Les autorités européennes accèdent enfin à la connaissance du risque constitué par la dollarisation de nos banques

Vous savez que j’ai depuis de nombreuses années une marotte, une obsession ; c’est la « dollarisation du système bancaire et financier de l’Europe ».

Je défends l’idée que nous somme dollarisés c’est à dire structurellement, fondamentalement, basiquement dépendant du dollar. Nos banques utilisent et son demanderesses, elles sont « short » d’une monnaie que la BCE ne produit pas!

Nous avons une corde au cou qu’il suffit de serrer un peu pour nous asphyxier.

Tout ceci en raison des besoins de refinancement en dollarsde nos banques.

Nos grandes banques notre BCE comme la BNS sont tenues en laisse par leurs besoins de refinancement en dollars; les grandes banques ai je écrit et expliqué ont vendu notre liberté et notre souveraineté pour un plat de lentilles lorsqu’elles se sont maillées dans le tissus du dollar pour engranger des commissions.

Je ne cesse de dire que c’est criminel de lier des peuples, de les asservir pour améliorer les comptes d’exploitation des banques.

J’en parle depuis des années mais ce n’est que depuis quelques semaines qu’enfin les autorités osent – discretement -aborder cette question.

J’avoue que je n’ai jamais rencontré un homme politique , conseiller gouvernemental ou sénateur intéressé à examiner et comprendre cette question!

Ici elle est claire bien énoncée par un grand, un très grand de la finance et de la monnaie:

ADAM S. POSEN

La Banque centrale européenne et les gouvernements de la zone euro devraient se coordonner avec d’autres pays tiers pour mettre en commun leurs réserves en dollars afin de financer des lignes de swap à court terme et inciter les institutions financières systémiques à s’éloigner du financement en dollars à moyen terme

Vous lisez bien il est enfin question de s’éloigner du financement en dollars à moyen terme

L’UE dans un paysage géopolitique en mutation

Adam S. Posen (PIIE)
via le Comité européen du risque systémique

L’Europe est bien placée pour gérer les risques pour la stabilité financière découlant de la refonte du régime économique mondial par l’administration Trump, a déclaré mercredi le président du PIIE , Adam S. Posen, lors d’un discours devant le Comité européen du risque systémique. Mais l’Europe peut et doit rapidement renforcer sa propre auto-assurance en soutenant une augmentation mondiale de l’utilisation de l’euro.

POINTS CLÉS À RETENIR
  • Les politiques américaines réduisent la liquidité et la sécurité relatives des actifs en dollars, ce qui accroîtra la demande mondiale d’actifs alternatifs. La zone euro doit se préparer à absorber d’importants afflux de capitaux.
  • Les autorités de la zone euro devraient encourager les efforts budgétaires conjoints, notamment l’émission d’euro-obligations et l’augmentation des dépenses de défense .
  • La « voie à suivre pour l’Europe est d’être elle-même », d’agir dans un « esprit fondé sur des règles et un plurilatéralisme de principe », d’éviter de rechercher de manière imprudente des investisseurs en cryptomonnaie, de développer un euro numérique émis par la banque centrale et, surtout, de maintenir des normes de surveillance.

Laisser un commentaire