Nous avons avancé il y a quelques jours l’hypothèse que la cote de Fillon semblait vouloir se stabiliser et trouver un plancher. Nous avons , volontairement employé un langage boursier, presque un langage de chartiste. En matière politique, nous sommes en présence de phénomènes de foules et l’analogie n’est pas dépourvue de justesse, Fillon était comme on dit: « survendu ». En sens inverse, Macron était: « suracheté ». Nous émettons l’hypothèse que Macron est peu une baudruche, une coqueluche temporaire qui fait illusion avant des reclassements plus sérieux. Sa cote, toujours comme en Bourse, manque de profondeur.
Fillon fait de nouveau jeu égal avec Macron dans les intentions de vote pour le premier tour de l’élection présidentielle, derrière Marine Le Pen.
Selon le sondage quotidien de l’Ifop pour Paris Match, iTELE et Sud Radio, publié vendredi, le candidat de droite et l’ancien ministre de l’Economie sont crédités de 18,5% des voix et la présidente du Front national de 26%.
Macron perd un point en 24 heures, confirmant ce que nous pensions, qu’il n’est pas parvenu à profiter des déboires de son rival de droite pour faire le break. Cette fois, l’analogie est sportive.
Le candidat socialiste Benoît Hamon (14%) et celui de la « France insoumise », Jean-Luc Mélenchon (11,5%), stagnent. A eux deux, ils totalisent 25,5% et conformément à notre pronostic, la question de la fusion se pose. On nous dit qu’il y a des conversations sérieuses qui sont engagées sur ce point.
Toujours il y a quelques jours, nous avons écrit dans ces colonnes:
La gauche première peut l’emporter nettement aux présidentielles, il suffit que Mélenchon se retire; si il s’efface positivement, c’est à dire en faveur de Hamon, l’essentiel de ses 10% se transfère sur Benoit Hamon lequel est revenu sur des idées de gauche première compatibles avec une vraie Union de la Gauche.
Le candidat socialiste est tombé à gauche, ce n’est plus comme le dit Mélenchon un « solférinien » , Il est plus à gauche que le Hollande que Mélenchon a soutenu en 2012.
Par ailleurs tout le monde sait qu’il n’y aucun danger Front National , c’est un épouvatail qui ne passe pas au second tour second tour faute d’alliés , tout l’argumentaire de Mélenchon tombe à l’eau. Et si il refuse de fusionner avec Hamon sa carrière est quasi finie car il aura l’image de quelqu’un qui a fait perdre la gauche alors qu’elle était en situation de l’emporter.
Le duo Hamon/Mélenchon vire en tête ou à égalité avec Marine au premier tour! C’est possible! Benoit Hamon plus Mélenchon mettent Macron hors jeu et face à Marine Le Pen l’Union de la gauche gagne. Ainsi la France se trouve « enfin » gouvernée par des eurosceptiques ou euroincompatibles.
La claque pour le patronat avec ses deux fers au feu, Macron le progressiste et Fillon le conservateur est cinglante. Bravo Gattaz! Situation incroyable le Medef/Ethic avec ses deux candidats Macron et Fillon n’est même pas présent au second tour, une claque mémorable. Dans le passé au CNPF, il y avait de vrais stratèges politiques… avant qu’ils ne soient virés. Le Medef/Ethic n’a rien compris au jeu d’une élection quadripolaire.
Mélenchon a la clef et la responsabilité de l’élection. Si nos calculs sont exacts, les pressions populaires vont devenir fortes sur Mélenchon.
Le sondage quotidien d’Opinionway-Orpi pour les Echos et Radio Classique, qui ne prend pas en compte l’hypothèse Bayrou , place également François Fillon et Emmanuel Macron à égalité, à 20% des intentions de vote, derrière Marine Le Pen (26%).
Selon cette enquête réalisée auprès de 1.605 personnes interrogées du 14 au 16 février, Emmanuel Macron perd également un point en 24 heures et Benoît Hamon est stable à 16%, devant Jean-Luc Mélenchon, en hausse d’un point à 13%. Leur total fait 29%, confortable même si il y a des déchets.
Dans ces deux sondages, la candidate du parti issu du Le Penisme serait battue dans tous les cas de figure au second tour.
Selon celui d’OpinionWay, l’ex-ministre de l’Economie serait élu avec 60% des suffrages et François Fillon 57%. Selon celui de l’Ifop, leurs scores seraient respectivement de 62% et 56%.
« Malgré la prégnance du ‘Penelopegate’ dans les conversations des Français et le brouillage autour de sa campagne, François Fillon est parvenu cette semaine à stopper l’hémorragie électorale, voire à progresser légèrement », commente l’Ifop dans sa synthèse de la semaine. L’effet de « nouvelles » sur Fillon se dissipe un peu, comme cela est habituel, après le choc, vient toujours la correction.
L’évolution dans les intentions de vote se reflète également dans les « souhaits de victoire », qui s’érodent, concernant Emmanuel Macron, dans les deux enquêtes.
Selon Opinionway, l’ancien ministre de l’Economie a reculé en fin de semaine dans les souhaits de victoire pour se situer à égalité avec Marine Le Pen à 21%. François Fillon remonte pour sa part à 19%, devant Benoît Hamon (15%).
Selon l’Ifop, la présidente du FN prend la tête des souhaits de victoire (20%) devant Emmanuel Macron (18%, -3 points par rapport à la semaine dernière) et François Fillon (17%).
Les marchés ont pris note de la situation nouvelle et du « risque » Hamon+ Mélenchon.

Les taux à 10 ans sont à 1,05%, le spread avec l’Allemagne se dilate. L’euro fléchit. le Cac 40 contreperforme sous la conduite des bancaires.
En Prime: Hamon cible Macron
Benoît Hamon a qualifié vendredi de « confus » et « troubles » les propos d’Emmanuel Macron, en particulier sur les questions sensibles (?) de la colonisation et du mariage homosexuel.
Les deux anciens ministres sont candidats à l’élection présidentielle, le premier après avoir choisi à l’issue de la primaire du PS, le second sur une ligne « ni de droite ni de gauche ». « Courir plusieurs lièvres électoraux à la fois vous amène à avoir des propos qui sont confus, indécis, finalement assez troubles », a déclaré Benoît Hamon sur franceinfo à propos de son ancien collègue du ministère de l’Economie.
Il s’est en particulier étonné des propos d’Emmanuel Macron dans un entretien à L’Obs, où il a considéré que les opposants au mariage homosexuel avaient été « humiliés » par le gouvernement.
Au moment de ce débat porté par la ministre de la Justice, Christiane Taubira, Benoît Hamon était ministre et Emmanuel Macron conseiller de François Hollande à l’Elysée.
« Christiane Taubira se faisait insulter, recevait des bananes, on dénonçait des sodomites dans les manifestations et je n’ai eu pas le sentiment d’avoir à faire à des hommes et des femmes qui étaient humiliés », a dit Benoît Hamon.
« Je respecte la position de ceux qui étaient contre mais je ne respecte pas, par contre, et je condamne fermement tout ce que j’ai entendu autour de ces manifestations », a-t-il ajouté. « Retourner l’évènement au point de laisser entendre que les personnes humiliées étaient celles qui étaient contre le mariage pour tous, je ne comprends pas. »
Benoît Hamon a aussi dit son incompréhension face aux propos d’Emmanuel Macron qualifiant la colonisation de « crime contre l’humanité », qui ont provoqué un tollé à droite et à l’extrême droite. nous vous rappelons que les socialistes avec Jules Ferry étaient d’ardents colonisateurs, voir le remarquable ouvrage « 1885, le tournant colonial de la République », La Découverte. On constate dans cet ouvrage compilé par Manceron que Jules Ferry, le socialiste, y défendait l’idée d’une « colonisation républicaine au nom du droit des races supérieures vis à vis des races inférieures » Rien de moins!
« Nous sommes sur des questions beaucoup trop graves pour qu’on jette des mots comme cela », a dit Benoît Hamon. « Crime contre l’humanité, ce n’est pas juste une formule. Ça renvoie à d’autres réalités : à la traite des Noirs, à la Shoah. »
« Avant de dire ‘crime contre l’humanité’ il faut pouvoir dire que l’on assume les conséquences de cela. Je ne sais pas si Emmanuel Macron les assume. En tout cas, moi, je me refuse à me lancer aujourd’hui sur ce terrain-là ».
« Oui, c’est un fardeau qui pèse sur nos épaules, oui, il faudra que nous fassions davantage la lumière sur la responsabilité qui a été celle de la France durant la colonisation, ce n’est pas simple », a-t-il dit.
« Je n’écarte rien mais je ne m’engage pas sur ce terrain-là, à l’aventure, avec des mots que je jetterais comme cela », a-t-il ajouté à l’adresse d’Emmanuel Macron. « Tous ces mots ont des conséquences ».
Taubira salue une gauche de combat !
L’ancienne Garde des Sceaux Christiane Taubira, présente à l’investiture de Benoît Hamon à la Mutualité à Paris ce dimanche, a pris la parole pour la première fois, plusieurs semaines après avoir laissé entendre qu’elle jouerait un rôle dans la présidentielle.
Juste avant le discours du désormais candidat du Parti socialiste, Christiane Taubira a estimé que Benoît Hamon sonnait « la reconquête des cœurs et des esprits ». « Nous allons redevenir une gauche de combat, plutôt qu’une gauche de constat », a-t-elle poursuivi, estimant que la gauche est « bien décidée à faire face » parce qu’elle « a conscience des dangers qui nous menacent, des défis qui sont devant nous ».
« Nous sommes dépositaires des avancées démocratiques, des conquêtes sociales et des progrès civiques, qui nous viennent de la Révolution, du Front Populaire, de la législature Mitterrand, de la législature Jospin, et même de celle qui s’achève », a lancé à la tribune l’ancienne Garde des Sceaux.
« Tu est notre fierté »
Avant même d’avoir pris la parole, Christiane Taubira a été longuement applaudie par l’ensemble des militants socialistes présents à l’intérieur de la Mutualité. Plusieurs d’entre eux ont notamment agité des drapeaux arc-en-ciel au moment où elle est montée sur l’estrade, en référence à la loi sur le mariage homosexuel qu’elle a portée. Très touchée, l’ancienne ministre de la Justice a remercié l’ensemble des personnes présentes, qui « ont toujours été là » selon elle.
Hamon l’européiste.
Hamon est européiste, tout en proposant des mesures inacceptables dans le cadre de l’UE, en particulier sur le plan de la dette et des déficits. Objectivement il est du coté de Mélenchon, mais il refuse de le reconnaitre: PS oblige! D’ou vient l’argent!
Alors que Jean-Luc Mélenchon annonce dans son programme qu’il faudra dès sa victoire à l’élection présidentielle cesser de respecter les traités européens, « moi, je ne le souhaite pas », a poursuivi l’ancien ministre de l’Education.
« Je souhaite qu’il y ait un nouveau traité budgétaire européen, qui permette une régulation politique et démocratique de la zone euro », a-t-il ajouté, en précisant que ce projet de traité, qu’il a confié à l’économiste Thomas Piketty, serait présenté « dans quelques semaines à nos partenaires allemands ».
L’échec de François Hollande, qui avait promis une renégociation du traité budgétaire européen lors de sa campagne électorale de 2012 avant de se heurter à un refus allemand, a contribué à creuser les divisions au sein de la gauche sur les dossiers européens pendant son quinquennat. La question européenne déchire la gauche depuis le rejet par les Français du projet de Constitution européenne en 2005.
Jean-Luc Mélenchon a quant à lui sommé Benoît Hamon de choisir entre la vague « dégagiste » qu’il porte et le « sauvetage de l’ancien monde » voulu selon lui par le Parti socialiste.
Pour tenter de rassembler la gauche, a poursuivi Benoît Hamon, « je souhaite prendre une initiative qui fasse l’inventaire de ce qui aujourd’hui peut nous rassembler, autour de la question européenne, de la question démocratique, de la question écologique, de la question sociale donc du travail, et de voir dans quelles conditions et en toute transparence nous pouvons en discuter ». Là nous sommes dans l’enfumage Hollandiste.
Cambadélis, a suggéré lundi qu’il serait mieux que Jean-Luc Mélenchon renonce. « Comment peut-il, à 10%, 11%, 12% espérer être majoritaire à lui seul ? », s’est-il interrogé.
Mais il n’y a aucune chance que Jean-Luc Mélenchon renonce, assure un ministre, en expliquant que Benoît Hamon ne vise pas directement Jean-Luc Mélenchon mais ses électeurs et une partie de ses soutiens.
« L’idée de Hamon, c’est de siphonner les voix de Mélenchon et de Jadot pour faire une pression assez forte sur Jadot et sur Laurent », explique ce ministre, à propos du candidat d’Europe Ecologie-Les Verts, Yannick Jadot, et du numéro un du Parti communiste, Pierre Laurent.
Des discussions sont en cours entre les deux hommes… « Nous nous sommes parlés et nous allons encore nous parler aujourd’hui », a ainsi déclaré Benoît Hamon, au micro de ‘France Info’, vendredi matin.
« Nous devons discuter des conditions dans lesquelles ce rassemblement est possible et quel est au bout du compte, entre Jadot (candidat EELV, ndlr), Mélenchon et moi-même, le mieux à même de représenter la gauche », a-t-il souligné.
A l’occasion d’un meeting qui s’est tenu mercredi à Strasbourg, Jean-Luc Mélenchon a indiqué avoir proposé aux deux hommes « un rendez-vous la semaine prochaine, soit vendredi, soit samedi, soit dimanche. C’est moi qui fixe la date ». Le candidat fera toutefois preuve de prudence… « Mais on ne me refera pas une deuxième fois le coup du discours du Bourget », a-t-il prévenu, en référence au discours tenu par François Hollande en 2012 sur « la finance, mon ennemie » et à ses promesses non tenues de renégocier le traité budgétaire européen… « Ce que je demande, c’est une garantie de bonne foi », a-t-il dit avant de récuser la perspective d’une candidature unique, sauf si c’est la sienne.
D’après un sondage Odoxa pour ‘France Info’, 63% des Français pensent que les deux candidats doivent faire la course à l’Elysée, car il n’y a aucune raison que l’un se désiste au profit de l’autre.
En revanche, 44% des sympathisants de gauche plaident pour un désistement de Jean-Luc Mélenchon au profit de Benoît Hamon, contre 40% qui souhaitent le maintien des deux candidats…
« La Gauche » et son « unite / Macron, n’est en rien une attaque au patronat.
Bien au contraire
Il faudra que les électeurs comprennent l’histoire
Et les plate-formes PS , Meluche, lol , ca c ‘est fastoche
Hé! Les collabos de tous pays et de France en particulier, nous savons ce que vous êtes
Nous savons ce que vous œuvrez
Nous avons vos noms, vote Ceta précédent
Vous vous êtes faits désinscrire , vous avez démissionné pour que vos votes de traitres ne vous soient pas imputés
Mais le lendemain, vous étiez de retour
Dites que j’ai tort
LOL ..,
Nous, le peuple, nous vivons notre survie contre nous
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