Engagements non provisionnés et non financés de la France en matière de retraite et de protection sociale
Ces engagements, correspondent principalement à la dette implicite des retraites (ou « unfunded liabilities » en anglais), c’est-à-dire les promesses de pensions futures non couvertes par des actifs ou des réserves actuelles.
Ces engagements découlent du système par répartition français, où les cotisations des actifs financent les pensions actuelles, mais où le vieillissement démographique crée un déséquilibre structurel. Ils concernent surtout les retraites (publics et privés), mais s’étendent à la protection sociale (invalidité, survie, etc.) via la Sécurité sociale.
Ces montants ne sont pas « officiels » au sens comptable car non contractuels et révisables par réformes, mais ils sont estimés par des institutions comme le Conseil d’orientation des retraites (COR), la Cour des comptes ou l’Institut économique Molinari.
Ils ne figurent pas dans la dette publique brute (environ 114 % du PIB en 2025, soit ~3 300 milliards d’euros), mais aggravent les déficits futurs.
J’ai demandé à L’Intelligence Artificielle de me donne un aperçu chiffré de ces engagements non comptabilisés.
Voici un aperçu basé sur les données les plus récentes (2024-2025) :
1. Focus sur les retraites (principal poste)
- Montant total de la dette implicite : Environ 1 800 milliards d’euros (ou 60-70 % du PIB en 2025, selon les hypothèses). Cela représente les déficits cumulés projetés sur 50-75 ans, actualisés à aujourd’hui. Une estimation plus large, incluant les promesses non financées sur l’ensemble du système, atteint **7 000 milliards d’euros** (400 % du PIB, soit ~175 000 € par habitant), d’après l’Institut économique Molinari (juin 2025). Cette somme inclut les engagements envers les retraités actuels et futurs, financés par l’endettement public croissant.
- Source : Analyse de l’Institut Molinari sur la dette implicite, basée sur les projections du COR et de la Cour des comptes institutmolinari.org.
- Accumulation future des déficits : La Cour des comptes estime que les déficits annuels cumulés des régimes de retraite ajouteront 470 milliards d’euros à la dette publique d’ici 2045, malgré la réforme de 2023 (recul de l’âge légal à 64 ans). Cela équivaut à ~0,5 % du PIB par an en moyenne.
- Source : Rapport de la Cour des comptes (février 2025) reuters.com.
- Déficit annuel récent et projeté (2025) :
- 2024 : 1,7 milliard d’euros (0,41 % des dépenses retraites totales, ~407 milliards d’euros bruts).
- 2025 : 5 milliards d’euros (1,23 % des dépenses, en hausse due aux revalorisations des pensions de 2,2 %).
- Le système reste déficitaire jusqu’en 2070 (jusqu’à 0,8 % du PIB), avec des dépenses à 13,2 % du PIB et des recettes à 12,4 %.
- Sources : Rapport COR 2025 (juin 2025) retraites.unsa.org ; Cour des comptes (février 2025) ccomptes.fr.
| Année | Déficit (milliards €) | % des dépenses retraites | % du PIB |
|---|---|---|---|
| 2024 | 1,7 | 0,41 % | -0,05 % |
| 2025 | 5 | 1,23 % | -0,15 % |
| 2045 (cumulé) | +470 (ajout à la dette) | – | ~10 % |
2. Extension à la protection sociale globale
- Les engagements non financés en protection sociale (maladie, famille, invalidité, etc.) sont plus diffus et moins chiffrés isolément, car intégrés au budget de la Sécurité sociale (dépenses totales ~666 milliards d’euros en 2025, déficit ~20-25 milliards d’euros). La dette implicite globale (retraites + santé/social) est estimée à ~2 000-2 500 milliards d’euros sur 50 ans, en raison du vieillissement (augmentation des soins de longue durée).
- Exemple spécifique : Les retraites des fonctionnaires (un sous-ensemble) coûtent 66 milliards d’euros/an en 2024 (2,3 % du PIB), entièrement financés par le budget de l’État (non provisionné).
- Source : Institut Molinari (2025) institutmolinari.org ; PLFSS 2025 (loi de financement de la Sécurité sociale).
Contexte et perspectives
- Impact de la réforme 2023 : Elle réduit le déficit de 0,2 point de PIB d’ici 2030, mais l’effet s’estompe à long terme (hausse de 0,2 point en 2070). Le ratio cotisants/retraités passe de 1,77 en 2025 à 1,54 en 2045.
- Risques : Ces engagements contribuent à ~45 % de la hausse des dépenses publiques depuis 1970 et expliquent 75 % du déficit budgétaire 2024 (170 milliards d’euros). Sans nouvelles réformes (hausse de cotisations, baisse de générosité), la dette publique pourrait dépasser 120 % du PIB d’ici 2030.
- Réserves existantes : ~234 milliards d’euros (Fonds de réserve + caisses), couvrant ~1-2 ans de déficits.
Pour des détails plus précis, consultez le rapport COR 2025 ou la Cour des comptes. Si vous voulez des projections personnalisées ou un focus sur un régime spécifique (ex. : fonctionnaires), dites-le-moi !
« l’endettement public croissant » est un un choix politique, les lois économiques ne tombent pas du ciel.
Les comptes de la sécu à son origine et avant les nombreuses réformes qui l’ont détricotées lentement mais surement ne provoquaient nullement de déficit.
Nous ne sommes pas confronté à une question comptable mais à un choix de société.
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Bonjour M. Bertez
– » Le ratio cotisants/retraités passe de 1,77 en 2025 à 1,54 en 2045″
Est ce que cette estimation tient compte des évolutions technologiques et géopolitiques ? Cela me semble impossible à quantifier mais la tendance elle est source de problème;
-« … sans nouvelles réformes (hausse de cotisations, baisse de générosité), la dette publique pourrait dépasser 120 % du PIB d’ici 2030. »
La conjonction baisse du nombre de cotisants et hausse des cotisations + baisse de générosité est socialement explosive.
-Les retraites des fonctionnaires, entièrement financées par le budget de l’État (non provisionné).
Cela signifie que ce sont les impôts & taxes perçues sur l’ensemble des foyers fiscaux qui financent ces retraites. Tout salarié ( privé et public) cotise donc pour sa propre retraite et paie aussi pour celle des fonctionnaires.
Il n’y a là rien de scandaleux, au contraire, tant que le nombre de fonctionnaires demeure strictement adapté à l’efficacité des services rendus par l’Etat, c’est à dire que le nombre d’agents de l’Etat ou des collectivités territoriales ne sert pas aux partis politiques à dissimuler, par des embauches massives dans les diverses agences et administrations, une augmentation du chômage due à la dégradation de l’économie productive résultant des politiques suivies.
Cordialement
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