L’ombre des mid-term aux USA selon Hersh.

SEYMOUR HERSH

Les démocrates ont appris à leurs dépens qu’il ne faut jamais sous-estimer le poids politique du président Donald Trump, mais il n’est pas le candidat cet automne et les craintes concernant les élections de mi-mandat grandissent parmi les conseillers politiques de la Maison Blanche.

Une source bien informée m’a confié que les sondages internes ne sont pas bons. On s’attend à ce que les démocrates remportent une large majorité à la Chambre des représentants et qu’un nouveau président soit élu. Certains candidats républicains à la Chambre ont été avertis de ne pas espérer un financement important de leur parti pour leur campagne. « Il n’y a aucun espoir », tel est le consensus.

La situation au Sénat est moins sombre. Les Républicains détiennent actuellement une majorité de trois sièges, mais pas moins de six sièges républicains sont considérés comme incertains. Dans trois de ces circonscriptions – en Alaska, dans le Maine et en Caroline du Nord – des candidats démocrates particulièrement intéressants se présentent.

Les démocrates fondent également de grands espoirs sur l’Ohio, où l’ancien sénateur Sherrod Brown se présente à une élection partielle pour le siège de sénateur précédemment occupé par le vice-président JD Vance, et sur l’Iowa, où la sénatrice Joni Ernst prend sa retraite et où les communautés agricoles souffrent des politiques tarifaires de Trump. En Géorgie, la popularité du discret sénateur démocrate Jon Ossoff, longtemps considéré comme vulnérable, est en hausse. Le gouverneur républicain de l’État, Brian Kemp, très populaire, a surpris son parti en mai dernier en annonçant qu’il ne se présenterait pas contre Ossoff.

Les démocrates sont même optimistes quant au Texas, où le charismatique député James Talarico est en tête des primaires démocrates pour le Sénat, tandis que le sénateur républicain sortant John Cornyn est engagé dans une primaire serrée contre le procureur général d’extrême droite Ken Paxton.

À la Maison-Blanche, l’inquiétude est vive quant à la possibilité que la Chambre des représentants et le Sénat basculent du côté démocrate.

La popularité de Trump est en chute libre, sur fond de manifestations contre l’ICE au Minnesota et en réaction aux méthodes brutales employées par cette agence pour traquer et arrêter les immigrés sans papiers.

Les mensonges publics des membres du Cabinet pour défendre l’ICE n’ont servi ni le président ni son parti.

Trump n’a tenu ses promesses en matière d’économie, sauf pour les plus riches, et il n’a pas respecté ses engagements initiaux de résoudre le conflit désastreux entre la Russie et l’Ukraine.

Seymour Hersh

Hersh décrit un climat de panique interne chez les Républicains et à la Maison Blanche : sondages internes « pas bons », abandon de financements pour certains candidats à la Chambre, et un consensus qu’il « n’y a aucun espoir » pour la Chambre.

Il prédit une « large majorité » démocrate à la Chambre et un possible basculement au Sénat.

C’est cohérent avec le style Hersh : des affirmations très tranchées affirmatives, souvent basées sur une ou deux sources anonymes « insiders », avec un angle critique très marqué contre Trump.

Il met l’accent sur un rejet massif contre les méthodes d’immigration musclées. Ce qui colle bien à la réalité actuelle (janvier 2026)

Chambre des représentants : Les midterms historiquement punissent le parti du président (surtout en deuxième mandat). Les sondages génériques récents montrent un avantage modeste mais constant aux Démocrates (+4 à +5 en moyenne).

Bloomberg, NYT et d’autres sources confirment que les Démocrates partent favoris pour reprendre la Chambre, avec des vents favorables (mécontentement économique, historique midterm).

Sénat : Les Démocrates ciblent plusieurs sièges républicains vulnérables :

  • Maine
  • Caroline du Nord
  • Alaska
  • Ohio
  • Iowa
  • Géorgie
  • Texas

Les Démocrates ont besoin de gagner 4 sièges pour reprendre la majorité (actuel : 53 R – 47 D). C’est réaliste

Hersh pousse l’optimisme démocrate assez loin (surtout sur le Sénat où la carte reste objectivement favorable aux Républicains).

Il reflète le narratif démocrate actuel. À ce stade , les Démocrates ont effectivement le vent en poupe pour la Chambre et plusieurs opportunités au Sénat, mais rien n’est joué.

Une réflexion sur “L’ombre des mid-term aux USA selon Hersh.

  1. Oui et c’est pour ça que Trump est dangereux.S’il a la certitude de perdre les manettes en novembre il va révéler son réel agenda de prix nobel de la paix avant que cela n’arrive.

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