L’Acte unique européen : une grosse erreur française
En 1986, la France a signé l’Acte unique européen.
Ce texte visait à créer un vrai marché unique en Europe avant 1993. L’une des grandes libertés qu’il a apportées, c’est la libre circulation des capitaux : l’argent peut désormais aller facilement d’un pays à l’autre, presque sans obstacles.
La France a accepté ça. Mais en même temps, elle a gardé ses impôts très élevés sur le capital, ses charges sociales lourdes et son modèle social.
C’est là que le problème commence.
Dans une économie capitaliste, ce qui fait avancer les choses, c’est le profit. Si vous taxez trop le capital, les entreprises et les investisseurs gagnent moins. Et comme l’argent peut maintenant partir librement, il part. Il va dans des pays où on le taxe moins, où c’est plus simple, ou il se contente de placements qui ne créent pas vraiment d’emplois ni d’industrie.
Un pays comme la France, qui reste ouvert au monde entier et au marché européen, mais qui continue à surtaxer le capital, se tire une balle dans le pied.
On ne peut pas avoir les deux en même temps : ouverture totale des frontières pour l’argent + fiscalité très lourde. L’un annule l’autre.
C’était un choix incohérent.
Soit on gardait le contrôle sur les mouvements de capitaux pour pouvoir taxer comme on voulait, soit on ouvrait tout et on baissait vraiment les impôts sur le capital pour rester attractif.
On a fait les deux à moitié.
Résultat : le capital fuit, l’industrie se fragilise, et on se plaint ensuite que ça ne marche plus.Quarante ans plus tard, on voit encore les conséquences. L’Acte unique n’était pas obligatoire. C’était une décision. Et la garder avec le modèle français de l’époque, c’était une très mauvaise idée. Et vouloir encore augmenter les impôts en est une encore plus stupide.