La situation en Iran
De l’agence de presse iranienne
@MehrnewsCom. Le Corps des Gardiens de la révolution islamique considère désormais les menaces comme une cause suffisante pour lancer des frappes. Ils en ont assez des cessez-le-feu et ont dit à l’Amérique qu’ils ne peuvent plus contrôler le rythme de la guerre. Aucune idée de la manière dont ils vont manipuler le prix du pétrole maintenant.

Attaques sur l’Irak par Patricia Marins
Attaque américano-saoudienne place l’Iran au cœur de l’action
Le 29, l’Arabie saoudite, de concert avec les États-Unis, a mené une importante frappe aérienne sur le sol irakien contre la milice des FPN, tuant au moins 10 combattants et en blessant des dizaines d’autres.
Les Saoudiens affirment que l’attaque était une riposte au lancement de plus de 30 drones contre leur territoire au cours des 72 heures précédentes, réalisé en coordination avec des attaques yéménites.
La frappe saoudo-américaine a touché au moins six villes irakiennes, y compris le quartier général des FPN à Bassora. Les FPN sont une milice pro-iranienne comptant plus de 200 000 membres, intégrée aux forces armées irakiennes et percevant des salaires du gouvernement.
Même ainsi, elle conserve une forte loyauté envers l’Iran, tout comme la plupart des milices chiites de la région.
Cette loyauté pourrait expliquer les lancements de drones contre le territoire saoudien menés de pair avec les attaques yéménites.
J’ai l’intuition que l’Iran a activé ses alliés dans une tentative de freiner les exportations saoudiennes via la mer Rouge, puisque les Saoudiens expédiaient 4,5 millions de barils par jour par cette voie.
De cette manière, le marché ressent plus vivement la fermeture d’Ormuz, et l’Iran regagne un plus grand pouvoir de négociation.
Le problème, c’est que les Saoudiens comme les Américains semblent avoir reconnu cette manœuvre et décidé de lancer une vaste campagne de bombardements contre les installations des FPN.
Et pourquoi pas au Yémen ? Évidemment, parce que les Houthis riposteraient avec des missiles, incendiant les installations pétrolières saoudiennes, même si tout le Yémen devait partir en fumée. Les Américains et les Saoudiens prévoient désormais de s’attaquer au Yémen, mais la situation est bien plus compliquée que cela.
À l’annonce des attaques américaines sur les positions des FPN, l’Iran a lancé des missiles contre la base américaine en Jordanie, ce qui suggère que les Iraniens ont été profondément perturbés par ces frappes et entendent maintenir une posture offensive, du moins tant que les États-Unis maintiendront leur blocus en place.
Le debat inflation et hausse des taux
Vous pouvez continuer à soutenir que les hausses des taux de la Fed sont appropriées pour « corriger l’inflation » provenant de secteurs qui n’ont rien à voir avec la politique des taux d’intérêt. L’impulsion inflationniste ne provient pas de la masse monétaire, des salaires, du crédit ou du logement. C’était une histoire de 2021. Cette histoire est terminée.
JIM BIANCO
Le graphique ci-dessous commence le 18 septembre 2024, lors de la réunion du FOMC au cours de laquelle ils ont lancé le cycle de baisse des taux avec une réduction de 50 points de base. Les rendements à 30 ans ont grimpé tout droit (je dirais en réponse à cette baisse) et, le 19 mai 2026, ont atteint un sommet de 19 ans à 5,18 %.
Je continue d’affirmer que le problème est que la Fed n’a pas pris le « problème » d’inflation au sérieux, et que le marché obligataire a rejeté sa politique accommodante. Ainsi, une hausse surprise pourrait « corriger » le marché obligataire plutôt que l’aggraver.
Le dicton de Wall Street « les investisseurs obligataires peuvent cesser de paniquer quand la Fed commence à paniquer » s’applique.
Un peu de panique alimentée par la Fed concernant l’inflation pourrait calmer les investisseurs obligataires. Rester immobile et la tendance haussière des rendements ci-dessous ne fera que se poursuivre jusqu’à ce qu’ils « choisissent » (mot de Warsh) de s’attaquer à l’inflation.

BAISSE A WALL STREET
Wall Street baisse aujourd’hui avant les décisions de la Fed et des résultats d’entreprises mitigés.
Attente de la Fed : Les marchés restent nerveux à l’approche de la prochaine réunion de la Réserve fédérale. Les investisseurs anticipent d’éventuels signaux sur les taux d’intérêt, ce qui freine les prises de risque.
Résultats d’entreprises décevants : Plusieurs grandes sociétés (notamment dans la tech et la consommation) ont publié des chiffres ou des perspectives moins bons que prévu, ce qui pèse sur le sentiment général.
Prise de bénéfices : Après une période de hausse récente, beaucoup d’investisseurs vendent pour sécuriser leurs gains, ce qui amplifie la baisse.
Contexte macroéconomique : Les données économiques récentes (inflation, emploi, croissance) ont nourri des doutes sur la solidité de la reprise, renforçant la volatilité.
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