Comme d’habitude les « dirigeants » européens pris au piège; comme Macron ils gesticulent dans leur cage.

Un entretien entre

@freddiesayers et l’experte en énergie@HelenHet20

Helen Thompson professeure d’économie politique à l’Université de Cambridge, spécialiste en géopolitique et énergie.

Helen explique pourquoi les marchés pourraient se tromper en supposant un retour à la normale une fois l’Iran neutralisé.

Le chaos pourrait être une stratégie.

Et quel que soit l’angle d’approche, c’est négatif pour l’Europe, qui se révèle incapable de devenir stratégiquement autonome.

Les points clés sont :

1. Les États-Unis profitent intentionnellement du chaos dans le détroit d’Ormuz car la Chine dépend fortement des importations de pétrole du golfe Persique, tandis que les États-Unis sont largement autosuffisants.

2. Le développement de l’intelligence artificielle est extrêmement énergivore. En fragilisant la sécurité énergétique de la Chine, les États-Unis compromettent directement la capacité de leur principal concurrent à remporter la course mondiale à l’IA.

3. Cette stratégie vise délibérément à rendre les nations européennes fortement dépendantes du gaz naturel liquéfié (GNL) américain plutôt que des sources du Moyen-Orient, sapant ainsi les efforts de l’Europe pour obtenir une autonomie stratégique et la liant plus étroitement aux États-Unis.

4. La véritable perturbation est liée au refus des compagnies d’assurance maritime occidentales, comme Lloyd’s de Londres, d’assurer le transit par le golfe Persique après une attaque américaine contre un navire iranien.

Bien que l’administration Trump ait affirmé vouloir intervenir pour fournir des assurances et des convois militaires afin de faciliter le transit, elle n’a pris aucune mesure concrète en ce sens.

Par conséquent, les navires à destination de la Chine sont contraints de naviguer sans assurance occidentale.

5. L’objectif des États-Unis est de laisser l’Europe se débrouiller seule dans la région, car ils ont peu d’intérêt stratégique à sécuriser la mer Rouge ou le canal de Suez, étant donné que presque aucune de leurs propres importations d’hydrocarbures ou de marchandises ne dépend de cette voie.

6. Les dirigeants européens sont pris au piège : ils ne veulent pas dépendre d’une administration Trump hostile, ils ne peuvent pas compter sur la Russie et ils ne disposent actuellement pas de la puissance militaire unifiée nécessaire pour sécuriser leurs propres voies d’approvisionnement énergétique.

2 réflexions sur “Comme d’habitude les « dirigeants » européens pris au piège; comme Macron ils gesticulent dans leur cage.

  1. Toujours cette analyse à courte vue anglo-saxonne incapable de prévoir plus loin que n+1: Premièrement, toute la production industrielle se faisant en Asie, rendre plus cher le pétrole pour l’Asie c’est rendre ses propres importations plus chères y compris en engrais ou en sous ensembles d’armements sans qu’une relocalisation ne soit possible faute d’ingénieurs formés dans un système scolaire à la dérive. Deuxièmement, puisque hormuz n’est pas fermé pour les cargaisons en petroyuans, les usa sont en fait les premiers touchés.

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  2. Ce n’est pas qu’un problème d’assurance, mais de sécurité du transit et des équipages, comme pour la mer rouge avec les houthis.

    On est au 21ieme jour de la crise du detroit d’hormuz, mais deja au 852ieme jour de la crise de la mer rouge.

    Et même si Llyods assure le transit par la mer rouge, la majorité des armateurs décident de passer par le cap de bonne espérance malgré le surcout de plusieurs millions de dollars par transit.

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