Emmanuel Macron a haussé le ton mardi, lors d’un discours prononcé à l’occasion de la réunion du Forum économique mondial à Davos, en Suisse. « Il ne faut pas accepter passivement la loi du plus fort« , a déclaré le président français, pour qui les Etats-Unis demandent des concessions de plus en plus importantes et cherchent à affaiblir l’Europe.
« L’Europe doit défendre le multilatéralisme, qui sert nos intérêts et les intérêts de tous ceux qui refusent de se soumettre à la force brute« , a déclaré le président français. Il a plaidé pour « plus de souveraineté, plus d’autonomie pour les Européens et de l’autre côté, un multilatéralisme efficace afin de donner des résultats via la coopération« .
Ah, cette « Nanette Vitamine Macron »
Nanette Vitamine etait une gamine héroïne matinale du temps de la radio. Elle faisait des decouvertes naives, juveniles dans le « vilain monde » des adultes /grandes puissances.
Macron ouvre les yeux sur la brutalité de la géopolitique.
On est le 20 janvier 2026, et Macron s’exprime au Forum économique mondial (WEF) de Davos, quelques heures après des déclarations musclées de Trump. Le président américain relance ses menaces de droits de douane sur huit pays européens (dont la France) pour forcer la cession du Groenland
Macron, en réponse, hausse le ton : il dénonce une « loi du plus fort » imposée par les États-Unis, qui chercheraient à « affaiblir l’Europe » via des concessions excessives et une concurrence déloyale.
Il plaide pour un « multilatéralisme efficace », combiné à plus de souveraineté européenne en gros, un nouveau en meme tems » qui consiste à coopérer sans se soumettre.
Trump a même posté un SMS de Macron sur X, où ce dernier exprime son incompréhension sur le Groenland et propose un sommet G7 pour discuter (Ukraine, Syrie, Russie, etc.).
L’Europe est prise entre le marteau américain et l’enclume de ses propres divisions.
Macron est à la « découverte du vilain monde »
Une prise de conscience tardive : Macron semble enfin admettre que le monde n’est pas un grand kumbaya multilatéral. Sous Trump 2.0, les USA reviennent à une realpolitik brutale C’est le « vilain monde » macho, couillu : un ordre international où le droit est piétiné au profit de la force. Est-ce vraiment une découverte pour Macron ? C’est comme si « Nanette Vitamine » sortait de sa bulle vitaminée pour affronter les brutes du ring géopolitique.
Brigitte ne l’a pas préparé à cela!
Macron appelle à une Europe « plus forte » sur la défense et l’économie, en saluant des initiatives comme la mission européenne au Groenland de quelques dizaines de clampins pour contrer les visées US. Cela résonne de façon pitoyable avec les débats actuels sur l’autonomie stratégique – l’Europe doit diversifier ses alliances, investir dans ses tech et ressources propres.
La réalité est que l’Union ne fait pas la force mais la faiblesse, l’UE est divisée (Allemagne pro-US, France plus gaulliste), et Macron critique les « droits de douane inacceptables » sans proposer de ripostes concrètes immédiates. Si Trump passe à l’acte, l’Europe risque une récession en plus du ridicule ; l’escalade protectionniste ne fera que des perdants, comme il le dit lui-même.
Cela fait penser à mon article sur les Treasuries US. L’Europe détient une part massive de la dette américaine (près de 40 %), ce qui lui donne un levier potentiel… mais inutilisable car les banques euros ont un besoin vital de dollars . L’Europe est encore dollarisée, vassalisée financièrement. C’est là que le « vilain monde » frappe : les USA utilisent leur dollar comme arme, et l’Europe doit choisir entre soumission et ,,,,riposte verbale, théâtrale.
Lors des négociations commerciales entre l’UE et les USA de juillet 2025, Ursula von der Leyen avait annoncé l’achat de 750 milliards $ de gaz et pétrole US pour remplacer les fournitures provenant de Russie, 600 milliards d’investissements européens aux USA et l’achat de puces électroniques pour 40 milliards $, et tout ceci pour éviter ………15% de droits de douane (seulement).
Bel exemple de faiblesse et de soumission des élites européennes.
L’UE étant dans l’incapacité d’entamer et de gagner un bras de fer contre l’administration US actuelle, le discours de Macron d’aujourd’hui n’est que communication et gesticulation, à la limite du grotesque.
De toute manière, sa voix ne porte plus, son avis ne compte plus comme le démontre le traité du Mercosur.
Si Trump passe à l’acte, en plus d’une récession, l’Europe risque également une paralysie de ses moyens de paiement (VISA) et de ses accès à internet.
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