Le journal qui représente l’industrie de la finance « révèle » que les dirigeantsde la BCE rencontrent régulièrement les banquiers privés. Il se fiche de nous! Le FT a pour mission de protéger la financiarisation du monde. Il est le vecteur, plus encore que le WSJ, de cette financiarisation. Le WSJ est un peu plus du côté de la production de richesses, le FT lui est délibérement du coté du capitalisme anglo-saxon qui s’enrichit sur les mouvements de capitaux, sur l’arbitrage, les recyclages et les différences de valeurs. Il est l’apôtre de la collusion entre les Banques Centrales, les Banques, le Shadow les marchés, il les sert. Il suffit de lire régulièrement ses opinons éditoriales.
Tout le monde sait que la politique des banques centrales est captive; captive des banques, du shadow et des marchés. Les Banques Centrales ont besoin d’informations internes priviliégiées sur ce qui se passe sur les marchés, dans les comités stratégiques et dans la tête des barons de la finance. Elles ont besoin que leur impuslions soient comprises et transmises. Elles ont peur de surprendre, de prendre à contre-pied les gros intervenants. Joueraient-elles contre ceux qu’elle a du sauver en 2009? Bien sur que non. Souvent , elles leur confient leurs ordres, comme acheter des titre sur les marchés dans le cadre des QE. Bref, tout le monde collabore, tout le monde déjeune et couche avec tout le monde.
Il ne peut en être autrement, puisque le Système est conçu ainsi, comme une impulsion dirigiste donnée par les Banques Centrales mais inspirées par les Banques privées, impulsion que le système bancaire doit, chacun avec ses intérêts et spécificités, transmettre. Dont-t fight the Fed c’est la règle et elle est réciproque.
Bien sur, cela est scandaleux dans le principe, mais tout le monde le sait depuis la crise; on a crée un monde dissymétrique pour que les banques se renflouent et accompagnent la politique de « kick the can » . Il faut bien que cette collusion se concrétise et le fait qu’elle se fasse sur l’oreiller ou à table n’a rien que de très normal.
Le FT veut nous faire croire que c’est exceptionnel, il veut nous faire croire que, si on excepte les maladresses qu’il rapporte, tout est propre, moral.
Le FT lave plus blanc.
« The Financial Times reports that, based on details revealed by a freedom of information request, key members of the ECB’s Executive Board held private meetings with banks in the days ahead of crucial monetary policy meetings and announcements. For example, the findings show that Benoît Cœuré and Yves Mersch met people for UBS the day before the monetary policy meeting on the 3rd and 4th of September 2014. Cœuré also met BNP Paribas on the day of that meeting as well as with Blackrock the day before a monetary policy meeting in March this year. While there is no suggestion that market-sensitive information was released in these meetings, the proximity to important monetary policy decisions has raised concerns. The ECB has already announced that it will publish the diaries of Executive Board members with a three-month delay ».
Le FT laverait-il plus blanc que blanc ?
http://www.ft.com/cms/s/0/cf89061a-80ab-11e5-8095-ed1a37d1e096.html#axzz3qVhW3hKG
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