Editorial que chacun doit lire. Stockez le cash et les réserves de valeurs sous toutes leurs formes bientôt ils feront prime de 15% sur la monnaie scripturale et les jetons CBDC.

Les identités numériques et la réinitialisation silencieuse mondiale

Partout dans le monde, les gouvernements s’activent pour déployer rapidement des systèmes numériques.

La cause c’est l’expérience de la crise de 2008 ; les autorités se sont aperçues que le cash était l’obstacle à la poursuite de la financiarisation, il permettait les runs bancaires, il permettait d’éviter les taux d’intérêt négatifs imposés alors et les rationnements aux guichets des DAB.

L’ARGENT CASH, L’ARGENT LIBRE QUE L’ON PEUT RETIRER DES BANQUES EST LE RISQUE MAJEUR DE L’INSOLVABILITE SI ON PEUT SUPPRIMER LE CASH ET BLOQUER LES COMPTES BANCAIRES EN LIMITANT LES RETRAITS ON PEUT PROLONGER L’INSOLVABILITE ETERNELLEMENT. CE QUI EST L’OBJECTIF DES GOUVERNEMENTS CAR ILS SONT TOUS EN FAILLITE

Il fallait faire sauter la barrière du zéro, la limite au pouvoir des gnomes, celle du taux d’intérêt zéro, il fallait pouvoir imposer des taux négatifs, des ponctions sur les comptes de dépôt; or le cash était le moyen d’éviter le prélèvement sur les comptes bancaires et comptes d’épargne il suffisait d’exiger son cash !

Il fallait donc d’abord restreindre, limiter l’accès au cash ce qui est fait, puis le supprimer. maintenant il ‘agit d’aller plus loin et de tirer les leçons du Covid/Milgram à savoir que le peuple est con, veule, lâche, qu’il accepte tout et donc que l’on peut en jouer et lui imposer des choses encore plus scélérates que tout ce que l’on avait imaginé: on peut lui imposer la monnaie fondante, serve, l’endettement sans fin des gouvernements le pouvoir sans limite, éternel des élites etc .

Ils présentent les jetons numeriques comme une modernisation facilitant l’accès aux soins de santé, aux services bancaires, aux prestations sociales ou la preuve de son droit à travailler. Et ils vont d’abord séduire les jeunes cons sans conscience politique uniquement préoccupés de jeux videos et d’ écrans. Mais en réalité ce ne sont pas des progressions mais des régressions; la monnaie avec un fil à la patte, la monnaie personnalisée est une perte de liberté pour son utilisateur et un outil de contrôle pour son promoteur.

La Resistance Française face à l’Occupation nazie n’aurait jamais existé si le cash n’avait pas pu circuler incognito.

LA MONNAIE NUMERIQUE REND IMPOSSIBLE TOUTE REBELLION TOUTE RESISTANCE TOUTE REVOLUTION CAR ILS NE PEUVENT ETRE FINANCES. MEME LES OPPOSITIONS POLITIQUES NE PEUVENT SE DEVELOPPER.

LA SOLUTION EST LE STOCKAGE DU CASH . IL FAUT QUE LE CASH SOIT CONSIDERE COMME LA BONNE MONNAIE, LA VRAIE MONNAIE ET QUE LES JETONS SOIENT CONSIDERES COMME LA MAUVAISE MONNAIE.

ET FAIRE JOUER LA LOI DE GRESHAM QUI DIT QUE « LA MAUVAISE MONNAIE CHASSE LA BONNE » C’EST A DIRE QUE L’ON GARDE CHEZ SOI LA BONNE MONNAIE PRECIEUSEMENT.

En prenant du recul, on comprend mieux qu’il ne s’agit pas d’une série de projets isolés, mais de la construction d’un cadre mondial où identité, argent et conformité fusionnent en un seul système programmable. Ce sont des outils de la techno tyrannie, au service de l’hyper classe.

Le Royaume-Uni est le point de tension le plus récent.

Ce mois-ci, le Premier ministre Keir Starmer a annoncé que chaque travailleur aurait besoin d’une pièce d’identité numérique pour prouver son droit de travailler.

Officiellement, il s’agit de lutter contre l’immigration clandestine et de freiner l’économie souterraine. En pratique, cela crée un système centralisé que chacun doit utiliser.

Les ministres le qualifient déjà de « fondement de l’État moderne », avec l’intention de l’étendre à la garde d’enfants, à l’aide sociale, aux dossiers fiscaux et aux permis de conduire.

Ce qui commence comme une simple sécurité aux frontières devient rapidement la porte d’entrée vers la vie quotidienne.

En Asie du Sud-Est, le même scénario se répète.

Le Vietnam, Singapour, l’Indonésie, la Malaisie et les Philippines s’empressent de mettre en place des cartes d’identité obligatoires. Ces pays, combinant une utilisation intensive des smartphones, des gouvernements centralisés et des garanties de confidentialité plus faibles, constituent des terrains d’essai idéaux.

Le programme indien Aadhaar a déjà inscrit plus d’un milliard de personnes dans le plus grand système biométrique au monde.

La Chine associe son identité numérique à la biométrie et à la vérification mobile, la reliant ainsi à presque tous les aspects de la vie.

L’Estonie a rendu les cartes d’identité obligatoires depuis deux décennies, tandis que l’UE imposera les portefeuilles numériques d’ici 2026.

La tendance est claire : pour participer pleinement à la société, il faut une identité numérique approuvée par l’État.

L’objectif principal est l’interopérabilité. Une fois en place, les cartes d’identité seront interconnectées au-delà des frontières, liées aux réseaux financiers, aux systèmes fiscaux et à la sécurité aux frontières. L’identité devient programmable. L’accès à l’argent, aux soins de santé ou aux voyages pourrait dépendre du respect des règles gouvernementales ou institutionnelles.

En réalité, il s’agit de l’infrastructure d’un système similaire au crédit social chinois, mais à l’échelle mondiale. Il instaure la servitude et la conformité.

Une fois opérationnels, ces systèmes deviennent des exemples de réussite à imposer en Occident. On explique aux Européens qu’il s’agit d’une question de commodité et d’intégration transfrontalière.

Le Royaume-Uni le présente comme un contrôle aux frontières.

Lorsque les États-Unis seront confrontés à la question, ils présenteront l’identité numérique comme une protection contre la cybercriminalité, une simplification des prestations sociales et une défense de la démocratie contre la désinformation.

Refuser ne sera pas synonyme de liberté ; ce sera l’exclusion. On va vers Milgram, simple laissez-passer désactivable.

EN PRIME

Le texte de Rogoff mercenaire au service des ploutocrates sur la solution consistant à supprimer le cash.

Je vous ai commenté ce texte en son temps.

Kenneth Rogoff, économiste américain et professeur à Harvard, développe dans son livre The Curse of Cash (2016, Princeton University Press) une proposition détaillée pour phased out (supprimer progressivement) la plus grande partie de la monnaie papier, en particulier les billets de haute valeur.

Cette solution vise à lutter contre le crime, l’évasion fiscale et à améliorer la politique monétaire, tout en minimisant les disruptions.

Rogoff argue que le cash, surtout les grosses coupures, facilite l’économie souterraine et entrave les outils des banques centrales.

Voici un résumé des arguments clés et des extraits directs, tirés principalement des chapitres 1 et 7.

Proposition principale : Un plan progressif pour phasing out le cash

Rogoff propose une transition lente et graduelle, sur plusieurs décennies, pour éviter les chocs. On conserverait les petites coupures (billets de 10 ou 20 dollars/euros) et les pièces pour les transactions quotidiennes, potentiellement indéfiniment. Les grosses coupures (comme les billets de 50, 100 dollars ou 500 euros) seraient progressivement retirées de la circulation. Les recettes fiscales supplémentaires financeraient l’inclusion financière, comme des cartes de débit gratuites pour les plus pauvres.

  • Extrait clé : « Pourquoi ne pas se débarrasser de la monnaie papier ? Ou, pour être précis, pourquoi ne pas la phasing out la plupart d’entre elle, en veillant à exécuter la transition extrêmement lentement et progressivement, en gérant les problèmes d’inclusion financière par des cartes de débit subventionnées, en conservant les petites coupures indéfiniment, peut-être éventuellement à être remplacées par un système de pièces seulement. » (« Why not just get rid of paper currency? Or, to be precise, why not phase out most of it, taking care to execute the transition extremely slowly and gradually, dealing with financial inclusion issues through subsidized debit cards, retaining small notes indefinitely, perhaps eventually to be replaced by a coins-only system. » – Chapitre 1, p. 2)
  • Extrait clé : « Quand nous en venons à ma proposition spécifique pour phasing out le cash, il y a de bonnes raisons pour que le rythme soit lent, pour que les petites coupures restent en circulation pendant longtemps (sinon indéfiniment), et pour que certaines des recettes fiscales nettes plus élevées issues de la suppression du cash soient utilisées pour atteindre une inclusion financière universelle (par exemple, fournir des cartes de débit de base gratuites ou même des smartphones aux personnes à faible revenu). » (« When we come to my specific proposal for phasing out cash, there are good reasons for the pace to be slow, for small bills to be left in circulation for a long time (if not indefinitely), and for some of the higher net tax revenues from phasing out cash to be used to achieve universal financial inclusion (e.g., providing free basic debit cards or even smartphones to low-income individuals). » – Chapitre 7)

Ce plan s’inspire d’exemples comme la Suède, qui progresse vers une société sans cash, et tiendrait compte de l’évolution technologique pour assurer la sécurité et la confidentialité.

Arguments pour supprimer le cash Rogoff estime que la demande pour les grosses coupures est presque entièrement illégale ou non déclarée, et que le coût social du cash dépasse de loin ses bénéfices. Rendre les transactions anonymes et répétées plus difficiles justifierait la mesure.

  • Extrait clé : « Rendre plus difficile l’engagement dans des paiements récurrents, importants et anonymes aurait probablement un impact significatif pour décourager l’évasion fiscale et le crime ; même un impact relativement modeste pourrait potentiellement justifier de se débarrasser de la plupart de la monnaie papier. » (« Making it more difficult to engage in recurrent, large, and anonymous payments would likely have a significant impact on discouraging tax evasion and crime; even a relatively modest impact could potentially justify getting rid of most paper currency. » – Chapitre 1, p. 2)
  • Extrait clé : « Les ‘profits’ que les gouvernements récoltent en accommodant aveuglément la demande de cash sont nains par rapport aux coûts de l’activité illégale que le cash, surtout les grosses coupures, facilite. » (« The ‘profits’ governments reap by blindly accommodating demand for cash are dwarfed by the costs of the illegal activity that cash, especially big bills, facilitates. » – Chapitre 1, p. 3)

Avantages pour lutter contre le crime

Le cash est le moyen préféré de l’économie souterraine (drogue, racket, corruption, traite humaine, blanchiment). Supprimer les grosses coupures rendrait les opérations criminelles plus visibles et coûteuses.

  • Extrait clé : « Il n’y a aucun doute que le cash joue un rôle principal dans une large gamme d’activités criminelles, y compris le trafic de drogue, le racket, l’extorsion, la corruption des fonctionnaires publics, la traite humaine, et bien sûr le blanchiment d’argent. » (« There is little question that cash plays a starring role in a broad range of criminal activities, including drug trafficking, racketeering, extortion, corruption of public officials, human trafficking, and, of course, money laundering. » – Chapitre 1, p. 3)
  • Extrait clé : « Oui, le crime continuera avec ou sans cash, mais pour de très bonnes raisons, le cash est un moyen d’échange hautement favorisé par l’économie souterraine, et l’économie souterraine représente une part significative de la demande de cash. » (« Yes, crime will continue with or without cash, but for very good reasons, cash is a medium of exchange highly favored by the underground economy, and the underground economy accounts for a significant share of the demand for cash. » – Chapitre sur le crime)

Avantages pour lutter contre l’évasion fiscale

Le cash permet de sous-déclarer les revenus, surtout dans les petites entreprises cash-intensives. Rogoff estime que réduire le cash pourrait fermer 10-15 % du « tax gap » (écart fiscal), générant des dizaines de milliards de recettes annuelles.

  • Extrait clé : « L’effet de la réduction de la monnaie papier sur l’évasion fiscale seule couvrirait probablement les profits perdus de l’impression de monnaie papier, même si l’évasion fiscale ne baissait que de 10-15 %. » (« The effect of curtailing paper currency on tax evasion alone would likely cover the lost profits from printing paper currency, even if tax evasion fell by only 10–15%. » – Chapitre 1, p. 3)
  • Extrait clé : « Par loin le domaine le plus important de non-conformité fiscale vient de la sous-déclaration des revenus d’entreprise par des individus qui mènent une part significative de leurs transactions en cash… Globalement, les propriétaires de petites entreprises déclarent moins de la moitié de leurs revenus et représentent 52 % de l’écart fiscal. » (« By far the most important area of tax noncompliance comes from underreporting of business income by individuals who conduct a significant share of their transactions in cash… Overall, small business owners report less than half their income and account for 52% of the tax gap. » – Chapitre sur l’évasion fiscale)

Aux États-Unis, l’écart fiscal est estimé à 500 milliards de dollars en 2015, dont au moins 50 % lié au cash ; en Europe (Italie, Grèce), l’économie souterraine représente 20-25 % du PIB.

Avantages pour la politique monétaire

Sans cash, les banques centrales pourraient appliquer des taux d’intérêt négatifs sans que les agents économiques ne se réfugient dans les billets (qui rapportent 0 %). Cela briserait la « borne zéro inférieure » et stimulerait l’économie en cas de déflation.

  • Extrait clé : « Phasing out la monnaie papier est arguablement l’approche la plus simple et la plus élégante pour dégager le chemin pour que les banques centrales invoquent des politiques de taux d’intérêt négatifs sans entraves s’ils heurtent la ‘borne zéro inférieure’ sur les taux d’intérêt. » (« Phasing out paper currency is arguably the simplest and most elegant approach to clearing the path for central banks to invoke unfettered negative interest rate policies should they bump up against the ‘zero lower bound’ on interest rates. » – Chapitre 1, p. 2)

Rogoff admet des risques (perte de confidentialité, panique bancaire), mais insiste sur une transition gérée pour les atténuer.

C’EST LE PRINCIPE DE LA GRENOUILLE EBOUILLANTEE.

Ce texte a suscité un débat mondial, influençant des discussions sur les monnaies numériques et les politiques anti-cash en Europe.

Pour le livre complet, je recommande de consulter The Curse of Cash (disponible en anglais ; une traduction française existe sous le titre La malédiction du cash).

3 réflexions sur “Editorial que chacun doit lire. Stockez le cash et les réserves de valeurs sous toutes leurs formes bientôt ils feront prime de 15% sur la monnaie scripturale et les jetons CBDC.

  1. Comme dans de nombreux cas avec le gouvernement on peut être certain que l’absence de cash va provoquer l’inverse de ce qu’il veut éviter mais le danger de supprimer le cash est ailleurs, les criminels trouvent toujours un moyen. Quand plus personne ne pourra faire de transactions parce qu’un Gus aura trouvé une faille et que le cash aura disparu vous allez manger quoi ? Entre un ventre vide et une révolution il y a moins que trois jours.

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  2. Bonjour et merci pour ce précieux éditorial.

    La question connexe est la suivante : lorsque cela sera mis en place, vont-ils interdire aussi l’usage du cash, ou seulement en limiter le retrait en DAB ?

    Auquel cas, autant se concentrer sur les biens à valeur d’usage plutôt que sur les billets.

    Je vous remercie pour votre avis.

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