Editorial. Il est grand temps d’oser enfin le débat sur le système Français fondé sur les dettes et les déficits extérieurs. Les voies à explorer.

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Avant la Construction européenne le système française était addict à la hausse des prix, à l’inflation et aux dévaluations de la monnaie.

La Construction européenne et la mondialisation ont fait muter le système Francais, il a a abandonné l’ajustement par le couple dévaluation-inflation et l’a remplacé par un autre couple aussi maudit sinon plus. C’est le couple du double ajustement par l’accumulation de dettes et l’accumulation de déficits des échanges extérieurs.

La dette évite de distribuer des salaires ou de monter les charges d’impôts et les importations remplacent des productions domestiques chères par des importations à bas prix.

Un système a chassé l’autre mais celui ci est pire car il détruit l’avenir de plus en plus , le négatif du stock de dettes s’accumule, le négatif de la désindustrialisation s’accumule, et tout le reste suit. Tout s’affaisse!

Au passage cela détruit l’industrie, détruit les finances du pays, détruit la justice sociale, détruit la morale, détruit l’autonomie face aux marchés et surtout face aux allemands.

La dévaluation/déflation interne est impossible au stade ou nous en sommes, les montants à corriger et à déplacer dépassent toute possibilité d’ajustement sans craquement social ou même économique.

Ce fut un choix lâche, imbécile, catastrophique de tous les présidents et de tous les partis. une colossale connivence vicieuse et honteuse à l’échelle de l’histoire du pays.

Qui aura le courage et surtout la capacité intellectuelle d’ouvrir le débat sur ce système infame dans lequel nos élites nous ont plongés?

En attendant il faut bloquer l’accumulation du stock de dettes, restaurer les limites, les lignes rouges.

Il faut convertir la dette existante, la consolider, la rééchelonner, en réduire le poids/le cout , la renégocier tant que l’on est encore crédible.

Au lieu de faire peser l’ajustement sur les salariés il faut le faire peser sur le capital et les épargnes en échange de deux avantages le premier est une amnistie fiscale audacieuse et le second est un engagement incontournable de discipline budgétaire orthodoxe.

Avec une Commisssion Nationale Indépendante non nommée par les politiques et sans hauts fonctionnaires afin de surveiller la mise en place de ce tournant majeur du pays.

il serait bon dans le cadre de ce plan de décider du lancement d’une opération « mains propres » de lutte contre la corruption sous toutes ses formes et pas seulement ses formes directes .

3 réflexions sur “Editorial. Il est grand temps d’oser enfin le débat sur le système Français fondé sur les dettes et les déficits extérieurs. Les voies à explorer.

  1. Bonjour M. Bertez

    Ce « système » qu’il faudrait radicalement changer est le produit d’une culture et actionné par des humains produits par cette culture multiséculaire.

    Il y faudrait une acculturation et une mutation de notre population tout entière, comparable dans son essence et sa durée à celle, mythique, des hébreux au désert….

    Dépêchons nous, la Pâque c’est en fin de semaine!

    Cordialement

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    1. Je reconnais que les français ont des défauts et sont assez légers. Mais comment expliquez-vous l’accumulation de dettes depuis les années 70 uniquement. Comment faisait-on avant ? Pourquoi la France n’a-t-elle pas fait défaut depuis la révolution française ? Les français sont toujours les mêmes depuis longtemps…

      Il y a bien une cause particulière qui a placé la France dans la situation actuelle qui est dramatique. Il me semble que cette cause est effectivement la « construction » européenne telle qu’elle a été conçue (avec l’euro en particulier).

      Il me semble aberrant de vouloir changer le peuple français plutôt que de changer le système ! Ce système ne convient pas à la France, changeons le ou sortons de cette « construction » européenne.

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      1. La dernière dévaluation date de 1987. Depuis celle-ci le franc s’est arrimé au mark et la mauvaise solution utilisée a été le recours à la dette. Au début des années 80, cette dernière avait déjà pris son envol avec la politique de « relance ». Cette explication très partielle est exprimée sous le contrôle de Mr Berthez.

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