Depuis 2017, Macron est exceptionnellement tactile ou peloteur avec les chefs d’État et figures symboliques : poignées de main trop longues et trop serrées (Trump dès 2017), main sur la cuisse ou l’avant-bras, main dans le dos ou sur l’épaule (pape, Zelensky, Xi, Modi, etc.).
Ce n’est pas un accident isolé. C’est une signature.
Des spécialistes du langage corporel et des sociologues le documentent depuis des années.
Avec le pape, le malaise est plus fort qu’avec Trump, parce que le protocole pontifical n’est pas un « check » entre égaux : distance, réserve, hiérarchie symbolique. Une main dans le dos se lit comme une familiarité unilatérale déplacée.
On se souvient du geste brutal de Maradona qui a sechement rabroué un journaliste qui se permettait ce geste.
Toucher l’autre, surtout un supérieur symbolique ou un pair plus puissant, n’est pas chaleureux . Chez les primates comme en diplomatie, le contact physique sert à cadrer la relation : qui initie, qui tient, qui relâche. Plusieurs analystes y voient un signal de « je suis à égalité avec les grands ». Philippe Breton (sociologue) le formule plus durement : Macron « a quelque chose à prouver », « n’est pas certain d’être à sa place », « surjoue », et cela « renvoie à une faille ».
Le geste crée une illusion de proximité en quelques secondes, utile à celui qui veut prouver qu’il est l’égal des plus grands. C’est un geste de politique qui décodé montre a l’evidence l’inferiorité de celui qui le pratique.
À force de répétition, le réflexe précède le calcul. Il devient « Compulsif » au sens courant (il ne s’en empêche pas, même quand ça choque) : ou « Compulsif » au sens clinique (obsession, anxiété si le geste n’a pas lieu).
Un président qui doit incarner la distance de la fonction et celui qui, de façon répétée, réduit cette distance par le corps, surtout avec ceux dont le prestige le dépasse commet une transgression.
Cela produit un effet politique clair négatif qui met mal à l’aise : familiarité forcée, parfois condescendante que l’on peut lire au choix comme un déficit de retenue, ou une pathologie.