Essai. Trump, Davos, l’USAID

Le « régime de Davos » et son « ordre international fondé sur des règles » est un produit du capitalisme. L’extension du capitalisme génère des conflits entre les nations d’une part et entre les classes sociales domestiques d’autre part.

Le système fondé sur les règles démocratiques des Nations Unies n’est pas compatible avec le système de Davos car il reste fondé sur les nations, -une nation une voix- et le principe de l’égalité entre elles. Les Nations Unies sont une barrière face à l’impérialisme et face à l’hégémonie. Elles sont aussi une barrière face à l’extension des pouvoirs du capital tout en favorisant son internationalisation et le mondialisation par la supranationalité.

Avec l’extension des pouvoirs du capital vient l’extension de ses besoins. Peu à peu il entre en conflit avec les besoins des peuples et des nations lesquels sont fondés sur l’usage et la production de biens et services tandis que les besoins du capital , singulièrement le financier, sont soucieux prioritairement d’accumuler et de réaliser le profit maximum.

Peu à peu au fil du temps, le capital/le business entre en conflit avec les démocraties et l’idéal démocratique. Il cherche d’abord à composer avec la souveraineté du peuple puis à la faveur de ses pouvoir financiers, du progrès des sciences sociales et des techniques, il capture le pouvoir politique pour former une pseudo démocratie formelle, de façade, vidée de toute souveraineté populaire réelle.

Ainsi se développe une divergence croissante entre d’un coté les gouvernances souhaitées par le capital et de l’autre les volontés démocratiques .

Pourquoi un prétendu gouvernement mondial – et ne vous y trompez pas, c’est exactement ce dont il s’agit – a-t-il émergé au début du XXIe siècle ?Tout simplement parce que les besoins du capital pour se rentabiliser, se reproduire, se sécuriser, et s’étendre ont buté sur les limites de nos régimes politiques encore démocratiques ; ce qui est bon pour le capital n’est pas forcément bon pour les peuples et lorsqu’ils votent les peuples émettent des désirs qui ne coïncident pas avec ceux des détenteurs du capital devenus de plus en plus oligarques.

La capture du pouvoir monétaire constitue une solution intermédiaire, un moment historique transitoire dans la dialectique des contradictions entre le capital et le travail, entre le business et les salariés mais cela ne dure qu’un temps; on ne peut créer des dettes à l’infini pour masquer l’antagonisme profit/salaires! Le surendettement cela existe et baisser les taux d’intérêt sous la limite du 0% cela pose des problèmes.

Les antagonismes théoriques se complexifient au niveau pratique car la classe des capitalistes n’est pas homogène; tout comme la classe des salariés d’ailleurs et dans le cadre de l’évolution esquissée ci dessus de nombreuses sous-antagonismes et rivalités se manifestent. Les catégories sociales n’évoluent pas au même rythme, il y a des précurseurs et des trainards, des progressistes et des conservateurs.

D’un coté il y a des classes sociales qui profitent de l’extension mondiale et technologique du capital et de l’autre il y a des classes sociales qui sont lésées voir laminées. Ainsi nait un nouveau découpage, une nouvelle division, une nouvelle fracture qui se superposent et se combinent avec les anciennes fondées sur la rivalité capital/travail. Et c’est de cette nouvelle fracture que nait le populisme par exemple ou le trumpisme. Alliances, recompositions bizarres mais logiques de catégories sociales qui ont temporairement des intérêts/ennemis communs mais qui selon les règles de l’ancien temps, devraient être ennemies.

Parlons du régime de Davos. c’est une tentative de dépassement des contradictions du système ancien par la prise de pouvoir des élites mondialisées financées par l’oligarchie financière et technologique. C’est une entreprise de communication et d’ingénierie sociale.

Les oligarques ont déjà pris le contrôle de la gestion, de l’émission de la monnaie et avec Davos et son réseau ils prennent ou tentent de prendre le contrôle des esprits, des psychés, des formats de la pensée.

Davos est le chiffon rouge agité, le spectacle offert pour cristalliser les oppositions et rebellions pendant que les élites et leurs mercenaires travaillent , dans l’opacité à la transformation en profondeur des sujets sociaux, à la formation d’un nouvel inconscient social, et à un nouvel ordre du monde.

Si Davos est bien le spectacle, le simulacre, le chiffon rouge qui détourne l’attention et dissimule le travail en profondeur des ingénieurs sociaux, alors tout se passe dans les coulisses et c’est ce que tentent d’appréhender maladroitement les complotistes, les complotistes sont ceux qui ont compris intuitivement que tout se passait ailleurs, dans les sous-sols, dans l’ombre.

Tout d’abord, rappelons ce qu’est le régime de Davos. En termes simples, c’est « l’homme derrière l’homme derrière l’homme » de la politique occidentale. Une élite transnationale contrôle le consensus politique servi par l’État profond pendant que les guignols/politiciens élus se disputent pour savoir s’il faut ou non rembourser les garnitures périodiques des jeunes filles ou socialiser les coûts des opérations transgenres. Ainsi, les gouvernements européens changent régulièrement sans que les politiques ne changent vraiment.

Trump produit d’une alliance complexe entre classes moyennes laissées pour compte et capital américain flamboyant est un totem de haine dans les cercles d’élites parce qu’il opère en dehors de la « fenêtre d’Overton » de la politique occidentale organisée par le régime Davossien .

Comment contrôler le champ politique, comment contrôler la fenêtre d’Overton qui définit l’acceptable et l’inacceptable pour les élites dominantes et leurs partenaires oligarques? Par la Communication!

C’est ici qu’intervient par exemple l’USAID à laquelle s’attaquent Trump et sa tête pensante Elon Musk..Il s’avère que les élites dominantes versent beaucoup d’argent à de nombreux journalistes, à de nombreuses stars, à des faiseurs d’opinion et à de nombreux médias soi-disant indépendants pour faire passer leurs messages et attaquer quiconque ose sortir du cadre .

Et qui est mieux désigné pour payer cette facture considérable que le contribuable américain, via l’USAID? Cette institution est une gigantesque pompe à argent qui inonde de fonds des projets para-libéraux, «éveillés», voire sataniques, projets conçus pour servir les intérêts et les objectifs du régime de Davos.

L’objectif à long terme du régime de Davos est de transformer le monde en un terrain de jeu dépeuplé pour une élite débauchée et transgressiste. Sous cet aspect c’est un héritage ou un prolongement du New Age americain des années 80.

Note : pour comprendre cette ragougnasse on lira  Les Enfants du Verseau (1980) qui théorise le New AgeNouveau paradigme culturel, annonciateur d’une ère nouvelle dans laquelle l’humanité parviendra à réaliser une part importante de son potentiel, psychique et spirituel.!  

Son objectif à moyen terme, est de placer au pouvoir des gens partageant les mêmes idées dans tous les pays de la planète afin d’optimiser le système économique planétaire pour siphonner la richesse et les ressources de l’humanité.

L’USAID était un outil clé du régime de Davos. Un outil de la propagande, de la dégénérescence, de la féminisation, de l’inversion orwellienne , de la transgression, du transhumanisme et de la lutte a mort contre la Russie.

Car la Russie est l’anti modèle Davossien!

5 réflexions sur “Essai. Trump, Davos, l’USAID

  1. Les petits hommes gris de Davos ont beau se déguiser en rois bienfaiteurs de l’humanité, ils sont désormais nus comme des vers de terre. Merci pour cette mise à nu de haute voltige, exprimée si simplement

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  2. pour saisir l’essence du Mal, celui qui gît et agit à partir de notre inconscient, il faut disséquer la substantifique moelle du Système. Ce qui apparaît Comme contrenature, les articulations symptomatiques, relève par essence du narcissisme et de la cupidité si bien qu’allié au pouvoir du fric et du sceptre de la technologie élargie jusqu’au spectre contaminant de la psychologie et pénétré par sa faillibilite il ressort qu’une puissance mimetique agrege les consciences par des comportements qui se plient à un conformisme ambiant.

    La véritable difficulté humaine revient à chacun et dans le comportement d’autrui de trouver les additifs au renforcement de notre acuité mentale et de cœur pour saisir les attours de ce Mal et ainsi, de développer en soi les anticorps nécessaires à notre éclosion spirituelle pour ne point se rendre indigne de cette existence mondaine.

    La connaissance n’est libératrice que par l’exigence consciente d’un long travail sur soi-même a accomplir et se distinguera selon notre comportement véridique avec autrui.

    On juge la qualité d’un arbre à ses fruits et le Système Davos nous invite à sonder ses fruits dont nous savons qu’ils ne sont qu’un poison et pourtant ses graines ont abondament essaime la tête des élites occidentalisees et perméabilisé celles d’un nombre considérable de citoyens à leurs délires qui exigent de si grands sacrifices.

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  3. l’usaid en ratio du pib US est faible par rapport a la corruption qui régne dans la pourriepublique française en ratio du pib français

    qu’il existe encore des gueux pour voter pour ces charognards est un des résultats expressif de l’ingénierie sociale élitiste et, sa fabrique du consentement que vous analysez si justement.

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  4. Cet essai est d’une virtuosité extraordinaire. Merci!

    Vous avez le don débruiter, de réduire le Multiple à l‘Un, d‘élever les choses à leurs concepts, d‘extraire l‘essence et enfin d‘articuler le tout pour qu‘il permette une vision du Tout, holiste, multidimensionnelle, logique, dialectique, temporelle.

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