Reponse raisonnable à l’illuminé Lindsey Graham, féroce va-t-en -guerre.

Lindsey Graham (sénateur républicain de Caroline du Sud) moqué comme « la senatrice » a été très actif ces derniers mois, notamment sur les thèmes militaires.

Graham a multiplié les interventions médiatiques et déclarations ces derniers jours (fin février-début mars 2026), appelant explicitement les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG : Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Bahreïn, Koweït, Oman) à s’impliquer plus directement dans le conflit contre l’Iran.

  • Il a déclaré vouloir que ces pays « get in the fight » (entrent dans le combat), en soulignant : « Nous leur vendons des armes. L’Iran frappe leur pays. » Il argue que l’Iran a commis une « erreur majeure » en attaquant des États du Golfe (ex. : drones ou missiles sur le Koweït, Qatar, Arabie saoudite), ce qui les pousse à se rapprocher des États-Unis et à participer activement.
  • Il a prédit que les « partenaires arabes » vont s’impliquer plus, pas moins, avec « plus d’avions qui ne sont pas américains, plus de missiles, plus de capacités » dirigées contre le régime iranien. Il a mentionné avoir été en contact téléphonique constant avec ces alliés arabes après un briefing classifié au Congrès.
  • Il lie cela à une vision plus large : affaiblir ou faire tomber le régime iranien pour sécuriser le détroit d’Ormuz, réduire le soutien iranien aux proxies (Hezbollah, Houthis, etc.), et ouvrir la voie à une paix régionale (y compris une possible normalisation Arabie saoudite-Israël).

Graham insiste sur le fait que les États-Unis ne combattront pas seuls au Moyen-Orient et que les pays du Golfe, en échange de traités de sécurité ou d’armes américaines, doivent participer à cette « guerre » contre la « mère du terrorisme » (l’Iran).

Il a aussi appelé à étendre les frappes à Hezbollah au Liban pour « venger les Marines » tués en 1983. :

  • Le conflit s’est intensifié avec des frappes US/Israël sur l’Iran, des contre-attaques iraniennes sur des bases ou territoires du Golfe, et des menaces d’escalade.
  • Graham est l’un des plus bellicistes au Congrès, très proche de Trump et de Netanyahu. Il voit cela comme une opportunité pour un « changement de régime » en Iran et une reconfiguration du Moyen-Orient favorable aux intérêts US/Israël.
  • Les pays du Golfe sont divisés : certains (comme l’Arabie saoudite) condamnent les attaques iraniennes et se rapprochent des US, mais aucun n’a officiellement rejoint les combats directs pour l’instant. Graham pousse pour cela, en disant que c’est en train de se produire.

Graham reste très aligné sur l’agenda de Trump en 2026. Il est aussi très vocal sur les affaires internationales (soutien fort à Israël, critiques dures du régime iranien, sanctions contre la Russie)

Réponse a Lindsey Graham

Khalaf Ahmad Al Habtoor (خلف أحمد الحبتور) est un homme d’affaires émirati milliardaire, entrepreneur autodidacte et figure influente aux Émirats arabes unis.Il est le fondateur et président (Founding Chairman) du Al Habtoor Group, l’un des plus grands conglomérats du Golfe, actif dans de nombreux secteurs : hôtellerie de luxe (Hilton, etc.), immobilier, centres commerciaux, construction, ingénierie, automobile, éducation et médias/édition.

Le groupe emploie des milliers de personnes et a contribué au développement de Dubaï et des Émirats depuis les années 1970.Né en 1949 à Dubaï (à une époque où la ville était bien plus modeste), il vient d’un milieu modeste et a commencé sa carrière comme employé dans une entreprise de construction locale. En 1970, il fonde sa propre société, Al Habtoor Engineering, juste avant la création des Émirats arabes unis en 1971. l est connu pour être un homme d’affaires outspoken (franc-parler), qui publie régulièrement des articles et commentaires sur la politique régionale, internationale, la paix au Moyen-Orient, les relations avec les États-Unis, l’Iran, Israël, etc.

Son site officiel de publications est khalafalhabtoor.net, où il partage ses opinions et analyses.

Sa fortune est estimée autour de 2,3 milliards de dollars (selon des classements comme Forbes), ce qui le place parmi les personnes les plus riches du monde.Il est également impliqué dans la philanthropie, a écrit une autobiographie (préfacée par l’ancien président américain Jimmy Carter), et est actif sur les réseaux sociaux

Khalaf Ahmad Al Habtoor

J’ai entendu les déclarations du sénateur américain Lindsey Graham, dans lesquelles il appelait les pays du Conseil de coopération du Golfe à se joindre à cette guerre, affirmant que nous sommes nous aussi attaqués et que nous devons prendre part aux combats. Je lui dis clairement : nous savons parfaitement pourquoi nous sommes attaqués, et nous savons également qui a entraîné toute la région dans cette dangereuse escalade sans consulter ceux qu’il appelle ses « alliés » dans la région.

Nous remercions Dieu pour la bonne santé des Émirats arabes unis et des pays du Conseil de coopération du Golfe, et nous n’avons besoin de personne prétendant être venu au Moyen-Orient pour nous sauver. La vérité est que les décisions hâtives des États-Unis ont plongé la région dans une guerre dont les populations n’ont pas été consultées et pour laquelle les alliés locaux n’ont pas été entendus avant son déclenchement.

Nous ne nions pas la menace iranienne qui pèse sur la région, et cela est devenu flagrant ces derniers jours. Nous ne faisons pas confiance à l’Iran. Mais il s’agit d’un jeu pernicieux où plusieurs puissances rivalisent d’influence au détriment de notre région, un jeu dénué d’honneur et de transparence. Dans ce contexte, l’Iran, Israël et les États-Unis agissent tous dans leur propre intérêt, et non dans celui des peuples des États arabes du Moyen-Orient.

Par conséquent, nous l’affirmons clairement : nous n’entrerons pas en guerre pour servir les intérêts d’autrui et nous ne sacrifierons pas nos fils dans un conflit qui aurait pu être évité par la diplomatie et des solutions politiques. Nous chérissons la vie de nos fils et nous ne la considérons pas comme une « dommage collatéral », contrairement à certains. Rien au monde n’est plus précieux que la vie de nos fils et aucune alliance avec aucun pays ne justifie de les mettre en danger. Si le président Donald Trump et le sénateur Graham sont prêts à risquer leur pays et la vie d’Américains pour défendre les intérêts d’Israël, c’est leur choix. Nous n’en ferons pas autant.

Le sénateur Graham affirme qu’ils sont des « alliés arabes » et que nous avons besoin de la protection américaine et que nous en tirons profit. Je lui réponds : nous n’avons pas besoin de votre protection. Tout ce que nous vous demandons, c’est de nous tenir à distance de vos menaces.

Il affirme également : « Nous vous vendons des armes », comme s’il s’agissait d’un service rendu par les États-Unis. En réalité, ce n’est pas une faveur. Nous investissons dans notre sécurité et payons des milliards de dollars pour ces armes ; c’est une industrie colossale qui repose sur ces contrats. Même les États-Unis achètent désormais des armes à l’Ukraine pour approvisionner leurs alliés dans d’autres conflits. C’est une industrie qui prospère grâce à la guerre et aux ventes d’armes, et non grâce à la charité.

L’exemple le plus révélateur est celui des propos du sénateur Graham lui-même au sujet du pétrole. Il a déclaré que l’Iran et le Venezuela détenaient à eux deux 31 % des réserves mondiales de pétrole et que les États-Unis pourraient s’associer à cette part du marché mondial, ce qui serait « un cauchemar pour la Chine ». Il a même ajouté que si le régime iranien changeait, un « nouveau Moyen-Orient » verrait le jour et que les États-Unis en tireraient d’énormes profits.

Ce n’est qu’alors que la situation s’éclaircira. Ce n’est qu’alors que nous comprendrons pourquoi ils veulent cette guerre.

Enfin, je dis au sénateur Graham : vous êtes peut-être sénateur au Sénat américain, mais quiconque entend vos déclarations pourrait penser que vous êtes membre de la Knesset israélienne, car vous défendez davantage les intérêts d’Israël que ceux du peuple américain lui-même.

Les populations de notre région ont le droit de vivre en paix et en stabilité, à l’abri des guerres d’autrui. Nous avons également le droit de décider comment protéger nos intérêts et notre sécurité, et de surmonter les crises que nous n’avons pas provoquées, mais qui nous ont été imposées par les conflits entre puissances en quête d’influence dans cette région.

Nous voulons la paix et la stabilité. Nous n’accepterons pas qu’on nous impose la voie de la guerre, ni de servir de combustible dans les conflits d’autrui.

2 réflexions sur “Reponse raisonnable à l’illuminé Lindsey Graham, féroce va-t-en -guerre.

Laisser un commentaire