Pétrole russe Urals à 120 $ le baril !
Kirill Dmitriev annonce un véritable « jackpot » pour Moscou au cœur de la crise du détroit d’Ormuz
Alors que les tensions au Moyen-Orient font exploser la volatilité du marché pétrolier, un haut responsable russe vient de mettre en lumière un effet collatéral majeur de la crise : la Russie est en train de réaliser des profits exceptionnels sur son pétrole.
Le tweet de Kirill Dmitriev, PDG du Fonds russe d’investissement direct (RDIF) et envoyé spécial du président Vladimir Poutine pour les investissements et la coopération économique internationale, a publié ce matin sur X (ex-Twitter) :
« Le pétrole russe Urals est à 120 dollars le baril, en hausse de 20 % en moins d’une semaine et deux fois plus élevé que les 59 dollars prévus dans le budget russe.
Demande énorme pour le pétrole russe : les acteurs clés réintègrent la Russie comme un élément indispensable dans leurs portfolios d’approvisionnement énergétique. »
Accompagné d’une image illustrant l’envolée des prix, ce message souligne le retournement spectaculaire de situation pour Moscou. Le pétrole Urals, principale variété exportée par la Russie, se vend aujourd’hui avec une prime importante par rapport aux benchmarks internationaux (Brent et WTI), malgré les sanctions occidentales.
Kirill Dmitriev est l’un des principaux dirigeants économiques de Russie.
Réponse IA
- PDG du RDIF depuis 2011 : ce fonds souverain russe est chargé d’attirer les investissements étrangers dans des secteurs stratégiques (énergie, technologie, infrastructure). Il gère des dizaines de milliards de dollars et a conclu des partenariats majeurs avec la Chine, l’Inde, le Moyen-Orient et l’Arabie saoudite.
- Envoyé spécial de Poutine pour les investissements et la coopération économique.
- Proche du Kremlin, il est régulièrement en première ligne pour défendre les intérêts économiques russes sur la scène internationale et promouvoir l’image d’une Russie « ouverte aux affaires » malgré les sanctions.
Son intervention aujourd’hui n’est pas anodine : elle vise à montrer que, loin d’être isolée, la Russie bénéficie directement de la crise actuelle au Moyen-Orient.Contexte : la crise du détroit d’Ormuz profite à Moscou.
Cette envolée du pétrole russe intervient au moment où une partie importante de la demande mondiale, auparavant satisfaite par le pétrole du Golfe, se tourne vers la Russie. Les raffineurs (notamment en Inde, en Chine et en Turquie) augmentent massivement leurs achats d’Urals, qui se vend désormais à un premium par rapport au Brent.
Les conséquences pour la Russie
- Budget largement excédentaire : le prix budgétaire de référence est de 59
/baril. À 120, chaque baril exporté génère un surplus massif qui alimente le budget fédéral et le Fonds national de bien-être (NWF). - Rouble renforcé et réserves en or et yuans qui augmentent.
- Position géopolitique renforcée : Moscou apparaît comme un fournisseur stable et « must-have » au moment où l’Occident et le Moyen-Orient sont en pleine turbulence.