Un « business model » féodal, les serfs paient pour leur servitude

Ce que la plupart des gens comprennent déjà, même sans la terminologie économique, c’est que des entreprises comme BlackRock fonctionnent moins comme des investisseurs et plus comme des seigneurs féodaux modernes.

Elles achètent des infrastructures essentielles, des réseaux d’eau, des ports, des réseaux énergétiques, des centres de données et d’autres nécessités publiques, souvent en utilisant d’énormes quantités d’argent emprunté auprés de vos caisses de retraite et en payant des prix que les participants ordinaires au marché ne peuvent pas égaler.

C’était le modele Rothschild par exemple sur les chemins de fer en France, cela fut egalement utilisé pour les grands canaux!

Une fois l’acquisition terminée, la dette est transférée à l’entreprise acquise elle-même.

Le résultat est simple : le public paie.

Les consommateurs remboursent cette dette par des factures d’eau plus élevées, des prix de l’énergie en hausse, des frais accrus et une qualité de service en déclin.

L’infrastructure devient une machine à extraire de l’argent.

Les profits remontent vers les actionnaires et les dirigeants, tandis que le fardeau financier redescend vers les ménages.

Quand le modèle finit inévitablement par s’effondrer, les conséquences sont socialisées.

Les communautés se retrouvent avec des infrastructures en ruine, des rivières polluées et des services défaillants.

La montagne de dettes de 14 milliards de livres de Thames Water et les scandales répétés d’épandage d’eaux usées sont un exemple frappant de ce qui arrive quand l’ingénierie financière prend le pas sur la gestion publique responsable.

Les dirigeants qui ont alourdi l’entreprise de dettes ont déjà empoché leurs bonus. Les investisseurs ont déjà pris leurs rendements.

Et quand le système atteint enfin son point de rupture, ce sont les contribuables qui sont censés régler la note. Privatiser les gains. Socialiser les pertes.

Voilà le modèle économique.

RICHARD

Laisser un commentaire