse de se couper un bras comme on dit en Bourse, il veut faire son plein , pas de Jubilés, pas de rééchelonnements, pas de dévalorisation boursière, non; il veut faire son plein quoi que cela coûte que coûte à la société et au monde entier.

      Coûte que coûte aux autres auxquels il prétend retirer le statut d’humain , car pour mener
      les politiques actuelles il faut déshumaniser des pans entiers de l’humanité…

      Vous vous méprenez Charles sur le fond de mon analyse, loin de moi l’idée de croire que le responsable de nos maux est la financialisation, surtout pas!

      Les contradictions fondamentales, les antagonismes se situent à l’intérieur de la sphère de la production mais pour rendre mon discours acceptable -à ce stade- je préfère ne faire que la critique de la financialisation et je ne critique pas le capitalisme dit productif;

      Le fond de ma pensée est que peut être -mais je n’en suis pas sur- , le capitalisme productif n’a pas terminé sa mission historique; il est un « moment civilisateur »; mais je n’en suis pas sur, c’est vrai,

      Prenez ma critique concentrée sur le capitalisme financialisé comme une concession d’exposition , une forme de diplomatie.

      La mise en valeur du Capital et le maintien de son Ordre social deviennent de plus en plus coûteux socialement, politiquement et géopolitiquement.

      Ce n’est pas la rivalité du type guerre du Péloponnèse qui va produire la guerre, non c’est la Nécessité de l’Impérialisme, c’est le mouvement endogène du Capital, c’est la contradiction incontournable entre l’accumulation et le besoin de mise en valeur.

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