Michael Pettis et Paul Krugman et le réveil des économistes sur le commerce mondial: le dogme du libre-échange inconditionnel vacille.

Pendant des années, les économistes mainstream ont défendu une vision idéalisée du libre-échange, fondée sur des modèles théoriques qui supposaient un commerce naturellement équilibré et un capital circulant vers ses usages les plus productifs.

Cette approche, dominante depuis des décennies, n’est plus utile, il faut enchager. Les économistes qui ne sont pas une contradiction près sont en train d’en chnager.

Constatant la situation qui a émergé dans les années 1970 et 1980 d’une mondialisation marquée par d’importants déséquilibres commerciaux persistants ils se mettenta reflechir

Comme l’observe Michael Pettis, un analyste assez perspicace: « j’avais supposé que cela finirait par arriver, mais pas aussi rapidement ».

Il note que Paul Krugman reconnaît désormais que les tarifs douaniers et autres interventions commerciales ne sont ni systématiquement néfastes ni systématiquement bénéfiques : ils peuvent être expansionnistes dans certaines conditions et contractionnistes dans d’autres – une idée déjà développée par Ragnar Nurkse en 1944.

Dans un monde où certains pays interviennent activement dans leur économie, accumulent des surplus commerciaux massifs et externalisent ainsi une partie de leurs coûts, les nations qui s’en tiennent strictement au « libre-échange » se retrouvent de facto pénalisées.

Les décideurs politiques, confrontés à des problèmes concrets (désindustrialisation, chômage structurel, dépendances stratégiques), ont depuis longtemps appris à ignorer en partie les conseils traditionnels des économistes.

Si la plupart des économistes peinent encore à intégrer ces réalités, l’évolution récente de Krugman laisse espérer dit Michael Pettis un renouvellement générationnel.

Les jeunes chercheurs pourraient enfin bâtir une théorie du commerce plus réaliste, adaptée à une mondialisation asymétrique où les règles du jeu ne sont pas les mêmes pour tous.

Le dogme du libre-échange inconditionnel vacille. Et c’est peut-être une bonne nouvelle pour la compréhension du monde tel qu’il est, et non tel qu’il devrait être selon les modèles.

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