Fractures françaises 2024: vous avez raison d’être mécontent, d’être révolté, d’être un opposant! Bref vous n’êtes pas un déplorable!

Pour la douzième année consécutive, Ipsos a publié l’enquête Fractures françaises, pour le Monde, le Cevipof, la Fondation Jean-Jaurès et l’Institut Montaigne.

Au moment ou le spectacle offert par la politique apparaît comme profondément lamentable, sinon scandaleux cette enquête doit être lue, relue et commentée.

Ne dites pas comme le font croire la plupart des politiciens que les enquêtes ne veulent rien dire, ces gens là mentent car eux utilisent des quantités extrêmement importantes d’études du même type pour vous baiser et vous tromper. Si vous les écoutez, vous, vous ne devez pas croire aux études mais eux en raffolent!

Les études sont ce quelles sont: des photographies instantanées et à condition de bien savoir lire les questions et bien les interprêter, ces études sont précieuses. Ne dites pas qu’elles sont truquées c’est idiot.

Mais bien sur vous devez savoir que les enquêtes et autres sondages sont « in the box », elles reflètent une opinion publique manipulée, travaillée, fabriquée; ce qui veut dire qu’il ne faut pas en attendre autre chose que des opinions quadrillées, formatée par les questions, par la propagande, la culture dominante, , les médias, les théories en vogue etc;

On est dans le domaine des opinions, du récit, du superficiel, des ombres, pas dans le domaine du vrai, du scientifique ou de l’objectif.

Non les enquêtes ne sont pas, n’exposent pas le fait social, la réalité sociale elles sont une image truquée du fait social. Le fait social, le vrai c’est le Tout composé du Réel de la situation + plus le Perçu de cette situation. et il faut aller plus loin car ce Tout n’est pas binaire, composé du réel et des perceptions ; il faut analyser l’articulation entre les deux, introduire dans cette analyse du fait social , la torsion la déformation, la production biaisée de l’opinion sur ce réel et les perceptions qui en découlent.

Derrière tout ce qui est , tout ce qui est dit et ce qui est rapporté il y a un désir et ce désir c’est celui du système, celui du locuteur, celui de celui qui paie, celui de celui qui commande.

Ce qui signifie qu’il ne faut pas attendre autre chose qu’un constat chiffré de l’état de l’opinion , une résultant de forces antagoniques, pas un diagnostic, pas une analyse critique , pas de solution , non rien que des commentaires superficiels. Mais même en n’étant tant que cela les enquêtes sont utiles et il faut les encourager et surtout en discuter politiquement.

Dans cette enquête je vois un bénéfice considérable : nous les opposants, les mécontents, les critiques, les révoltés, les adversaires de Macron, les ennemis de la Clique au pouvoir, les contempteurs de la classe pollticienne , nous avons raison! Comme le dit le professeur Raoult; « c’est nous les gentils »!

Nous ne sommes pas seuls , nous sommes une écrasante majorité et c’est important de le savoir car cela nous légitime; nous sommes du bon coté de l’opinion générale, du coté de ce qui est su comme su, connu comme connu, du coté de la common knowledge.

Nous savons que le rejet est majoritaire!

C’est important car toutes les propagandes de la classe politicienne visent à vous faire douter de vous et de votre légitimité à être négatifs sur la situation.

Une enquete comme celle ci, c’est bon pour le moral si vous êtes un combattant social, un guerrier politiqe. Cela doit vous redonner confiance en vous! Elle vous dit que vous avez raison et que ce sont ces clowns de la politique et des médias qui ont tort. Ce sont des incapables, des corrompus, et non, vous vous n’êtes pas des déplorables!

2 décembre 2024

Cette grande enquête permet de mesurer l’opinion des Français sur l’état de la société, leurs valeurs et leur perception des grandes forces politiques. . Après une année politique très mouvementée, cette nouvelle vague des Fractures françaises témoigne d’une défiance toujours plus forte des Français envers la classe politique.

Un contexte qui reste marqué par le mécontentement, la défiance et un sentiment de déclin

La nouvelle vague des Fractures françaises a lieu dans un climat social qui demeure difficile. En effet, la préoccupation pour le pouvoir d’achat reste de loin la plus citée par les Français (38%) et 55% des Français déclarent par ailleurs avoir des difficultés à subvenir aux dépenses courantes de leur foyer.

 Dans ce climat social tendu, les Français affichent clairement leur mécontentement : 43% disent appartenir à une France en colère et très contestataire. Si ce chiffre est en baisse de deux points cette année, il demeure largement supérieur à celui observé en 2022.

Par ailleurs, 54% déclarent appartenir à une France mécontente et seuls 3% à une France apaisée, le plus bas niveau jamais observée, en baisse pour la 3ème année consécutive.

Autre signe d’un contexte difficile, le sentiment de défiance s’est accru parmi les Français : près de 8 Français sur 10 déclarent qu’on est jamais assez prudent quand on a affaire aux autres (+5 points depuis 2023).

Cette défiance intervient alors que les Français ont la conviction que la société est violente : cette idée est partagée par plus de neuf Français sur dix, un chiffre stable par rapport aux années précédentes. De plus, une part très importante de Français (89%) a le sentiment que cette violence s’intensifie.

Dans ce contexte, le sentiment d’un déclin national persiste : 87% pensent que la France est déclin (+5 points), dont 34% qui déclarent que ce déclin est irréversible (stable). 

Ce sentiment de déclin est désormais majoritaire parmi les sympathisants de toutes les principales forces politiques. De plus, la part des Français estiment que l’avenir de la France est plein d’opportunités et de nouvelles possibilités atteint son niveau le plus bas (40%, -4 points).

https://www.ipsos.com/fr-fr/fractures-francaises-2024-une-crise-de-confiance

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Une confiance dans le politique qui s’ébranle

Après une année électorale marquée notamment par la dissolution de l’Assemblée nationale, on observe une défiance toujours plus forte envers le personnel politique. En effet, l’ensemble des acteurs politiques (à l’exception notable des maires) connait une baisse importante de confiance cette année : 26% déclarent avoir confiance dans le président de la République (-8 points), 22% dans les députés (-7 points) et 14% dans les partis politiques (-3 points). De plus, la part des Français estimant que le système politique fonctionne mal est en forte hausse (78%, +9 points), tout comme celle de ceux considérant que les hommes et femmes politiques agissent principalement pour leurs intérêts personnels (83%, +8 points).

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Alors que les élections législatives anticipées de 2024 ont eu pour conséquence une situation parlementaire très compliquée, avec une absence de majorité claire, les Français se montrent désormais partagés sur le bon système politique à l’Assemblée nationale. Si une courte majorité estime toujours que le bon système politique est celui d’une majorité relative (53%), cette proportion est en forte baisse depuis 2 ans (-6 points depuis 2023, -17 points depuis 2022).

Les partis politiques français continuent de susciter une méfiance générale. Aucun des partis testés n’est perçu par une majorité de Français comme capable de gouverner le pays, ni comme étant proche de leur préoccupation. De plus, aucun des partis présents à l’Assemblée nationale n’a un comportement approuvé par une majorité de Français. Si le RN est le parti le mieux perçu (37% approuvent la manière dont il se comporte), une majorité de Français n’approuve pas son attitude à l’Assemblée nationale (51%).

L‘image du Rassemblement National (RN) s’améliore légèrement. En effet, les qualificatifs négatifs associés au RN continuent de baisser d’atteindre des niveaux historiquement bas :  50% des Français perçoivent le RN comme dangereux pour la démocratie (- 2 points depuis 2023, -11 points depuis 2020) et 49% comme xénophobe (-1 point depuis 2023, -9 points depuis 2020).

La France Insoumise est désormais largement plus perçue comme dangereuse pour la démocratie que le RN (63%, +6 points par rapport à 2023).

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Valeurs et identité dans un contexte de globalisation

La globalisation atteint son pic de défiance depuis 2013 : 64% pensent que la mondialisation est une menace pour la France. Par ailleurs, la nostalgie pour un passé perçu comme meilleur persiste : 73% des Français estiment « qu’en France, c’était mieux avant » et 63% que l’ on « ne sent plus chez soi comme avant ». De plus, 72% déclarent s’inspirer de plus en plus des valeurs du passé dans leur vie.

Les Français s’identifient majoritairement à leur nationalité (40%) et à leur génération (38%), mais on observe une fracture générationnelle : les plus âgés ressentent une identification plus forte à leur génération que les jeunes (52% versus 28%).

Fait marquant de cette édition 2024, les perceptions négatives sur l’immigration diminuent : 55% des Français estiment ainsi que les immigrés ne font pas d’effort pour s’intégrer, une proportion en baisse de 3 points cette année. 44% estiment par ailleurs que l’immigration est une nécessité pour l’économie française, une proportion certes minoritaire mais en hausse de 6 points par rapport à 2023.

Les Français continuent cependant, dans une large majorité (65%) de considérer qu’il y a trop d’étrangers en France.

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Brice Teinturier

Fractures françaises : des « angoisses de disparition », mais pas de « décivilisation »

Dans une tribune pour Le Monde, Brice Teinturier s’intéresse à la notion de « décivilisation ». L’enquête « Fractures françaises 2024 » menée par Ipsos pour Le Monde, le Cevipof, la Fondation Jean Jaurès et l’Institut Montaigne révèle une sensibilité accrue des Français à la violence, signe d’une civilisation des mœurs grandissante. Les véritables fractures françaises résident, selon l’auteur, dans un profond sentiment de vulnérabilité et un besoin massif de protection.

Rapport complet


A propos de la vague 2024 de Fractures françaises

Enquête Ipsos pour Le Monde, le Cevipof, la Fondation Jean Jaurès et l’Institut Montaigne, menée du 14 au 21 novembre 2024 auprès de 3 000 personnes, constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

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3 réflexions sur “Fractures françaises 2024: vous avez raison d’être mécontent, d’être révolté, d’être un opposant! Bref vous n’êtes pas un déplorable!

  1. Bonjour M. Bertez

    De nouveau merci pour votre oeuvre.

    «  »Les véritables fractures françaises résident, selon l’auteur, dans un profond sentiment de vulnérabilité et un besoin massif de protection. »

    Ce sentiment et ce besoin manifestés pourraient signifier la conscience d’être inadaptés à la compétition féroce qui a lieu partout ailleurs.

    Inadaptation produite par le système français dans lequel un état tout puissant et normatif à l’excès, à la fois par souci de domination et aussi par désir de protection trop loin poussée, a fini par produire des déresponsabilisés ( mais culpabilisés quand même – c’est la faute à …….*)- en masse.

    De fait le pouvoir en France a les gènes d’une armée d’occupation et ceci, malgré les avancées, a conditionné les rapports des élites dirigeantes avec le « peuple ».

    Dernière manifestation de cette méfiance, sinon de cet antagonisme, réciproque: les mesures extrêmes prises lors de l’épidémie de covid; l’étude menée par l’IEP de Grenoble un peu avant l’épidémie montrait qu’en cas de crise les mesures autoritaires prise ne dépendaient pas de la nature de la crise mais des rapports de confiance existant entre population et dirigeants.

    Le manque de confiance déclaré dans le personnel politique mis en évidence par l’étude ipsos résonne bien avec les conclusions précédentes.

    Notre système prédateur, refermé sur lui même depuis des siècles, n’est plus en mesure de protéger son cheptel des assauts de prédateurs plus vigoureux et déterminés.

    Sic transit gloria du pré carré!

    Cordialement

    *bouc émissaire au choix du lecteur

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  2. Bonjour.

    Et pourtant , il y aurait une stratégie de victoire élèctorale pour mettre tout ce systéme en congés perpétuels.

    Cette possibilité doit étre portée par un honnête homme ou un groupe du même acabit . Elle me semble tellement évidente,que je ne comprend pas , que d’autres plus instruits que moi, ne la consoivent pas. Ou plutôt, je comprend que tout le monde baigne, comme vous dîtes dans la boite, et donc n’ont aucune vision du réel, qui pourtant les aveugle.

    Si vous , ou vos lecteurs ont une idée de cette personne intègre, qui voudrait deservir la table , faîtes moi signe, que je lui expose ma pensée.

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