Chacun sa vérité, la référence à la vérité disparait de nos sociétés.

Chacun sa « verité », tout dépend du camp: qui croyez vous? On croit en fonction … de ses opinions , il y a matière à reflexion, non? Le biais de confirmation de ses proprers opinions est devenu colossal, toutes les études le montrent. Les ravages du relativisme ne font que commencer, ils vont disloquer nos sociètés.

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3 réflexions sur “Chacun sa vérité, la référence à la vérité disparait de nos sociétés.

  1. Bonsoir,
     » Les ravages du relativisme ne font que commencer « .
    Les effets du relativisme discernables dans leurs manifestations toxiques datent de la soi-disant Renaissance. Un synonyme politiquement correct de relativisme est « modernité ». C’est sympa la modernité ! Qui est contre ?! Le terme modernité vient du latin « modus », que l’on peut traduire si l’on veut (entre autres sens) par « mode » : comme il y a les tripes à la mode de Caen, il y a celles à la mode de Lyon, etc. Il n’y a pas de hiérarchie de valeurs entre elles : chacun, légitimement, « est pour » celle qu’il veut ! Jusque-là, rien à dire. Car il s’agit de choix de nature subjective, qui n’ont de fondement que dans le sujet (celui qui les mange).
    L’escroquerie a commencé en appliquant cette idée aux réalités objectives, fondées dans l’objet, l’être réel qui est ce qu’il est, indépendamment du sujet qui le regarde ou y pense : telle pierre, tel chat, la lune, le bien, le mal, etc.
    Cette entourloupe a été conduite intentionnellement, secrètement, lentement, savamment et même de haute science. Elle a nécessité la collaboration de l’élite intellectuelle de la Renaissance et des siècles qui ont suivi et qui sont les personnages que l’Ecole fait aduler (au sens propre : d’un amour de dulie, réservé aux saints), en particulier Descartes et son fils Kant, lequel définit le moule de pseudo-philosophie réglementaire depuis au moins 150 ans.
    Dans quel(s) but(s) ?
    Il sont de deux types : a/ dans l’ordre naturel concret et b/ dans l’ordre surnaturel, le premier étant comme toujours au service du second.
    – a/ Être Kalife à la place du Kalife en le discréditant ; rendre en apparence légitime ce qui ne l’est pas pour en profiter en tous les sens du terme. Exemple parfait : la Réforme en Allemagne.
    – b/ Il est impossible d’exposer en quelques lignes, même à grands traits, le motif surnaturel. C’est cependant toujours la même idée : faire croire que ce qui n’est pas, est. La pseudo-religion des perpétrateurs (terme emprunté à Soljénitsyne) est le panthéisme (tout est dieu, donc moi aussi !) et, ultimement le culte du démon. Certains vont arrêter ici la lecture, mais de grâce qu’ils réfléchissent un peu : la négation du principe d’identité (une même assertion ne peut, sous le même rapport, être à la fois vraie et fausse), qui est la base du relativisme est de nature complètement diabolique. Qu’ils relisent le ch. III de la Genèse et qu’ils observent les logos des marques commerciales : l’antique serpent n’y est-il pas souvent symbolisé ?
    Qui potest capere capiat !

    E. S.

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    1. Très intéressant. Entreprise de longue haleine, dites-vous, et que personnellement je suis porté à faire remonter à l’époque de la naissance des États, avec le triomphe du NOMINALISME.
      La Renaissance et ses élites, certes, ont joué un rôle central, mais la Renaissance (comme son antipode le « moyen-âge ») n’est-elle pas une invention des Lumières ? La responsabilité de celles-ci, dans la droite ligne du relativisme de Hobbes (lire le début du Léviathan !) est colossale. Dans la suite des Lumières, Kant évidemment, l’incontournable depuis 2 siècles. Puis la grande supercherie du XXe : faire passer la relativité pour la généralisation SCIENTIFIQUE du relativisme, alors qu’Einstein s’est largement opposé aux relativistes. Etc. etc.
      Et aujourd’hui le VIRTUEL qui remplace le RÉEL, à juste titre puisqu’il n’y a plus de réalité que celle qui est fabriquée par les États, s’appuyant sur la subjectivité générale (démocratie).

      VITAM IMPENDERE VERO

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  2.  » … avec le triomphe du NOMINALISME ».

    Bien-sûr, et le nominalisme a commencé à poindre dans le silence de certains monastère à l’aube du second millénaire (voir Etienne Gilson). Peut-être convient-il de rappeler en quelques mots de quoi il s’agit, et de son pays de prédilection, l’Angleterre. On sait qu’en anglais, on ne dit pas « Pierre est boulanger » mais « Pierre est UN boulanger ». Cette petite différence linguistique qui peut sembler anecdotique trahit en réalité deux doctrines philosophiques radicalement différentes. Dans le premier cas, on affirme que Pierre possède les notes : aptitude à faire du pain, connaissances et savoir-faire particuliers, etc. qui définissent un concept propre. Dans le second, on affirme simplement que Pierre appartient à un ensemble d’individus qui se trouvent fabriquer et vendre du pain et auxquels, pour des raisons pratiques, on va donner un nom (nomen en latin, qui a donné nominalisme), mais en aucune façon, on ne considère qu’il existe une essence « boulanger ».
    Pourquoi ? Les nominalistes considèrent que la réalité est radicalement inaccessible à l’homme. C’est la base de l’idéalisme (l’homme ne peut sortir du monde « des idées »), qui s’oppose au réalisme modéré d’Aristote et saint Thomas d’Aquin (l’homme peut connaître quelque chose de la réalité, même si c’est incomplètement et imparfaitement).
    En dépit des apparences, la première doctrine est une doctrine de COMBAT contre la réalité et la vérité (adéquation entre le réel et l’image mentale que l’esprit en forme). En particulier, l’idéalisme (Kant & succ.) nie l’existence d’une nature humaine immuable. D’où les idéologies comme le communisme et le libéralisme (qui ne vaut pas mieux). Ces idéologies ne sont sensées n’être que des « idées », mais elles sont destinées à combattre le réel, qu’elles sont contraintes de MARTYRISER pour FAIRE CROIRE à leur réalité.
    Nous sommes bien là au coeur même de la révolte de l’homme contre son Créateur. La guerre des Fake News n’a pas commencé en 2016 mais avec le péché originel (tout est dit dans le ch. III de la Genèse).
    Je revoie aux ouvrages de philosophie traditionnelle (Jolivet, Gardeil O.P., Collin, de Tonquédec, Marcel de Corte, etc.). Pour commencer, je recommande le petit livre de Maritain première époque (il a mal fini !) : Elements de philosophie, I. Introduction générale à la philosophie, Téqui Editeur.

    P.S. Pour l’anecdote, le véritable père de la théorie de la relativité restreinte, n’est pas celui que l’on pense, mais H. Poincarré (je sais de quoi je parle pour avoir travaillé il y a bien longtemps sur ses archives qui se trouvaient sous les toits de l’Institut qui porte son nom.). Que de bêtises n’ont-elles pas été dites sur la relativité par certains auteurs conservateurs animés de bonnes intentions mais qui ne savaient pas de quoi ils parlaient et qui ignoraient tout de la philosophie des sciences. Mais c’est un autre sujet, relativement (!) secondaire par rapport au MAL philosophique absolu dont nous parlons ici et qui s’appelle équivalemment relativisme, nominalisme, idéalisme, kantisme, CARTESIANISME (eh oui !), etc.

    Meilleurs sentiments à tous,

    E. S.

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