Les Etats-Unis encore loin du plein emploi

Le taux de chômage aux USA n’a guère varié depuis septembre 2015, on est et reste autour des 5%; il n’y a par ailleurs aucune indication d’accélération des gains horaires ou des salaires en général.

L’emploi US n’est en rien ce que disent les médias dominants et il ne constitue par conséquent pas les fondations d’une reprise économique vigoureuse. Celle ci provient du crédit point à la ligne.

Les gains horaires réels du dernier trimestre n’ont progressé que de 1,1% , en comparaison année sur année et sont en contraction par rapportau  troisième trimestre.  La cause en est l’inflation et plus particulierement le CPI énergie. Bref, le pétrole. Au lieu de pointer dans le sens de la reflation souhaitée par les autorités, ces chiffres au contraire pointent vers « les vents contraires »: la hausse des commodities et du pétrole agit comme un frein sur le pouvoir d’achat. Eh oui, il faut savoir ce que l’on souhaite!

La réalité de l’emploi américain est qu’il reste collé dans une sorte de marasme masqué par des chiffres officiels peu significatifs et l’escamotage des bases de comparaison: on perd la mémoire des temps anciens.

Il suffit d’avoir un peu de mémoire et de se reporter aux séries de long terme, pour se rendre compte de ce que c’est qu’un emploi « fort »  ona en quelqque sorte eprdu la notion de ce que c’est un bon marché du trvail et de bons salaires.

Les chiffres officiels, le taux de chomage et toutes les contorsions politiciennes ne servent qu’à une chose, masquer le fait que l’emploi n’est plus ce qu’il était et que les outils pour le mesurer sont inadéquats.

Il est évident que la Fed a intérêt en termes de relations publiques à faire croire qu’elle a servi à quelque chose et que les résulats sont là. L’ennui est que c’est faux et que si elle s’avise de considérer que « le slack », les capacités de productions inutilisées se sont contractées, et qu’elle monte les taux, elle va commettre une erreur. Le slack est toujours là.  Si il n’était plus là, l’emploi aurait une autre allure.

L’ Employment Cost Index, le coût du travail , qui est un coût complet, très significatif ne varie d’ailleurs pas, ce qui corroborre l’analyse. Nous ne sommes pas, sous l’aspect des salaires, à la veille ou aux début d’une accélération inflationniste.

La Fed, dans ses relations publiques utilise le terme de « solide » pour qualifier le marché du travail et son évolution, c’est un abus de langage!

Un graphique intéressant de Lazard asset management qui ventile l’inflation 

 

 

 

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