John Mearsheimer

 Le 28 mai 2026, j’étais dans l’émission « Deep Dive » pour discuter avec le lieutenant-colonel (à la retraite) Danny Davis de la possibilité d’obtenir un cessez-le-feu à Gaza ainsi que des perspectives d’une attaque de la Russie contre les pays de l’OTAN avec des armes conventionnelles et peut-être même des armes nucléaires.

J’ai démontré qu’Israël et ses alliés aux États-Unis constituent les principaux obstacles à un cessez-le-feu avec l’Iran et, à terme, à la conclusion d’un accord de paix. J’ai également souligné que les lacunes manifestes de Trump en matière de négociation et de diplomatie contribuent de manière significative à ce problème.

Concernant l’Ukraine, j’ai contesté l’argument souvent entendu en Occident selon lequel l’Ukraine aurait renversé la situation et serait en train de gagner sur le champ de bataille.

Au contraire, les Russes continuent de progresser, certes lentement, et il n’y a pratiquement aucune chance que l’Ukraine reprenne le contrôle de la grande partie du territoire qu’elle a déjà perdu.

La seule question pertinente est de savoir quelle étendue de territoire la Russie va encore conquérir avant qu’un conflit gelé ne s’installe.

Mais il y a aussi la guerre aérienne, où l’Ukraine, avec l’aide de l’OTAN, a considérablement intensifié ses frappes de drones et de missiles sur le territoire russe, touchant fréquemment des cibles civiles.

De plus, Européens et Ukrainiens promettent d’accroître le nombre et la sophistication de ces frappes à l’avenir.

Ces attaques ne vont pas améliorer la situation sur le terrain pour l’Ukraine, mais il ne fait aucun doute que les dirigeants russes les jugent intolérables et sont déterminés à employer la force pour les stopper.

À cette fin, ils bombardent Kiev avec une intensité jamais vue depuis le début du conflit. Et si cela ne suffit pas, il semble que Poutine autorisera des frappes conventionnelles sur des cibles spécifiques dans les pays de l’OTAN.

Si cela ne contraint pas les Européens et les Ukrainiens à mettre fin aux attaques de drones et de missiles, la Russie pourrait recourir à des frappes nucléaires ciblées pour y parvenir.

De toute évidence, la situation est extrêmement dangereuse

Laisser un commentaire