La Grande Manipulation des Marchés : Washington injecte des milliards en swaps monétaires pour empêcher l’effondrement des actifs américains
Pendant que le monde s’enflamme au Moyen-Orient avec une guerre en Iran qui ravage les infrastructures pétrolières et gazière, le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent vient de lâcher une bombe en plein Sénat : les États-Unis sont prêts à offrir un swap de devises aux Émirats Arabes Unis (et à d’autres pays du Golfe et d’Asie) pour éviter une « vente désordonnée d’actifs américains ».
Toute vente est bien sur desordonnée selon la conception americaine puisqu’elle fait baisser les cours! Il n’y a plus jamais de découverte des vrais prix: ce qui compte c’est .. l’ordre!
Et l’ordre c’est que les prix montent toujours!
Traduisons en langage clair : les marchés ne sont pas libres, ils sont carrément pilotés depuis Washington pour empêcher une chute des cours des actions, obligations et autres actifs financiers US comme par exemple les valeurs du Trésor!.
Lisez bien le texte officiel (souligné de jaune dans l’article ) : les Émirats et leurs voisins ont demandé un swap « pour prévenir la vente désordonnée d’actifs U.S. alors que les nations cherchent à sécuriser l’accès aux dollars ». C’est dit noir sur blanc. Pas de euphémisme diplomatique. Pas de « stabilisation des marchés ». Non. Empêcher les étrangers de vendre leurs actifs américains pour ne pas faire baisser les prix.
C’est de la manipulation pure et simple, assumée publiquement.
Comment fonctionne cette arnaque institutionnalisée ?Un swap de devises, c’est l’arme secrète du Trésor et de la Fed : on prête des dollars américains à un pays étranger en échange de sa monnaie locale (dirham émirati ici). Le pays reçoit instantanément des liquidités en dollars sans avoir à vendre ses réserves de Treasuries, d’actions Apple, de obligations d’État ou d’autres actifs détenus aux États-Unis. Résultat ?
Pas de pression vendeuse massive sur les marchés américains.
Pas de krach sur les indices boursiers.
Pas de remontée des rendements des Treasuries qui ferait exploser le coût de la dette américaine.
Tout ça pendant que l’économie réelle du Golfe s’aphyxie à cause de la guerre en Iran et de la paralysie du détroit d’Ormuz.
Au lieu de laisser le marché corriger naturellement (comme on le serine aux petits investisseurs depuis des décennies : « laissez faire le marché ! »), on sort l’artillerie lourde du Fonds de stabilisation des changes du Trésor ou de la Réserve fédérale pour maintenir artificiellement les cours.
C’est exactement la même logique que les interventions massives de 2008, de 2020 ou des mini-krachs de 2022-2023 : sauver la bulle à tout prix. Sauf qu’ici, on ne cache même plus la finalité : protéger les actifs financiers américains au détriment de la réalité économique.
Les pays du Golfe, pourtant « alliés », ne peuvent pas vendre leurs actifs sans que Wall Street hurle. Donc on leur donne des dollars « gratuits » (en apparence) pour qu’ils restent sages et ne fassent pas baisser le Dow Jones ou le S&P 500.
La preuve irréfutable que les marchés sont truqués. En fait c’est une monétisation puisque l’on va créer des dollars et les prêter afin de soutenir les cours des actifs financiers américains.
Cette déclaration est un aveu. Pendant des années, on nous a vendu l’idée d’un « marché efficient », « transparent », régi par l’offre et la demande.
Mensonge.
Dès qu’une guerre, une crise pétrolière ou un choc géopolitique menace de faire baisser les cours des actifs, le complexe Fed-Trésor-Wall Street sort les swaps, les repo operations, les QE déguisés ou les lignes de swap permanentes.
Les Émirats ne sont pas les seuls : l’article mentionne « plusieurs autres pays du Golfe et d’Asie ». Combien de dizaines de milliards vont être injectés en douce ? Combien de pays vont recevoir des dollars pour ne pas vendre leurs portefeuilles américains ? On ne le saura jamais vraiment, car ces opérations sont opaques par nature. Mais le message est clair : la priorité n’est pas l’économie réelle, ni même la stabilité géopolitique. C’est la défense du prix des actifs financiers.
C’est la même hypocrisie que lorsqu’on sermonne les épargnants sur les « risques de marché » pendant que les grandes banques centrales et les États manipulent tout pour éviter la moindre correction digne de ce nom..À qui profite le crime ?
Aux banques américaines qui détiennent ces actifs.
Aux gestionnaires de fonds qui voient leurs performances préservées.
À l’empire dollar qui maintient sa suprématie en distribuant sa monnaie comme un dealer distribue sa came.
Et surtout à l’État américain qui évite que sa dette devienne invendable à des taux raisonnables.
Pendant ce temps, le contribuable américain (et indirectement le reste du monde via l’inflation importée) paie l’addition. Car ces swaps ne sont pas « gratuits » : ils créent de la monnaie ex nihilo, dilatent les bilans, et finissent toujours par se traduire par une dépréciation du pouvoir d’achat.
La guerre en Iran n’est qu’un prétexte. La vraie guerre, c’est celle que mènent les élites financières contre la réalité du marché dès que celle-ci menace leurs intérêts. Ce swap avec les Émirats n’est pas une aide humanitaire ou géopolitique. C’est une opération de sauvetage des cours, une manipulation flagrante pour éviter la baisse des actifs financiers.
Et le plus scandaleux ? Ils le disent ouvertement au Sénat, sans que personne ne bronche. Parce que tout le monde est complice ou trop endetté pour protester.Le marché libre est mort. Vive la manipulation institutionnalisée.
Et tant que nous accepterons cela sans rien dire, les bulles continueront à gonfler…