Editorial. Le système ne tient que par des béquilles, ce sont des béquilles monétaires, et publicitaires. Des mensonges.

je soutiens , vous le savez que les actions sont hors de prix . Hors de prix sur la base de tous, -je dis bien tous- les critères financiers qui servent à apprécier la valeur des actions.

La valeur fondamentale.

Les actions comme la monnaie sont des bestioles qui ont échappé à la loi de la gravitation et à l’arrimage/ancrage dans le réel.

Elles flottent, elles sont libérées, frivoles. Leur valeur n’est plus dans la réalité mais « dans la tête des gens » et si la valeur est dans la tête des gens cela veut dire que leur valeur repose sur l’espoir qu’un autre « plus con qu’eux » viendra les après lui .

C’est la définition du Ponzi, la chaine du bonheur.

La chaine du bonheur est alimentée par els banques centrales. Elle est mue par la monnaie. Regardez leurs bilans!

C’est normal, c’est ontologique puisque les actions sont de la quasi monnaie, des avatars de la monnaie, des money like que l’on achète avec de la monnaie, -on passe de l’un à l’autre-, monnaie qui elle même est désancrée, flottante, émise selon les besoins des élites et de leurs gnomes.

La libération de la monnaie de l’or en 1971 et 1973 a rendu possible la creation de n’importe quelle quantité de monnaie sans limite, sans frein comme l’a très bien expliqué Soros à cette époque.

Les actions comme les monnaies ne reflètent plus le réel, elle expriment le rapport entre l’offre et la demande laquelle est stimulée par la création monétaire tombée du ciel, par la publicité des intermédiaires du casino Boursier, par le tirage quotidien de la loterie financière , loterie qui appâte les gogos incapables de résister à la tentation et à l’envie.

Considerez ceci ; une action c’est de la monnaie à laquelle on a attaché un billet de loterie, et comme les joueurs , on le sait depuis Adam Smith ont une tendance irrésistible à surestimer leur chance au jeu, eh bien les actions-billets de loterie sont surévaluées, archi surévaluées!

Mais on ne le sait que dans le long terme lors des grandes lessives systémiques.

J’ai fait mes debuts en Bourse en 1966/1967! J’ai été avec une vingtaine d’autres personnes l’un des premiers analyses financiers français, à la SFAF, Société Française des Analyses Financiers. Cette profession n’existait pas auparavant. Et je regarde souvent avec nostalgie ma carte professionnelle datée de 1967! Un jour je vous la publierai!

A cette époque nous étions sérieux nous faisions un vrai métier pas un métier de vendeur de savonnettes, ou de « fouteur dedans », nous ne cherchions pas à enfiler les clients ; non nous cherchions de bons investissements.

J’ai eu en formation, un peu plus tard, un jeune sorti de Sciences Po ( Jean Pierre O. ) et tenez vous bien il est suicidé parce qu’il avait fait une étude favorable sur une valeur, LECTRA, pour son introduction en Bourse ; son conseil d’investissement s’est avéré désastreux, et il avait commis une erreur professionnelle. Les gens qui avaient suivi son conseil ont perdu beaucoup d argent.. et lui, a perdu sa réputation. A cette époque on se suicidait encore pour avoir fait une faute professionnelle. La réputation cela comptait, ce sont des métiers de confiance. Ou plutot c’étaient des métiers de confiance.

Tout ceci pour vous dire qu’un des ratios, l’un des critères sérieux que nous considérions pour juger de l’attrait d’un investissement boursier était le ratio du « free cash flow, » du cash flow libre généré par une firme divisé par la valeur boursière.
C’est un ratio qui ne ment pas, c’est un vrai critère d’investissement
.

Ce ratio ne cesse de baisser, il se trouve présentement au plus bas des 20 dernières années!

Comme je ne cesse de le répéter, la vraie rentabilité du capital investi ne cesse de chuter, chuter, chuter. Regardez le graphique ci dessous , on est à 3%!

Le système ne tient que par des béquilles, ce sont des béquilles monétaires, et publicitaires. Des mensonges.

Le rendement du flux de trésorerie disponible est un ratio de solvabilité financière qui compare le flux de trésorerie disponible par action qu’une entreprise est censée gagner à sa valeur de marché par action .

Le ratio est calculé en prenant le flux de trésorerie disponible par action divisé par le prix actuel de l’action.

En règle générale, plus le ratio est faible, moins une entreprise est attractive en tant qu’investissement, car cela signifie que les investisseurs investissent de l’argent dans l’entreprise mais ne reçoivent pas un très bon rendement en échange.

Un rendement élevé du flux de trésorerie disponible signifie qu’une entreprise génère suffisamment de liquidités pour honorer facilement sa dette et ses autres obligations, y compris le versement de dividendes.1

Certains investisseurs considèrent le flux de trésorerie disponible, qui exclut les dépenses d’investissement mais prend en compte les autres coûts récurrents qu’une entreprise engage pour assurer son fonctionnement, comme une représentation plus précise des bénéfices que les actionnaires reçoivent en étant propriétaires d’une entreprise.

Ils préfèrent utiliser le rendement du flux de trésorerie disponible comme mesure de valorisation plutôt que le rendement des bénéfices.

En plus de soutenir les opérations courantes, les flux de trésorerie provenant des opérations constituent également une source de financement pour les investissements en capital à long terme d’une entreprise. Avant de faire appel à un financement extérieur, une entreprise utilise d’abord ses flux de trésorerie d’exploitation pour répondre à ses besoins en matière de dépenses d’investissement.

Tout ce qui reste est appelé flux de trésorerie disponible et devient disponible pour les actionnaires.

Pour les investisseurs préférant le rendement des flux de trésorerie comme mesure de valorisation plutôt que les multiples de valorisation, le rendement des flux de trésorerie disponibles serait une représentation plus précise des rendements des investissements, par rapport aux rendements basés sur les flux de trésorerie non entièrement remboursables ou sur les bénéfices comptables.

Principaux points à retenir

  • Un rendement de trésorerie disponible plus élevé est idéal car cela signifie qu’une entreprise dispose de suffisamment de trésorerie pour satisfaire à toutes ses obligations.
  • Si le rendement du flux de trésorerie disponible est faible, cela signifie que les investisseurs ne reçoivent pas un très bon retour sur l’argent qu’ils investissent dans l’entreprise.
  • Le rendement du flux de trésorerie disponible donne aux investisseurs une idée de la capacité financière d’une entreprise à accéder rapidement à des liquidités en cas de dettes imprévues ou d’autres obligations, ou du montant de liquidités qui serait disponible si l’entreprise devait être liquidée.

La différence entre les flux de trésorerie et les bénéfices

Le flux de trésorerie disponible découle du flux de trésorerie d’exploitation, qui est le résultat net des liquidités réellement perçues et versées au cours des opérations d’une entreprise. L’utilisation du flux de trésorerie pour mesurer les résultats d’exploitation est différente de la déclaration des bénéfices basée sur la comptabilité. Les bénéfices suivent chaque élément des revenus et des dépenses, indépendamment des implications en termes de trésorerie.

Alors que les bénéfices résument en principe le revenu net total d’une entreprise, les flux de trésorerie concernent la capacité d’une entreprise à poursuivre ses activités en cours. Plus une entreprise accumule de liquidités grâce à ses activités, plus il lui est facile de poursuivre ses activités et, à terme, de générer davantage de bénéfices. La capacité à générer des flux de trésorerie peut être une meilleure indication de la valorisation à long terme d’une entreprise.

Rendement des flux de trésorerie par rapport à un multiple de valorisation

Les investisseurs peuvent évaluer la valeur d’une entreprise en comparant ses flux de trésorerie (rendement de l’entreprise) à la valeur de ses capitaux propres. Les flux de trésorerie peuvent être une représentation appropriée du rendement et le prix du marché un indicateur proche de la valeur des capitaux propres. Les investisseurs peuvent juger la valeur d’une entreprise en fonction du pourcentage de ses flux de trésorerie par rapport au prix du marché des actions, ce que l’on appelle le rendement des flux de trésorerie.

Les investisseurs peuvent également évaluer la valeur d’une entreprise à l’aide d’un multiple de valorisation calculé en fonction du prix de marché de ses actions sur le montant des flux de trésorerie. L’évaluation d’un investissement à l’aide du rendement des flux de trésorerie peut être plus intuitive qu’un multiple de valorisation, car le rendement des flux de trésorerie montre directement le rendement en espèces sous forme de pourcentage de l’investissement.

3 réflexions sur “Editorial. Le système ne tient que par des béquilles, ce sont des béquilles monétaires, et publicitaires. Des mensonges.

  1. Hâte de voir votre carte de la SFAF. Une pièce de collection.

    Si le sérieux c’est le réel alors même moi qui ait été apporteur de liquidité sur les marchés dérivés avant l’arrivée du trading à haute fréquence j’ai l’impression d’avoir fait quelque chose de sérieux.

    Au moins quand je plaçais un ordre il était là pour une seconde ou 2 au minimum et ma contrepartie savait face à qui elle avait négocié.

    Une éternité comparée à l’illusion de liquidité algorithmique et anonymisée à laquelle nous avons affaire aujourd’hui et qui n’est qu’un rideau de fumée mis devant une entreprise de spoliation à grande échelle des investisseurs.

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  2. C’est très clair, merci Mr Bertez.

    Les boursicoteurs ont perdu de vue les ressorts de base du marché boursier, pour privilégier le seul axe spéculatif sur les plus-values. Celui-ci n’est pas totalement méprisable, il donne du piment à la chose, certes…

    Toutefois, l’analyse des rendements futurs, qu’ils soient comptables ou de trésorerie, se place toujours dans une certaine étape de développement du business de l’entreprise : projet : developpement, rentabilisation, redirection, déclin…

    Toute évaluation est d’abord relative aux espoirs que l’on place dans le développement du business, de l’idée entrepreneuriale et du savoir-faire pour rentabiliser le projet.

    Les comptables (j’en suis un) ne font que compter les sous. Mais le plus important, c’est la maîtrise de la trajectoire de l’entreprisse dans son marché, là ou l’on prend les risques. C’est d’abord cela qu’il faut évaluer pour étudier, pour spéculer (au sens noble du terme) sur l’avenir. Enfin bon, ce n’est toujours qu’une affaire de gros sous, pour ceux qui ne pensent qu’à ça… bonne journée, et merci pour vos publications.

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  3. Nous sommes dans une phase de mutation profonde. Il faut laisser le temps aux entreprises de s’ adapter au nouveau marché d’ interaction par le développement numérique. Le nouveau business model sera solvable et donc compétitif s’ il arrive à produire de la qualité à des prix très raisonnables.

    L’ on se trouve dans un cadre de disruption généré par les nouvelles technologies qui changent le mode de gestion et la rentabilité des entreprises. Les entreprises qui n’ ont pas accès à ce nouveau fonctionnement sont pénalisées et parfois condamnées économiquement car elle ne parviennent pas à s’ adapter. La Révolution est tellement énorme qu’ elle va générer des conflits majeurs entre les nouveaux adaptés et les exclus. La prise de risque est plus importante pour les investisseurs qui ont plus de mal à analyser les valorisations et donc les rendements futurs. L’ efficacité par la mobilité pour répondre à l’ exigence de la clientèle va privilégier l’ usage à la propriété et une nouvelle forme de valorisation des actifs économiques. Par conséquent, le secteur financier doit aussi s’ adapter. La grande matrice de contrôle numérique va éliminer les petits acteurs pour concentrer la gestion de l’ activité dans un monopole unique. Le paroxysme du collectivisme pour gérer le Grand Village Global du communisme vert.

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