Les entreprises ‘les plus intelligentes’ du monde entrent en bourse toutes en même temps.
SpaceX. OpenAI. Anthropic. Databricks. Valorisation combinée : près de 3 trillions de dollars.
Elles n’entrent pas en bourse parce qu’elles ont besoin d’argent. Elles le font parce que leurs parrainages considèrent que c’est le bon moment de prendre ses bénéfices, de concrétiser ses gains, de reprendre ses billes sur le dos du public, de ses caisses de retraites, de ses compagnies d’assurances!
Les promoteurs, les initiés, les sponsors, les mains fortes vendent aux mains faibles, aux pigeons. Ils ont accumulé quasi frauduleusement grâce a des montages douteux, ils savent qu’en bourse il vaut mieux ne pas attendre la réalisation des promesses, ils savent que le meilleur moment, comme dans les bordels, c’est quand on monte l’escalier , après le maquillage de la prostituée est un peu moins attirant.
Toute la communauté des profiteurs est à table, les investisseurs, les politiciens, les banques, les médias, les institutions , et même les gendarmes de la Bourse! Tout ce beau monde en croque.
La dernière fois que ce schéma s’est répété, c’était en 2000 et en 2021. Le NASDAQ a chuté de 78 %. Et surtout, 95 % de ceux qui ont acheté les introductions en bourse à cette époque ont perdu pratiquement tout.
La question n’est pas de deviner de savoir si le S&P va chuter demain. C’est une question plus vaste : celle du cycle qui prend fin.
La Fed recommence à injecter de la liquidité.(40 milliards de dollars/mois). C’est déjà en train de se produire.
Les réserves bancaires ont touché des minima de 4 ans. La fenêtre d’urgence de la Fed a connu un usage record. Les banques étaient tellement à court de liquidités qu’elles ont dû emprunter à des taux d’urgence.
La Fed a eu peur. Elle a fait chauffer les imprimantes.
Que se passe-t-il quand elle imprime ? Les prix des actifs montent, les valorisations deviennent encore plus absurdes, et le capital intelligent voit la fenêtre parfaite pour sortir. Il sait que le S&P 500 ne représente plus l’économie réelle.
C’est exactement ce qui se passe.
Les indices des actions américaines continuent de marquer des sommets mais le fondamental est négatif depuis des mois.
C’est exactement ce qui s’est passé avant 2000, 2008 et 2020.
Et le S&P est à des niveaux de surévaluation qui dépassent la bulle de l’an 2000.
Les introductions en bourse géantes ne sont pas la cause des chutes . Elles en sont le symptôme. Elles sont le symptome d’un grand mouvement de distribution dans lequel toute une communauté est complice pour tondre le public..
SpaceX prépare une introduction en bourse d’un trillion de dollars. 60x ses revenus. OpenAI vise la même valorisation. Anthropic à 350 milliards de dollars. Toutes courent vers la sortie en même temps.
Si ce sont de si bons investissements à long terme, pourquoi les premiers investisseurs sont-ils si pressés de les vendre avant même la moindre realisation des promesses?
Ce schéma s’est déjà répété deux fois en 25 ans.
1999 : 457 introductions en bourse en un an. 86 % perdaient de l’argent. Le NASDAQ a chuté de 78 %. Pet Supplies, Accessories, and Pet Food – Pet Stores | PetSmart , Webvan, eToys ont disparu.
2021 : La Fed a imprimé 4 trillions de dollars. Rivian a levé 12 milliards de dollars sans revenus réels et valait plus que Ford et GM réunies.
En 2023, seulement 5 % des entreprises qui se sont cotées se négociaient au-dessus de leur prix d’introduction en bourse.
L’euphorie n’était pas accidentellement proche du sommet. L’euphorie était le sommet.
L’argent ne disparaît pas, il tourne. Il change de poches.
Quand le capital se lasse de ce qui est surévalué, il cherche l’opposé : ce qui est bon marché, ce qui est réel, ce qui est tangible.