Le système de la dette tient malgré ses limites, en vous pillant par la répression financière.

37,6 trillions de dollars, ce n’est pas un chiffre. C’est un plafond . Ou une impasse.

Les Etats Unis ont officiellement franchi le seuil critique : la dette représente 124 % du PIB.

À ce niveau, des taux d’intérêt réels positifs sont mathématiquement impossibles.

Si la Fed maintient des taux élevés, les charges d’intérêts ruineront le Trésor.

Si elle baisse les taux, l’inflation s’envolera.

Elle est prise au piège. Il n’y a plus de choix satisfaisant.

La trajectoire prévue par le CBO vers 156 % garantit un avenir de répression financière, où les taux resteront indéfiniment inférieurs à l’inflation afin d’anéantir la valeur réelle de la dette. Annéantir la valeur de la dette c’est détruire les épargnes des classes moyennes, leur protection sociale, leur retraite etc.

C’est paupériser la classe sociale qui est le soutien formel de la démocratie représentative et le pilier qui soutient l’état de droit.

Les économies des classes moyennes placées dans les véhicules dits sans risque alimentent leur feu.

Pour éviter le risque, les classes moyennes sont canalisées vers la perte progressive, lente mais assurée du pouvoir d ‘achat de leur épargne, une politique cynique de type Gribouille.

Les classe supérieures choisissent les placements plus risqués considérés comme rémunérateurs mais dont la destruction à long terme sera non seulement assurée, mathématique, mais brutale , sans parade possible.

La répression financière canalise l’argent comme le ferait un entonnoir, vers les placements risqués, spéculatifs survalorisés, largement inflatés par le Ponzi; après une période d’illusion de plus value viendra une phase de destruction, elle est écrite, inéluctable, nécessaire, c’est la conséquence de ce choix de répression financière.

La repression financière est le subterfuge utilisé par les gnomes et leurs mandants pour repousser les limites de l’accumulation de dettes et tenter de prolonger le système de la dette que je préfère désigner sous le terme d’inflationnisme..

Voici quelques exemples concrets de mécanismes de répression financière en France en 2025 (fin décembre). Ces politiques maintiennent des rendements bas sur l’épargne pour financer la dette publique élevée (environ 115-116 % du PIB, autour de 3 400 milliards €), via des taux réels négatifs ou proches de zéro (quand inflation > rendements).

1. Le Livret A et l’épargne réglementée Le Livret A, placement phare des classes moyennes (plus de 55 millions de livrets), a vu son taux baisser fortement en 2025 :

  • Février 2025 : de 3 % à 2,4 %.
  • Août 2025 : à 1,7 % (strictement selon la formule, liée à l’inflation basse ~0,9-1,1 % et taux interbancaires bas).

Avec une inflation autour de 1-1,5 % en moyenne 2025, les taux réels sont d’autant plus négatifs ou nuls que les chiffres officiels de la hausse des prix sont faux et sous declarées, avec des taux négatifs ou nuls, l’épargne perd son pouvoir d’achat.

Cela canalise l’épargne vers la dette publique (via la Caisse des Dépôts qui finance logement social et dette d’État à bas coût).

Impact : classes moyennes (épargnants modestes à moyens) voient leur épargne « taxée » implicitement, pour ~300 milliards € empruntés annuellement par l’État.

2. L’assurance-vie et les fonds en euros

L’assurance-vie (1 900 milliards € d’encours, pilier retraite classes moyennes) a des fonds euros investis majoritairement en obligations d’État (OAT).

  • Rendements 2024 : ~2,5-2,6 % net de frais.
  • Prévisions 2025 : stabilisation ou légère hausse à ~2,65 % brut (net ~1,1-2 % après inflation/prélèvements), grâce à réserves et OAT ~3,5 %.

Réglementations (Solvabilité II) forcent les assureurs à détenir beaucoup de dette publique donc les rendements bas profitent à l’État (emprunts bon marché).

Impact sur retraites : fonds de pension/retraite par capitalisation structurellment et deliberement pénalisés, érodant le complément de pension pour classes moyennes.

3. Impact sur les retraites et protections sociales

Pour maîtriser dette/déficit (~6 % PIB 2025), la répression impose une sorte d’impot indirect qui certes semble moins douloureux mais quai long termestd estruteur en profondeur.

Cela transfère richesse des retraités/épargnants , souvent des classes moyennes vers l’État, évitant les hausses impôts brutales ou l’austérité frontale.

Charge intérêts dette ~69 milliards € prévue 2025, rivalisant budgets clés.

Ces exemples montrent une répression « douce » via BCE (taux bas) et réglementations, pénalisant épargne longue (retraite) et une imposition que n’est rien d’autre qu’une confiscation de revenus fictifs , revenus qui ne sont pas réellement des revenus.

C ’est un « complot », implicite, objectif de toutes les élites que que soit leur couleur politique.

Une réflexion sur “Le système de la dette tient malgré ses limites, en vous pillant par la répression financière.

  1. Bonjour M. Bertez
    « …C’est paupériser la classe sociale qui est le soutien formel de la démocratie représentative et le pilier qui soutient l’état de droit. »
    A compter du moment ou cette classe sociale disparaît, engloutie par la pauvreté, la fiction de la démocratie représentative devient inutile:
    Destruction lente mais s’accélérant de la liberté d’expression en Europe;
    Tentative d’appropriation des fonds russes gelés;
    « Lettre de cachet » sans fondement juridique contre Jacques Baud etc….
    Arrestation – même temporaire- de Greta Thunberg pour manifestation d’opinion.

    Tous ces signes pourraient être interprétés comme révélant progressivement la fin de la démocratie représentative et de l’Etat de droit résultant de la destruction de la classe « moyenne » par la répression financière.
    Et par ailleurs cela révèle aussi la vraie nature du pouvoir en place.

    Le A du livret A retourne à son sens premier privatif ( A tone, A (n) oure, A (n) épargne).
    Quand tous seront au R.S.A, tous seront R SAtz de citoyens.
    Bonjour chez vous!

    Cordialement

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