Editorial. Des strategies économiques et financières risquées

Les derniers résultats financiers des « Sept Magnifiques » (grands géants technologiques) mettent en lumière une économie américaine à deux vitesses.

D’un côté, les performances exceptionnelles des entreprises technologiques, représentant 55 % du marché boursier (un record depuis 2008), dopent les indices comme le S&P 500, où les 10 plus grandes entreprises génèrent un tiers des bénéfices.

De l’autre, les secteurs traditionnels (biens de consommation, matériaux) stagnent ou reculent, avec des baisses de bénéfices respectives de 0,1 % et 5 %, et une part des actions défensives historiquement basse (17 %).

L’analyse révèle que la croissance des profits des géants tech repose principalement sur des services existants (ex. publicité chez Meta) plutôt que sur les investissements massifs dans l’IA, dont les retours restent faibles ou inexistants.

Les dépenses croissantes (ex. 66-72 milliards $ pour Meta en 2025, 120 milliards $ pour Microsoft en 2026) et l’immobilisation de ces coûts soulèvent des questions sur leur réalisme financier.

La divergence croissante entre les 10 plus grandes entreprises et le reste du S&P 500 depuis 2019, et encore plus avec les firmes du Russell 2000 dont la moitié sont en perte accentuent la concentration du marché. Or qui dit concentration dit risque élevé.

Les résultats financiers des géants technologiques peignent un tableau flatteur, mais cette analyse révèle une réalité plus nuancée.

La dépendance aux anciens modèles économiques (publicité, cloud) plutôt qu’à l’IA, combinée à des investissements colossaux aux rendements incertains financés de plus en plus par le credit , pourrait signaler une bulle en formation, similaire à celle de 2000.

L’économie à deux vitesses, avec un secteur tech dominant et des secteurs traditionnels en difficulté, pose des risques systémiques.

Les déclarations optimistes de dirigeants comme Zuckerberg ou Hood contrastent avec l’absence de revenus significatifs de l’IA, suggérant une stratégie de long terme risquée face à des coûts exponentiels.

EN PRIME

LE PROBLEME DE L’IA CE NEST PAS L’OFFRE, ELLE GALOPE QUANTITATIVEMENT ET QUALITATIVEMENT!

LE PROBLEME C’EST LA DEMANDE SOLVABLE FACE A UNE CONCURRENCE QUI VA ETRE SAIGNANTE;

Une réflexion sur “Editorial. Des strategies économiques et financières risquées

  1. 4 août 2025 Mo Gawdat sounded the alarm on AI, and now he’s back with an even bigger warning: AI will cause global collapse, destroy jobs, and launch us into a 15-year dystopia that will change everything. Mo Gawdat is back! Mo Gawdat is the former Chief Business Officer at Google X and one of the world’s leading voices on AI, happiness, and the future of humanity. In 2017, he launched ‘One Billion Happy’, a global campaign to teach 1 billion people how to become happier using science and emotional tools. He is also the bestselling author of books such as, ‘Scary Smart, Solve for Happy’. He explains: ▫️Why we need to start preparing today for AI ▫️How all jobs will be gone by 2037 ▫️Why we must replace world leaders with AI ▫️How AI will destroy capitalism ▫️The one belief system that could save humanity from dystopia

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