Bernanke a encore frappé

Article Bruno Bertez du 20 janvier 2016
Titre : Bernanke a encore frappé

Tant qu’il n’y a pas de sanction, « ils » peuvent continuer à nuire. C’est la raison pour laquelle nous ne cessons de stigmatiser le système généralisé de tiers-payants et l’incurie des peuples. Nos pseudo-démocraties sont incapables de punir, de châtier les nuisibles. Ils se pavanent, roulent  dans des véhicules avec chauffeurs, profitent de gardes du corps, ne paient quasi-rien de  leurs dépenses courantes et, en plus, ils touchent pour nous raconter des idioties. Il faudra attendre les jugements de l’histoire pour enfin remettre les choses et les gens à leur place.

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« I don’t think China’s economic slowdown is that severe to threaten the global economy, » said Bernanke at the Asian Financial Forum held in Hong Kong.

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Bernanke continue d’affirmer, contre tout bon sens et contre toute logique économique, que le ralentissement chinois n’est pas sévère au point de menacer l’économie globale. Comment peut-on dire cela, alors que la Chine a été le moteur de la croissance des dix dernières années, que c’est la seconde économie du monde et qu’elle est très ouverte sur l’extérieur par des importations de matières premières et par l’endettement de ses grandes firmes? LE FMI vient de dire exactement le contraire de ce qu’affirme Bernanke.
Le FMI craint une contagion et des débordements: « international spillovers through trade, commodity prices, and waning confidence. »

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Et Bernanke continue avec son mirage de « savings glut », au mépris de toute la science économique qui soutient, depuis Keynes, à juste titre, que dans une économie basée sur le crédit, l’épargne est secondaire et ne joue pas un rôle central. De toutes façons, le supposé « savings glut » est en train de s’effondrer avec la chute des réserves des pays excédentaires et l’effondrement des ressources des producteurs de pétrole; il y a de  moins en moins de surplus à employer et les SWF vendent leurs actifs au lieu d’en acquérir de nouveaux.

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Le concept de « savings glut » est une création politique, idéologique, qui a été implantée lors des années Greenspan pour faire croire que c’était la Chine qui était responsable des déséquilibres mondiaux par son épargne et par son change trop bas, et ainsi exonérer les USA de leur mauvaise gestion et surtout leur excès de consommation/insuffisance d’épargne.

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Il soutient l’insoutenable à savoir que les dettes de 28 trillions du système chinois n’ont pas d’importance car ce sont des dettes internes; il n’a qu’à aller voir ce qui se passe dans les banques en Asie, regarder les liquidités  et singulièrement à Hong Kong pour voir si cela n’a pas d’importance. Les banques chinoises ne sont pas isolées, elles sont insérées sur le marché mondial et ce encore plus sur les marchés de la zone. Par ailleurs, les fuites de capitaux colossales en provenance de Chine ont une importance déterminante sur l’ensemble du monde depuis deux ans. Enfin, qui peut songer qu’une crise ouverte aigué de la dette chinoise serait sans conséquence sur le change du Yuan et les partenaires et concurrents de la Chine?

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