La Guerre est notre avenir
La crise du Capital des années 1930 a enfanté la Seconde Guerre mondiale. Celle des années 2000, toujours ouverte, accouche de la Troisième.
Nous y sommes déjà.
La guerre n’est pas un accident. Elle est surdéterminée, c’est une Nécessité systémique
C’est l’avenir de vos enfants.
Tant que les peuples ne comprendront pas que les guerres modernes sont la forme extériorisée de la lutte des classes – un exutoire imposé par un capital en crise profonde pour sauver son taux de profit et son ordre social –, les conflits se multiplieront.
Suraccumulation, dette, stagnation : plutôt que d’accepter la remise en cause, le système exporte la violence.
Il détruit pour mieux accumuler ailleurs.
Les guerres d’aujourd’hui (Ukraine, Moyen-Orient, Taïwan en ligne de mire) sont des guerres impérialistes classiques : elles prolongent par le sang une domination qui ne tient plus économiquement.
Cette lucidité tarde.
Pourquoi ?
Parce que la gauche historique, ses partis et ses intellectuels, ont trahi.
La gauche, la vraie a laissé la place à la gôche, elle a abandonné le pacifisme, elle s’est rangée du côté du capital et canalise la colère populaire vers des impasses sociétales et identitaires.
Elle moralise la guerre au lieu de la dénoncer. En la moralisant elle la justifie!
Grâce à cette trahison, la guerre peut durer et décimer des générations.
La paix ne reviendra pas par des discours. Elle exigera une rupture radicale avec l’ordre qui rend la guerre rationnelle pour les dominants et acceptable pour les dominés.