L’autre scandale, le scandale Wexner

L’argument de Les Wexner qui le pose comme un « milliardaire naïf », ne tient pas la route.

Le milliardaire Les Wexner, propriétaire de Victoria’s Secret, a déclaré aujourd’hui devant la commission de surveillance de la Chambre des représentants qu’il était « naïf, stupide et crédule » et qu’Epstein n’était qu’un « escroc ».

Les faits rendent cette version « naïve » impossible :

  • En 1991, Wexner a accordé à un étudiant ayant abandonné ses études et sans aucun antécédent professionnel une procuration complète, permettant à Epstein de signer des chèques, d’acheter des biens immobiliers et de déclarer ses impôts en son nom.

-Il a cédé sa maison de ville de Manhattan, d’une valeur de 77 millions de dollars, pour une somme dérisoire.

-Son Boeing 727 personnel était surnommé le « Lolita Express ». La victime, Maria Farmer, affirme avoir été agressée dans la propriété de Wexner en Ohio et que son équipe de sécurité l’empêchait de partir.

-Des documents non expurgés du FBI datant de 2019 le désignaient comme un co-conspirateur potentiel.

-Le passé de Wexner rend cette affirmation « naïve » encore plus difficile à accepter.

Il a cofondé le mystérieux « Mega Group » en 1991, un cercle de milliardaires dont des journalistes d’investigation et d’anciens membres du renseignement ont affirmé qu’il avait des liens avec les services de renseignement israéliens.

L’ancien secrétaire américain au Travail, Alexander Acosta, a affirmé avec force qu’on lui avait demandé de renoncer aux poursuites contre Epstein en 2008 parce qu’Epstein « appartenait aux services de renseignement ».

Dans les années 1990, Southern Air Transport, une société écran de la CIA connue pour son implication dans le scandale Iran-Contra, aurait transféré ses opérations à Columbus, dans l’Ohio, partageant un aéroport avec la plateforme de distribution de Wexner, alimentant ainsi des rumeurs persistantes de chevauchement entre son réseau logistique et les services de renseignement américains.

Une lettre d’Epstein trouvée dans les dossiers de 2026 indique : « Nous avions des « affaires de gangs » depuis plus de 15 ans. »

En 1985, l’avocat fiscaliste de Wexner, Arthur Shapiro, a été abattu en plein jour, la veille de son témoignage prévu devant un grand jury au sujet de systèmes d’évasion fiscale liés aux sociétés de Wexner.

Le meurtre reste non résolu et a alimenté pendant quatre décennies les soupçons de liens avec le crime organisé.

Malgré tout cela, Wexner a déclaré aux législateurs qu’il n’avait jamais été interrogé par le FBI ou le ministère de la Justice au sujet d’Epstein.

Les milliardaires ne se laissent pas berner et ne dévoilent pas l’intégralité de leurs informations financières.

La question n’a jamais été de savoir si Wexner était naïf.

La question est de savoir jusqu’ou il était impliqué et de savoir, qui d’Epstein ou de lui, était le supérieur de l’autre!

via The Hill

2 réflexions sur “L’autre scandale, le scandale Wexner

  1. Merci d’avoir publié cet article essentiel. Cette information a eu jusqu’ici une couverture médiatique « bizarrement » faible, et pour cause ! Comment, en effet, Epstein, tout jeune professeur de maths sans diplôme et totalement dépourvu de formation financière, a-t’il pu rouler et tromper un vieux loup de la finance, milliardaire ayant bâti sa fortune sur les cadavres de ses concurrents ? Ca ne tient pas debout. L’hypothèse la plus vraisemblable est qu’Epstein était « financé » par Wexner et n’était qu’un exécuteur des basses œuvres pour le compte de nombreux « bienfaiteurs », tout comme l’est le tenancier d’une maison de passe, dont les grands patrons sont la mafia. On lit par ailleurs (cela reste à prouver) qu’on ne sait pas si Epstein était le vrai propriétaire de l’Ile comme du ranch qui servaient à ses exactions. Enfin, si Epstein avait vraiment roulé Wexner, il est fort probable qu’il aurait été liquidé très rapidement, tout comme l’avocat fiscaliste de Wexner, Arthur Shapiro. Encore une incohérence qui dérange.

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