Je suis étonné de cette révélation de Wexner manifestement lancée avec l’agrément de son avocat et qui par conséquent est censée servir sa défense.
Elie n’était pas un grand homme d’affaires, investisseur ou financier et je ne lui vois de succès particuliers, plutôt le contraire!
En revanche Elie et sa branche étaient de remarquables collectionneurs et investisseurs dans l’art et le gout.
Serait-ce là le point de convergence avec Epstein chez qui on a trouvé des relevés d’inventaires de tableaux de plusieurs dizaines de pages, des opérations de trading sur l’art … en relation « en compte à demi », avec Jack Lang et sa famille, Lang qui fut ministre de la Culture et donc homme clef pour la valorisation et les mouvements des œuvres de maitres .
Est ce qu’Epstein représentait la famille Rothschild dans ce secteur de l’art? c’est plus probable qu’en matiere de finance, de banque ou de Bourse!
JEFFREY EPSTEIN : L’HOMME DE CONFIANCE DES ROTHSCHILD EN FRANCE ?
Dans sa déposition explosive sous serment devant le Congrès US, Les Wexner (fondateur de Victoria’s Secret) lâche une bombe :
Jeffrey Epstein travaillait directement pour la famille Rothschild en France.
« Il s’occupait de travaux personnels pour la famille Rothschild en France. »
« Gestion de patrimoine personnel, en gros ? »
Wexner marque une pause… « Je ne sais pas. »
Mais il va plus loin : il a personnellement vérifié auprès d’Élie de Rothschild lui-même, qui a confirmé qu’Epstein représentait « toute la famille ».
Le silence des grands médias sur ces connexions Rothschild est assourdissant.
Élie de Rothschild, de son nom complet Élie Robert de Rothschild, était un banquier et homme d’affaires français, né le 29 mai 1917 à Paris et décédé le 6 août 2007 en Autriche.
Membre de la célèbre famille Rothschild, il a été associé à la banque de Rothschild Frères et a dirigé le vignoble Château Lafite-Rothschild de 1946 à 1974, aux côtés de membres de sa famille comme son frère Alain et son cousin Guy.
Élie de Rothschild faisait partie d’une des branches les plus riches de la famille Rothschild, dont la fortune globale est estimée à plusieurs milliards d’euros, bien que répartie entre de nombreux héritiers.
Il n’existe pas de chiffre public précis sur sa fortune personnelle au moment de son décès, mais ses actifs incluaient une copropriété sur le prestigieux Château Lafite-Rothschild, un vignoble premier cru classé à Pauillac (Médoc), dont la valeur est considérable (le domaine et ses vins génèrent des revenus annuels substantiels).
En 1956, il a pris la présidence de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM), qu’il a diversifiée dans l’hôtellerie, les motels et la restauration.
Entre 1996 et 2003, il a créé au moins 20 trusts et 10 sociétés holding dans le Pacifique Sud (îles Cook, Saint-Vincent-et-les-Grenadines), structures souvent utilisées pour optimiser la gestion patrimoniale et fiscale, et qui ont perduré après sa mort.
La famille Rothschild dans son ensemble est connue pour une richesse accumulée depuis le XVIIIe siècle via la banque, les investissements et les collections d’art, avec une valeur estimée collectivement à plus de 2 milliards de dollars rien que pour les collections artistiques.
Ses activités dans le domaine de l’art et de la peinture sont dominantes, Élie de Rothschild était un collectionneur passionné, suivant la tradition familiale des Rothschild, qui ont amassé d’immenses collections d’art depuis le XVIIIe siècle (incluant des œuvres de maîtres anciens comme Rembrandt, Goya ou Fragonard).
Sa propre collection privée, exposée dans les années 1950 à son hôtel particulier au 11 rue Masseran à Paris, était éclectique et mettait l’accent sur l’art moderne et contemporain.
Elle comprenait des peintures et œuvres de Rembrandt, Thomas Gainsborough, Jean Dubuffet et Pablo Picasso, ainsi qu’une sculpture de danseuse d’Antonio Canova (initialement attribuée à Jean-Baptiste Carpeaux).
Cette collection a été mise en lumière dans l’ouvrage Great Private Collections de Douglas Cooper.
Il s’est particulièrement intéressé à l’art contemporain, avec des acquisitions d’œuvres de César, Yolande Fièvre, Yves Klein et Jean Dubuffet.
En tant que mécène, il a fait des dons significatifs à des institutions françaises. Par exemple, en 1980, il a offert au Centre Pompidou (Musée national d’art moderne) l’œuvre Festival pour oublier (1961) de Yolande Fièvre, ainsi que d’autres pièces contemporaines.
Sa femme, la baronne Liliane de Rothschild, a également fait des dons à des musées français, perpétuant cette tradition philanthropique.
Des pièces de sa collection ont été vendues aux enchères, comme un tableau de Charles-Antoine Coypel (Renaud abandonne Armide), qui appartenait à sa famille depuis plus d’un siècle et a été adjugé chez Christie’s en 2023.
Élie de Rothschild incarnait ainsi le « goût Rothschild », un style de collectionnement raffiné et diversifié, alliant œuvres anciennes et modernes, dans la lignée de ses ancêtres qui ont légué des milliers d’objets à des musées comme le Louvre ou le Centre Pompidou.
EN PRIME
La collection d’art globale de la famille Rothschild est l’une des plus prestigieuses et des plus importantes au monde parmi les collections privées non royales.
Depuis la fin du XVIIIe siècle, les différentes branches de la famille (française, anglaise, autrichienne, etc.) ont accumulé des œuvres d’art, des objets décoratifs, des meubles, des bijoux et des trésors historiques d’une qualité exceptionnelle, souvent qualifiée de « goût Rothschild » : un mélange de somptuosité, d’éclectisme raffiné et d’un appétit pour les chefs-d’œuvre absolus.
Les estimations varient selon les sources et les branches familiales concernées, mais la collection familiale dans son ensemble est souvent évaluée à plus de 2 milliards de dollars (environ 1,8 à 2 milliards d’euros ou plus, selon les fluctuations du marché).
Cette valeur provient :
- D’articles récents (2024) qui citent explicitement plus de 2 milliards de dollars pour l’ensemble des collections assemblées depuis le XVIIIe siècle.
- De ventes aux enchères spectaculaires, comme celle de 2023 chez Christie’s à New York (branche française), où plus de 600 lots ont rapporté plus de 62 millions de dollars (dépassant largement les estimations initiales de 20-30 millions).
- D’autres estimations plus spéculatives (parfois non vérifiées) évoquent des valeurs plus élevées pour des parties spécifiques, comme des collections de Picasso ou d’œuvres anciennes stockées dans des zones franches freeports (jusqu’à plusieurs milliards supplémentaires dans certains rapports non officiels).
La collection n’est pas monolithique : elle est répartie entre les branches familiales, avec des dons massifs à des musées et des ventes occasionnelles ou des opérations fiscales.
Une partie significative reste privée (par exemple au Château de Pregny en Suisse, décrit comme un « mini-Louvre » familial).
La collection couvre :
- Peintures de maîtres anciens (Old Masters) : Rembrandt (plusieurs portraits et œuvres vendus ou donnés), Gerrit Dou (une œuvre vendue 7 millions de dollars en 2023), Fragonard, Goya, El Greco, Boucher, Guercino (King David donné au National Gallery en 2025), etc.
- Objets décoratifs et arts appliqués : Meubles Louis XV/Louis XVI (fauteuils, commodes), faïence de la Renaissance italienne (maiolica d’Urbino), émaux de Limoges, argenterie, bijoux Renaissance, camées antiques, nautilus montés en coupe (un exemple vendu 1,5 million en 2023).
- Sculptures et reliefs : Œuvres néoclassiques comme un relief de John Deare (donné au V&A en 2025).
- Autres : Tapisseries, miniatures, livres rares, ivoires, cristaux de roche.
La famille a fait d’innombrables dons philanthropiques, enrichissant les grands musées :
- Louvre : La donation Edmond de Rothschild (fin XIXe) inclut plus de 90 000 pièces (40 000 estampes, 3 000 dessins de maîtres anciens, manuscrits, livres rares).
- British Museum : Le Waddesdon Bequest (legs de Ferdinand de Rothschild) avec des milliers d’objets d’art précieux.
- Autres : National Gallery et V&A (Londres) ont reçu des œuvres récentes via des schémas fiscaux (acceptance in lieu) ; Museum of Fine Arts Boston (collection viennoise restituée après spoliation nazie) ; Rijksmuseum (Amsterdam) a acquis des Rembrandt via des ventes privées familiales.
Événements récents
- En 2023, la vente Christie’s « Rothschild Masterpieces » (première aux États-Unis pour la branche française) a mis en lumière des trésors du Château de Ferrières et de l’hôtel particulier parisien, confirmant le statut légendaire de la famille comme collectionneurs.
- Des litiges familiaux récents (2025) autour du Château de Pregny soulignent la valeur inestimable des trésors restants.
Cette collection incarne non seulement une richesse immense, mais aussi un héritage culturel transmis sur plus de deux siècles, avec une préférence pour la qualité suprême et une influence durable sur le goût européen et américain.
Les médias de grands chemins ont tellement associé le nom Rotschild aux complotistes qu’ils sont aujourd’hui, et au mépris du sérieux le plus évident, incapables de l’évoquer en parlant de l’affaire Epstein.
Et étonnement Ariane De ne semble pas encore faire partie des personnes à entendre par la justice française.
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