| La cote d’influence de Bruno Retailleau se stabilise, après une forte progression Après trois mois de hausses successives, la cote d’influence de Bruno Retailleau s’infléchit légèrement (-2 pts) mais reste à un haut niveau (35%, 4 e place de notre baromètre dans un mouchoir de poche avec Marine Le Pen, Edouard Philippe et Jordan Bardella). Bruno Retailleau domine largement dans l’opinion Laurent Wauquiez, notamment auprès des sympathisants LR (70% contre 50%). Une perception globalement positive de l’action de Bruno Retailleau… Près d’un Français sur deux (45%) se déclare satisfait de son action en tant que ministre de l’Intérieur, contre 33% qui ne sont pas satisfaits et 22% qui n’ont pas d’opinion. Dans un contexte de crise politique, les Français lui font plutôt confiance, que ce soit pour lutter contre la délinquance et la criminalité (50%), le terrorisme (50%), le trafic de drogues (48%) ou encore l’immigration clandestine (48%). Il bénéficie également d’une image détaillée relativement bonne : il est notamment reconnu pour ses convictions (64%), son autorité (59%), son dynamisme (56%) et sa capacité à prendre les décisions qui s’imposent (56%). En revanche, il est moins perçu comme rassembleur (40%) ou comme ayant l’étoffe d’un président (37%). Crise diplomatique avec l’Algérie : l’attitude de Bruno Retailleau est plutôt bien accueillie par les Français, qui approuvent sa menace de démission Sur un sujet aussi complexe, les Français sont logiquement partagés sur l’attitude que doit tenir la France face à l’Algérie, mais ils privilégient un peu plus la confrontation (45%) à l’apaisement (37%). La proposition de Bruno Retailleau de « riposte graduée » trouve un écho plutôt favorable dans l’opinion : seule une minorité de Français (13%) estime cette réponse « trop ferme », tandis qu’ils sont 35% à la juger « adaptée » et même un tiers à ne pas la trouver « assez ferme » (35%). Sa menace de démission en l’absence de soutien gouvernemental est approuvée par une majorité de Français (60%). Baisse de la cote de popularité de François Bayrou, qui se rapproche de celle d’Emmanuel Macron La cote de popularité du Premier ministre est en baisse sensible (31%, -5 pts), ce qui n’est sans doute pas étranger à ses propositions sur les retraites. Il se rapproche désormais d’Emmanuel Macron, dont la cote de popularité frémit légèrement (29%, +2 pts), sans qu’on ne puisse à proprement parler « d’effet drapeau ». Avant la décision de justice concernant sa potentielle inéligibilité, Marine Le Pen semble en revanche profiter du contexte actuel : elle retrouve la 1 e place de notre classement, avec une cote d’influence qui se renforce (37%, +2 pts). — Sondage réalisé du 19.03.2025 au 20.03.2025 |
| Christelle Craplet Directrice des affaires publiques CONTACTER PAR EMAIL |
EN PRIME
RETAILLEAU/ UNE TOUCHE DE POPULISME QUI MORD SUR L’ELECTORAT DU RN
La popularité de Bruno Retailleau, en dehors de ses positions sur l’immigration, peut s’expliquer par plusieurs facteurs liés à sa personnalité, son style politique et les attentes d’une partie de la population française ;
- Image de fermeté et d’autorité : Retailleau incarne une figure de rigueur et de détermination, des qualités souvent appréciées dans un climat perçu comme marqué par l’insécurité ou l’incertitude. En tant que ministre de l’Intérieur, il projette une posture de « shérif » ou de « premier flic de France », ce qui peut séduire ceux qui recherchent un leadership fort, indépendamment des questions migratoires.
- Discours sécuritaire global : Au-delà de l’immigration, il met l’accent sur la lutte contre la délinquance, le « désordre » social et l' »ensauvagement » de la société, des thèmes qui résonnent avec une frange de l’opinion publique préoccupée par la sécurité au quotidien. Sa capacité à aborder ces sujets avec un ton direct et sans détour renforce son capital sympathie auprès de ceux qui veulent des réponses claires.
- Proximité avec les préoccupations populaires : Retailleau sait parler aux Français qui se sentent délaissés par les élites ou les discours jugés trop technocratiques. Son style, ancré dans une droite traditionnelle, peut rassurer un électorat conservateur ou modéré qui valorise des notions comme l’ordre, la discipline et la défense de l’identité nationale, même sans focaliser sur l’immigration.
- Hyperactivité médiatique : Depuis sa prise de fonction, il multiplie les interventions dans les médias, occupant l’espace public avec une communication offensive. Cette visibilité, inspirée de figures comme Nicolas Sarkozy, lui permet de se démarquer des autres membres du gouvernement et de s’imposer comme une personnalité centrale, ce qui peut accroître sa popularité indépendamment des sujets abordés.
- Contexte politique favorable : Dans un gouvernement dirigé par Bayrou où il apparaît comme l’un des rares « poids lourds », Retailleau bénéficie d’un contraste avec des figures plus discrètes ou moins clivantes. Sa capacité à incarner une ligne claire dans une coalition parfois perçue comme hétéroclite joue en sa faveur.
- Soutien de la droite traditionnelle : Issu des Républicains (LR), il rallie ceux qui regrettent une droite plus affirmée, distincte du macronisme ou de l’extrême droite. Sa popularité peut ainsi refléter un attachement à des valeurs conservatrices (sécurité, autorité, souveraineté) qui dépassent la seule question migratoire.
Je me demande comment les gens peuvent se laisser avoir par un type comme Retailleau.
On connaît ce genre de personnes adeptes des coups de menton mais qui disparaissent dès que la bagarre commence.
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Bonjour M. Bertez
En mer, les crêtes écumeuses des vaguelettes sont appelées moutons
A terre, les crêtes écumeuses des vagues émotions sont appelées opinions.
Moutons et opinions courent généralement dans le sens du vent.
Ce matin, vent généralement SE à SSW sur la France , Macron 29%, Retailleau 35%
E la nave va….
Cordialement
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