On ne note aucune normalisation malgré l’approche des élections de Mid term aux USA.
Un nouveau record de clôture est enregistré pour le Nasdaq100.
L’enthousiasme persistant des marchés actions malgré une dilatation sensible des primes de risque et un notable resserrement des conditions financières hors secteurs à la mode ne fait que souligner l’importance du facteur « confiance » du marché.
J’ajoute confiance envers et contre tout!
Je trouve cet échange indirect entre Bessent et le phare de la pensée financière mondiale, le FT tres important et significatif de la période.
Mike Allen, cofondateur d’Axios : « Le Financial Times, sans doute votre journal préféré, a titré : “Bessent ne parvient pas à calmer la fièvre sur le marché obligataire américain”. Qu’en avez-vous tiré ? »
Scott Bessent, secrétaire au Trésor : « Eh bien, j’ai appris que le Financial Times est anti-américain et anti-entreprises. Et ils sont en proie à une véritable fièvre : ils essaient constamment de créer des problèmes aux États-Unis. Laissons de côté cette publication londonienne discréditée… »
Allen : « On peut donc dire que ce n’est plus votre journal préféré ? »
Bessent : « Jamais. Mais ils ont d’excellents journalistes. Ce que je dirais, ce que j’ai appris, c’est que tout le monde sur le marché sait qu’on ne gagne pas à tous les coups. Mais on gagne sur le long terme. Tout le monde sait que je suis un grand fan de basket. Un grand fan de John Wooden. Un grand fan de Dean Smith. Et comment ont-ils gagné ? En faisant confiance au processus, en mettant en place un bon processus.
Concernant les rendements obligataires, je m’inquiéterais d’une hausse ponctuelle. C’est une hausse mondiale. La performance des obligations américaines depuis l’entrée en fonction du président est la meilleure au monde. Donc, on ne voit pas de gens vendre des bons du Trésor pour acheter des Bunds allemands ou des obligations japonaises. Comme je l’ai dit, je ne peux pas contrôler le marché obligataire. Ce que je peux faire, c’est essayer d’inciter les gens à ralentir et à réfléchir… »
Le developpement de Bessent me fait penser aux imbécillités récurrentes du Président Turc sur la gestion financière et monétaire de son pays; les Etats Unis ont un responsable du Trésor dont le niveau de compétence et de bonne foi se situent au niveau d’Erdogan!
Le FT est anti Trump c’est l’évidence mais cela ne l’empêche pas d’être le media le plus compétent du monde en la matière. Son biais anti Trump se manifeste au niveau de la titraille mais pas au niveau de la qualité des articles, ils restent de haut niveau , sans concurrence.
En particulier j’attire votre attention sur le travail du FT sur Spacex.
6 octobre – Financial Times :
« SpaceX, la société d’Elon Musk, cherche à lever 40 milliards de dollars pour acquérir des puces Nvidia. Le groupe spécialisé dans l’IA et les fusées renforce ainsi sa confiance dans la technologie de pointe du fabricant. Selon des sources proches du dossier, l’entreprise souhaite lever environ 10 milliards de dollars via des prêts bancaires et 30 milliards de dollars via une obligation de qualité pour financer cette commande colossale de puces… Le groupe de capital-investissement Apollo devrait piloter le financement et faciliter la levée de fonds auprès d’un large éventail d’investisseurs. Le groupe obligataire Pimco figurait parmi les quelques prêteurs en pourparlers pour financer l’opération… Les plans de financement de SpaceX illustrent les sommes colossales levées pour financer les investissements dans les centres de données, les puces et autres infrastructures essentielles à l’IA. »
…
« Des investisseurs que SpaceX avait précédemment sollicités pour financer son acquisition de puces, d’une valeur de plusieurs milliards de dollars, ont déclaré n’avoir reçu qu’une brève note de deux pages, illustrée de photos de l’espace et d’une flèche indiquant que l’entreprise allait construire des centres de données « quelque part dans l’univers ». « Comment sommes-nous censés présenter cela au comité d’investissement interne ? » s’est interrogé l’un d’eux.»
Le rendement de l’obligation SpaceX à 10 ans a bondi à 7,35 % mercredi. Cette obligation a été émise au pair fin juin avec un rendement de 5,90 %. Son cours de clôture s’établissait à 91 $. Le CDS de SpaceX a clôturé jeudi en hausse de 20 points de base à 200 points de base.
Et cet autre article de qualité.
4 octobre – Financial Times :
« Les investisseurs recherchent des stratégies pour protéger leurs portefeuilles d’une exposition excessive à l’IA, car les marchés financiers et l’économie américaine dans son ensemble dépendent de plus en plus de la santé de ce secteur en plein essor.
Les marchés actions et obligataires américains sont de plus en plus concentrés sur les entreprises liées à l’IA. Plus des deux tiers des groupes composant l’indice Russell 1000 des grandes entreprises américaines sont liés à l’IA, soit directement, soit parce que cette technologie s’intègre à leurs modèles économiques, selon Citigroup…
Parallèlement, les géants de la tech et les entreprises qui profitent de l’essor des dépenses en IA représentent environ 16 % du marché obligataire américain de haute qualité après une forte frénésie d’emprunts ces dernières années… »
Et encore celui ci
5 octobre – Financial Times :
« Les assureurs se préparent à des demandes d’indemnisation de plusieurs millions de dollars liées à des agents d’IA devenus incontrôlables. L’inquiétude grandit quant à la possibilité que des dirigeants de haut niveau, tels que Sam Altman d’OpenAI et Dario Amodei d’Anthropic, soient tenus responsables des agissements de leurs modèles. Une série de violations de données causées par des agents d’IA ayant échappé au contrôle de leurs sociétés mères, comme le piratage de la start-up Hugging Face par OpenAI, a conduit les assureurs et leurs avocats à examiner la possibilité d’avoir à prendre en charge les frais de poursuites et de dommages et intérêts. Le courtier en assurances Aon a analysé plus de 300 affaires juridiques liées à l’IA et a constaté que les assureurs pourraient également être tenus responsables du paiement de sinistres au titre de polices couvrant la criminalité, la propriété intellectuelle, la responsabilité des médias, la cybersécurité et les erreurs et omissions technologiques. »
L’avenir dira qui avait raison de Bessent/Erdogan ou du FT!
Le S&P 500 a progressé de 1,2 % (en hausse de 14,1 % depuis le début de l’année) et le Dow Jones de 0,9 % (en hausse de 7,5 %).
Le secteur des services publics a progressé de 3,4 % (en baisse de 1,7 %).
Le secteur bancaire est resté stable (en hausse de 3,9 %), tandis que le secteur des courtiers a progressé de 2,3 % (en hausse de 17,3 %).
Le secteur des transports a reculé de 1,0 % (en hausse de 14,1 %).
L’indice S&P 400 des Midcaps a peu varié (en hausse de 11,0 %), tandis que l’indice Russell 2000 des Small Cap a reculé de 0,9 % (en hausse de 13,1 %).
Le Nasdaq 100 a gagné 0,2 % (en hausse de 22,3 %).
Le secteur des semi-conducteurs a chuté de 4,3 % (en hausse de 77,5 %).
Le secteur des biotechnologies a reculé de 0,4 % (en hausse de 29,1 %).
L’or ayant gagné 53 dollars, l’indice HUI a progressé de 1,9 % (soit une hausse de 7,0 %).
SUR LES TAUX
Le taux des bons du Trésor à trois mois a clôturé la semaine à 4,0527 %.
Le rendement des obligations d’État à deux ans a reculé de quatre points de base à 4,79 % (en hausse de 131 points de base depuis le début de l’année).
Le rendement des bons du Trésor à cinq ans a baissé de quatre points de base à 5,02 % (en hausse de 129 points de base).
Le rendement des obligations du Trésor à dix ans a cédé trois points de base à 5,24 % (en hausse de 107 points de base).
Le rendement des obligations à long terme a baissé de deux points de base à 5,60 % (en hausse de 75 points de base). Le rendement des titres adossés à des créances hypothécaires (MBS) de référence de Fannie Mae a reculé de six points de base à 6,37 %(en hausse de 133 points de base).
AILLEURS
Le rendement des Bunds allemands a augmenté de deux points de base pour s’établir à 3,48 % (en hausse de 63 points de base). Le rendement des obligations françaises a reculé de deux points de base à 4,85 % (en hausse de 129 points de base). L’écart de rendement entre les obligations françaises et allemandes à 10 ans s’est resserré de quatre points de base à 137 points de base.
Le rendement des obligations italiennes à dix ans a baissé de trois points de base à 4,57 % (en hausse de 102 points de base depuis le début de l’année). Le rendement des obligations grecques à dix ans a reculé de six points de base à 4,41 % (en hausse de 97 points de base). Le rendement des obligations espagnoles à 10 ans a progressé d’un point de base pour atteindre 4,10 % (en hausse de 81 points de base).
Le rendement des Gilts britanniques à 10 ans a bondi de huit points de base à 5,44 % (en hausse de 96 points de base). L’indice FTSE des actions britanniques a progressé de 0,9 % (en hausse de 6,1 % depuis le début de l’année).
L’indice Nikkei 225 des actions japonaises a gagné 1,1 % (en hausse de 37,1 % depuis le début de l’année). Le rendement des obligations d’État japonaises à 10 ans (JGB) a reculé de huit points de base à 3,02 % (en hausse de 95 points de base depuis le début de l’année).
SUR LES ACTIONS
Le CAC 40 français a reculé de 1,2 % ( en baisse de 4,2 % depuis le debut de l’année).
L’indice allemand DAX a cédé 0,6 % ( hausse de 2,4 % ).
L’indice espagnol IBEX 35 a baissé de 0,3 % (en hausse de 10,0 % ).
L’indice italien FTSE MIB a chuté de 1,5 % ( en hausse de 10,7 % ).
Les marchés émergents ont affiché des performances mitigées.
L’indice Bovespa brésilien a bondi de 8,8 % (en hausse de 29,8 % ), et l’indice Bolsa mexicain a progressé de 2,4 % (en hausse de 2,7 % ).
Le Kospi sud-coréen a plongé de 5,4 % (en hausse de 57,2 %).
L’indice Sensex indien a regagné 0,8 % (en baisse de 15,0 % ).
L’indice de la Bourse de Shanghai a reculé de 0,7 % (en baisse de 3,9 % ).
L’indice turc Borsa Istanbul National 100 est resté quasiment stable (contre en hausse de8,9 % ).
SUR LE CREDIT
Les crédits de la Réserve fédérale ont augmenté de 3,9 milliards de dollars la semaine dernière pour atteindre 6 696 milliards de dollars, soit une expansion de 206 milliards de dollars sur 43 semaines.
Ils restent toutefois inférieurs de 2 194 milliards de dollars à leur pic du 22 juin 2022. Depuis la reprise du QE le 11 septembre 2019, les crédits de la Fed ont progressé de 2 969 milliards de dollars, soit 80 %.
Depuis le 7 novembre 2012 (726 semaines), ils ont augmenté de 3 885 milliards de dollars, soit 138 %.
Par ailleurs, les avoirs de la Fed de New York pour compte des détenteurs étrangers de titres du Trésor et de titres d’agences ont chuté de 16,2 milliards de dollars supplémentaires la semaine dernière pour s’établir à 2 851 milliards de dollars, leur plus bas niveau depuis août 2010. Les avoirs en dépôt ont reculé de 255 milliards de dollars sur un an, soit 8,2 %.
L’encours total des fonds monétaires a bondi de 72,3 milliards de dollars pour atteindre un niveau record de 7 964 milliards de dollars. Les MMFA ont augmenté de 578 milliards de dollars, soit 7,8 %, en glissement annuel, après avoir connu une hausse historique de 3,332 milliards de dollars, soit 72 %, depuis le 26 octobre 2022.
Le total des titres de créance à court terme (CP) a bondi de 78,9 milliards de dollars pour atteindre 1 486 milliards de dollars, un niveau jamais vu depuis 2009. Les CP ont progressé de 138 milliards de dollars, soit 10,3 %, sur un an.
Les taux hypothécaires fixes à 30 ans de Freddie Mac ont grimpé de 13 points de base supplémentaires pour s’établir à 7,40 % (en hausse de 110 points de base sur un an), un niveau jamais atteint depuis novembre 2023.
Les taux à 15 ans ont également progressé de 13 points de base pour atteindre 6,73 % (en hausse de 120 points de base), un autre niveau jamais vu depuis novembre 2023.
Selon l’enquête de Bankrate sur le coût des emprunts hypothécaires de grande envergure, le taux fixe à 30 ans a augmenté de 16 points de base pour atteindre un sommet en deux ans à 7,47 % (en hausse de 94 points de base).
SUR LES CHANGES
L’indice du dollar américain a progressé de 0,3 % sur la semaine pour s’établir à 102,213 (en hausse de 4,0 % depuis le début de l’année).
Du côté des hausses le real brésilien a progressé de 4,5 %, le rand sud-africain de 0,9 %, la couronne norvégienne de 0,5 %, le dollar australien de 0,4 % et la couronne suédoise de 0,3 %.
À l’inverse, le peso mexicain a reculé de 1,4 %, l’euro de 0,5 %, le yen japonais de 0,3 %, le dollar singapourien de 0,2 %, le franc suisse de 0,2 % et la livre sterling de 0,1 %.
Le renminbi chinois (sur le marché intérieur) a gagné 0,20 % face au dollar (en hausse de 4,41 % depuis le début de l’année).
SUR LES MATIERES PREMIERES
5 octobre – Bloomberg :
« Selon Joachim Nagel, président de la Bundesbank, la hausse des niveaux d’endettement public renforce la nécessité pour les banques centrales d’accroître leurs réserves d’or.
« La récente augmentation des rendements des obligations d’État mondiales a de nouveau accru l’attractivité relative des titres de créance », a-t-il déclaré.
« Parallèlement, la hausse des niveaux d’endettement a accru les inquiétudes quant au risque de crédit de ces actifs. De plus, les risques géopolitiques continueront probablement d’influencer les décisions de gestion des réserves.»
S’exprimant à Sorrente, en Italie, M. Nagel a conclu que « dans l’ensemble, la diversification vers l’or demeure un argument de poids » pour les banques centrales.
6 octobre – Bloomberg :
« La Chine a accru ses réserves d’or le mois dernier, prolongeant ainsi une série d’achats qui dure depuis près de deux ans, alors que les prix s’approchent des 4 000 dollars l’once. Les avoirs en lingots de la Banque populaire de Chine ont augmenté de 740 000 onces en septembre, marquant le 23e mois consécutif d’accumulation… La banque centrale, l’un des plus importants acheteurs d’or au monde, a intensifié ses achats ces derniers mois suite à la baisse des prix. »
L’indice Bloomberg des matières premières a progressé de 1,7 % (en hausse de 31,2 % depuis le début de l’année).
L’or au comptant a rebondi de 1,3 % à 4 194 dollars (en baisse de 2,9 %).
L’argent a gagné 0,8 % à 60,8224 dollars (en baisse de 15,1 %).
Le pétrole brut WTI a progressé de 74 cents, soit 0,8 %, à 91,85 dollars (en hausse de 60 %).
L’essence a reculé de 0,5 % (hausse de 92 %), tandis que le gaz naturel a bondi de 6,1 % à 3,22 $ (baisse de 13 %).
Le cuivre a progressé de 2,2 % (hausse de 18 %).
Le blé a baissé de 1,8 % (hausse de 32 %) et le maïs de 3,6 % (hausse de 9 %).
Le bitcoin a perdu 1 900 $, soit 2,2 %, pour s’établir à 82 600 $ (baisse de 5,7 %).
SuR L’INSTABILITE
6 octobre – Reuters :
« Les flux de capitaux des investisseurs vers les fonds monétaires ont considérablement ralenti cette année, entraînant une hausse des rendements des bons du Trésor et risquant de fragiliser les marchés face à des problèmes de financement à court terme. »
Selon les données de TD Securities, les entrées de capitaux dans les fonds monétaires n’ont totalisé que 158 milliards de dollars au cours des trois premiers trimestres de l’année, contre 823 milliards pour l’ensemble de l’année 2025 et 840 milliards en 2024. »
6 octobre – Yahoo Finance :
« La hausse des taux d’intérêt place les États-Unis sur une trajectoire de collision avec la nécessité de s’attaquer enfin à leur dette colossale, prévient Goldman Sachs. « Des taux durablement élevés augmenteraient les charges d’intérêts en pourcentage du PIB – un indicateur clé des sorties de trésorerie nécessaires au service de la dette – et porteraient le ratio dette/PIB à 132 % d’ici 2035, soit 10 points de pourcentage au-dessus de notre scénario de référence, ce qui accroît la probabilité qu’une réduction du déficit devienne nécessaire plus tôt pour stabiliser la dette », a écrit Pierfrancesco Mei, stratégiste chez Goldman Sachs… »
5 octobre – Bloomberg :
« Une importante migration d’actifs est en cours au Japon. Cependant, alors que les investisseurs réallouent leurs capitaux étrangers des obligations vers les actions et dénouent leurs opérations de portage financées en yens, ils aggravent également la crise de la dette souveraine française. Certains fonds de Sumitomo Mitsui DS Asset Management ont vendu la totalité de leurs obligations d’État françaises face aux inquiétudes concernant la situation budgétaire du pays, transférant ainsi des capitaux vers… » « Ils privilégient plutôt les obligations d’État allemandes, plus sûres, et les bons du Trésor japonais à court terme. Le Japon est l’un des principaux créanciers de la France, détenant 5,2 % de sa dette en 2025, selon la banque néerlandaise ABN-AMRO. »
4 octobre – Financial Times :
« Les investisseurs recherchent des stratégies pour protéger leurs portefeuilles d’une exposition excessive à l’IA, car les marchés financiers et l’économie américaine dans son ensemble dépendent de plus en plus de la santé de ce secteur en plein essor. Les marchés actions et obligataires américains sont de plus en plus concentrés sur les entreprises liées à l’IA. Plus des deux tiers des groupes composant l’indice Russell 1000 des grandes entreprises américaines sont liés à l’IA, soit directement, soit parce que cette technologie s’intègre à leurs modèles économiques, selon Citigroup… Parallèlement, les géants de la tech et les entreprises qui profitent de l’essor des dépenses en IA représentent environ 16 % du marché obligataire américain de haute qualité après une forte frénésie d’emprunts ces dernières années… »
8 octobre – Bloomberg :
« Les valeurs bancaires ont été les plus performantes d’Europe ces deux dernières années et étaient en passe de réaliser de nouvelles performances exceptionnelles en 2026. Le retour des inquiétudes concernant la dette française menace de freiner cette progression. Le secteur bancaire du Stoxx 600 L’action a chuté jusqu’à 2,2 % jeudi, s’ajoutant à la baisse de 3,3 % enregistrée mercredi et se dirigeant vers sa plus forte baisse sur deux jours depuis mars. Société Générale SA a perdu 26 % par rapport à son pic d’août, tandis que Deutsche Bank AG a dégringolé de 18 % par rapport à son plus haut niveau du mois dernier.
4 octobre – Financial Times:
« Les fonds de pension internationaux, qui gèrent des milliards de dollars, ont réduit leur exposition aux actions américaines, face aux inquiétudes croissantes concernant les valorisations élevées et la forte concentration des valeurs liées à l’IA sur le marché. De grands fonds, comme l’Australian Retirement Trust (ART), qui gère environ 260 milliards de dollars américains, la Caisse de retraite canadienne (388 milliards de dollars) et le People’s Pension britannique (45 milliards de livres sterling), sont sous-pondérés par rapport aux indices de référence mondiaux… Une poignée de géants de la tech et de l’IA, dont Nvidia, Alphabet et Microsoft, ont tiré la hausse de l’indice S&P 500 ces dernières années, poussant la concentration du marché américain à un niveau record. »
LE CREDIT AUX ETATS UNIS
5 octobre – Financial Times : « La forte chute des obligations d’État américaines commence à se répercuter sur le monde des entreprises, les obligeant à revoir leurs plans d’emprunt et faisant même planer le spectre de défauts de paiement parmi les entreprises les moins bien notées.
Les coûts d’emprunt pour les entreprises ayant les notations de crédit les plus basses ont atteint ce mois-ci leur plus haut niveau depuis mai 2020, à 17 %, sous l’effet de la hausse des rendements des bons du Trésor à des niveaux pluriannuels et des exigences accrues des investisseurs en matière de rémunération des prêts accordés à ces entreprises.
La prime de risque pour les entreprises notées C ou moins a atteint 12 points de pourcentage, son plus haut niveau depuis 2022. Les analystes ont indiqué que les entreprises ayant des prêts à taux variable et celles qui doivent refinancer leur dette dans les prochains mois sont les plus exposées aux risques liés à la vente massive d’obligations d’État, qui a propulsé la semaine dernière le rendement de l’obligation du Trésor à 10 ans à son plus haut niveau depuis 2002. « Les investisseurs exigent de plus en plus une meilleure rémunération pour la prise en charge du risque de crédit des entreprises », a déclaré James Reilly, économiste senior des marchés chez Capital Economics.
5 octobre – Wall Street Journal :
« Un nombre croissant d’acheteurs d’immobilier commercial menacent d’annuler des transactions récentes si le vendeur ne propose pas de meilleures conditions. La hausse rapide des taux d’intérêt est en cause. Les investisseurs qui ont accepté un prix d’achat en début d’année, lorsque le financement était moins cher, exigent désormais des baisses de prix ou d’autres concessions avant la conclusion de la vente. Cette insistance sur la renégociation des contrats a commencé lorsque les rendements obligataires ont commencé à augmenter à la fin de l’été… « Les taux ont augmenté il y a quelques jours à peine et je reçois déjà des appels où l’on parle de renégociation », a déclaré Jeff Powers, directeur général chez Cushman & Wakefield, le mois dernier. Le délai habituel de six à douze mois entre la signature d’un contrat par un acheteur et la finalisation de la vente peut avoir un impact considérable sur les coûts de financement lorsque les taux d’emprunt augmentent aussi rapidement qu’actuellement. »
6 octobre – Bloomberg :
« La part des prêts à effet de levier en grande difficulté a atteint des niveaux inédits depuis le début de la pandémie, le secteur technologique étant le plus touché. C’est ce qu’affirment les stratèges de JPMorgan…, qui… ont écrit que la valeur des prêts se négociant à moins de 60 cents pour un dollar, soit des niveaux de grande difficulté, est passée de 40 milliards de dollars il y a un an à 65 milliards de dollars, son plus haut niveau depuis mars 2020.
Les prêts à effet de levier en difficulté, c’est-à-dire ceux se négociant à 80 cents pour un dollar ou moins, sont également en hausse, totalisant 139,8 milliards de dollars, soit une augmentation de près de 90 % au cours des 12 derniers mois et seulement 4 milliards de dollars de moins qu’un pic atteint en mai 2020, ont écrit des stratèges, dont Nelson Jantzen… »
7 octobre – Bloomberg :
« Un organisme de prêt américain spécialisé dans les prêts aux étudiants internationaux a cessé ses activités après avoir perdu l’accès à de nouveaux financements, marquant ainsi l’une des… » Les faillites d’entreprises les plus importantes déclenchées par la politique d’immigration restrictive de l’administration Trump. La société Mpower Financing était devenue fortement dépendante d’emprunteurs de plusieurs pays africains, notamment du Zimbabwe…