Voici ce qui vient de se passer : Trump a envoyé un accord de paix au Hamas, le Hamas s’est réuni pour en discuter à Doha, où les États-Unis jouent un rôle de médiateur dans les négociations et disposent d’une base, et Israël les a bombardés, vraisemblablement avec le soutien des États-Unis.
La frappe à Doha visait les négociateurs du Hamas qui étaient réunis pour discuter de l’offre de cessez-le-feu de Trump, selon un responsable du Hamas s’exprimant sur Al Jazeera. Tout s’est passé comme avec l’Ian ou Trump a mené de faux pourparlers nucléaires afin de tuer les négociateurs iraniens.
Commentaire d’Arnaud Bertrand
Cela devient une marque de fabrique de Trump – le même modus operandi qu’il a utilisé avec l’Iran, maintenant déployé contre le Hamas : prétendre vouloir s’engager dans la diplomatie comme un piège pour faciliter les bombardements.
Ce qui renforce le précédent : s’engager dans la diplomatie avec les États-Unis est désormais pire qu’inutile, c’est fatal.
C’est un précédent néfaste pour tout le monde, et en premier lieu pour les États-Unis.
Ce n’est pas vraiment dans leur intérêt de leur enseigner la leçon : « Ne jamais négocier avec l’Amérique »…
Même dans l’Europe médiévale, aux heures les plus sombres de l’ « Âge des ténèbres », les dirigeants étaient tenus par leur honneur de ne pas violer l’immunité diplomatique. Et par bon sens aussi, car ils comprenaient qu’il n’était pas dans leur intérêt d’être connus pour avoir rompu leurs serments.
Même les Mongols, pas vraiment connus pour être des humanitaires sentimentaux, comprenaient que tuer des envoyés était idiot. Lorsque les États-Unis échouent à un test moral que l’Empire mongol a réussi, il est temps de nous poser quelques questions…
Les Mongols respectaient en général l’immunité diplomatique, mais en 1218, une délégation commerciale et diplomatique envoyée par Gengis Khan au shah du Khwarezm fut arrêtée et massacrée. Cette violation provoqua la colère des Mongols : Gengis Khan lança une campagne militaire qui détruisit presque totalement l’empire khwarezmien
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Poutine le sait…
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