Des discussions dans les cercles économiques de Trump concernent l’émission d’un « Super Bond » à 50 ou 100 ans pour rallonger, restructurer la dette ; les personnes proches de Scott Besset affirment qu’il n’y a pas de discussions officielles pour le moment.
Le « Super Bond » n’est pas seulement un outil d’endettement, c’est un signal de stratégie budgétaire finale
Les rumeurs faisant état de discussions naissantes au sein des cercles économiques de Trump concernant l’émission d’une « Super Bond » à échéance de 50 ou 100 ans sont plus qu’un simple ballon d’essai : elles sont le symptôme direct d’une spirale d’endettement qui s’accélère.
Si les médias présentent cette situation comme un plan de « restructuration », la réalité est la suivante : les États-Unis étudient les moyens de prolonger artificiellement la durée de leurs dettes sans déclencher de panique systémique.
Avec plus de 9 000 milliards de dollars de dette arrivant à échéance au cours des 12 prochains mois, le Trésor est confronté à une forte menace de refinancement à des taux nominaux élevés. La Fed, quant à elle, accumule des pertes d’exploitation de plus de 192 milliards de dollars ces deux dernières années, car elle verse des intérêts sur les réserves tout en détenant des actifs à long terme à faible rendement.
La demande étrangère de bons du Trésor diminue, et la Fed de Powell a résisté au contrôle direct de la courbe des taux.
Dans ce contexte, une « super obligation » à 50 ou 100 ans constituerait un moyen discret d’ancrer les rendements, de créer l’illusion d’une stabilité budgétaire et de retarder les crises de financement sans nécessiter, du moins pour l’instant, une monétisation par la banque centrale.
Mais cette voie est risquée.
Si les marchés sentent que les États-Unis utilisent des artifices de duration pour couvrir une insolvabilité structurelle, ils pourraient exiger une prime de terme massive, annulant ainsi les avantages. Pire encore, si cette obligation est lancée parallèlement à une ingérence politique au sein de la Fed, elle pourrait être interprétée comme une rupture de l’indépendance monétaire, susceptible de déclencher un choc de confiance envers le dollar.
En résumé : le Super Bond n’est pas un gadget.
C’est une reconnaissance deguisée ou subreptice de la domination budgétaire.
Il s’agit de contrôler le risque de refinancement dans un système qui ne peut plus supporter la dette à court terme.
Je pense que la baisse du dollar qui a surpris beaucoup de monde n’est pas terminée à moyen terme même si à plus long terme tout reste ouvert.
Elle est nécessaire pour resolvabiliser les investisseurs étrangers et leur faciliter le refinancement de la dette US.
Cette baisse s’accompagne d’ailleurs et notablement d’un différentiel de taux tendanciellement en faveur de l’investissement en dollar.
Tout ces signes sont clairement nouveaux et alarmants pour le centre du système et légitiment, bien qu’elle soient maladroites et vouées à l’échec, les tentatives de changement de paradigmes de Trump.
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