Editorial. La parole des gens d’en bas. A lire… par tous mes lecteurs.

Le monde est en dépression. C’est pour cela que les peuples sont moroses, que le consensus sociaux s’effondrent, que nos systèmes politiques éclatent, que les élites sont contestées.

L’intégration mondiale est remise en question, la tentation du repli sur soi et de la guerre monétaire font parties de l’actualité quotidienne. Une sorte de guerre civile froide divise nos sociétés.

Il n’est pas besoin d’argumenter car les effets de cette situation ne sont pas intellectuels, ils ne sont pas reconstruits ou abstraits , ils sont perçus, par chacun d’entre nous. Et nos perceptions ne nous trompent pas, malgré les efforts de la propagande pour nous en faire douter et pour nous persuader que le mal est en nous: nous serions devenus méchants,nous serions la réincarnation du mal.  Et la conséquence logique est que les élites sont validées à abandonner le système démocratique, à passer outre à nos votes.

L’objectif politique dominant n’est pas de nous comprendre, de nous exprimer et de nous guider pour mettre en place des solutions politiques/républicaines  d’intérêt général, il est de nous mater. Nous mater au service d’un agenda.

Nous sommes bons pour l’Inquisition, pour le contrôle social, pour la censure et pour la rééducation. Au parlement européen on vient de passer une terrible loi qui censure les propos, les analyses des intervenants et tourne le dos à la liberté d’expression des quelques députés qui, tout en ne nous représentant pas vraiment, expriment d’une façon maladroite et primaire nos révoltes. La censure sera effectuée arbitrairement, sans définition préalable de ce à quoi les discours contreviendront: c’est la mise en  place d’une tyrannie monopolistique de la parole. Pendant ce temps les Barroso et complices pantouflent chez Goldman Sachs, par millions de dollars  en échange des services rendus et des trafics d’influence à venir.

Les médias ne sont plus intermédiaires, courroies de transmission de la souveraineté populaire, ils sont des outils formation des opinions, de définition du bien et du mal. Des outils de délation.

Seule nous reste pour quelque temps, la possibilité de nous exprimer, de communiquer entre nous, à partir des merveilleux instruments  de liberté et de rébellion que nous fournit  l’internet. Le seul antidote, le seul antidote à la dictature intellectuelle, morale, sociale,  sociétale des élites et de leurs alliés du Monde, de BFM, de France Info,  de l’Express, du Figaro , etc… c’est la parole d’en bas. Celle qui vient de vous, de nous.

Il y a fort longtemps, on a supprimé l’autorisation préalable de faire paraître et de publier des journaux. Cette liberté n’a été que temporaire car l’évolution des médias, par la concentration, par la publicité, c’est à dire par  le tiers payant, a rapidement fait disparaître la liberté: les médias libres ont été récupérés, mis en coupe réglée sous le double jeu de la concurrence et du profit. Les Pereire, les Rothschild, en leur temps ont pris le contrôle des journaux, ils ont nommés les ministres comme les Say , fait et défait les gouvernements. Les Bouygues, Drahi, Arnault, Bergé, Niel, les consortiums financiers ont pris le contrôle des télévisions , des entreprises de sondage qui fabriquent une opinion sinon docile, du moins déboussolée.

Il n’y a plus  de liberté de la presse, encore moins de la télévision. Et déjà celle des réseaux dits pourtant sociaux est en train de disparaître en accéléré. Grâce au sinistre Brzezinski et aux harkis pseudo intellectuels du système, les fameux  experts auto proclamés, ils ont compris les enjeux et les risques d’une parole venue d’en bas et propagée en dehors de leur influence.

Les patrons de Google et de Facebook ne cachent même plus pour qui ils roulent et veulent que l’on vote. Le peuple, la parole populaire, encore sacrés et glorifiés du temps du marxisme et de la lutte des classes  sont devenues méprisables, « déplorables ». « Ils » ont réussi à inverser le cours de l’histoire, le peuple de fer de lance du progrès par ses luttes, est devenu une masse, un ramassis  de parias selon une démonstration magistrale de l’exceptionnel Houellebecq; ils ont réussi le tour de force de haïr le peuple et de le faire hair. Ce n’est pas méchanceté ou vice: ils sont et vont  là ou est leur intérêt dans un monde ou le profit va non pas à ceux qui sont les plus efficaces, mais à ceux qui sont les plus conformes. Ils vont plier genoux là ou se trouve l’argent, ils s’inclinent devant la main invisible qui les nourrit. Ils sont devenus auxiliaires des dominants qui sont les gestionnaires du système.

La capacité des pouvoirs dominants à faire marcher sur la tête, à mystifier, à faire prendre des vessies pour des lanternes est  telle qu’ils ont accompli la performance de nous faire passer un homme honorable, certes maladroit, limité,  insuffisamment combatif et un peu naïf pour un homme malhonnête parce qu’il utilisait des fonds publics mis à sa disposition alors qu’ils ne s’attardent même pas sur l’origine des millions d’euros mis à la disposition du candidat de la kleptocratie.  Lequel a un plus gros fil à la patte? Celui qui n’a fait qu’utiliser des fonds publics dans le cadre d’une tolérance critiquable ou bien  celui dont l’ascension est financée par le grand capital international? La ficelle du financement du candidat des élites est tellement grosse que le peuple ne la voit pas. Personne ne lui demande qui veut te faire roi?  En revanche on voudrait que le candidat de « monsieur tout le monde » se finance sur une fortune qu’il n’a pas, sur un patrimoine tellement modeste qu’il en est réduit à emprunter 50 000 euros, n’ayant pas été , pendant longtemps le choix favori son parti!

La parole d’en bas, est brute, entachée de beaucoup d’impuretés, par manque de professionnalisme, par manque de formation et souvent par manque de déontologie. Ceux qui parlent ne sont pas des saints, ils veulent « jouir », se faire plaisir, ils veulent des satisfactions narcissiques. Rien de plus normal , personne ne se fatigue sans contrepartie.

Pourtant, écrire, publier, c’est se dépasser, c’est une ascèse. Contrairement à l’opinion bourgeoise, marchande, c’est un don gratuit fait à celui qui lit, une sorte de potlatch. Une sorte de sublimation. Hélas, bien peu l’ont compris. La parole d’en bas  prête le flanc à la critique: bien souvent elle est approximative, excessive, au delà même du polémique.  Ce qui la déconsidère. Elle s’auto-détruit dans sa jouissance. En fait le peuple et ses amis ont du mal à payer, à se sacrifier pour l’ordre social dans lequel il veulent vivre. La liberté, la dignité, la prospérité ont un prix.

Les gens d’en bas détiennent un pouvoir potentiel considérable, ils ne savent pas encore l’utiliser. Pourtant il y a urgence.

 

 

 

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2 réflexions sur “Editorial. La parole des gens d’en bas. A lire… par tous mes lecteurs.

  1. Tout est dit. merci

    Le problème, pour que les peuples re-prennent en mains leur destin politique et leur destin tout court, c’est peut-être le manque de volonté de reflexion sur le devenir de la société et la place de l’humain dans ce monde qui lui est devenu hostile ( recherches qui flirtent avec l’eugénisme , robotisation, intelligence artificielle, realité augmenté/virtuelle, répression financière.. ect… )
    L’abandon de tout effort de lute au regard de la complexité de la tâche , la peur de l’échec, le fatalisme, la vaine recherche d’un confort illusoire, tout cela constitue une grande entrave à la prise de concsience collective que le temps presse pour agir et contrer ces dérives financières, politiques et pour ainsi dire « anti ‘humaines  »
    Je ne sais pas si la jeunesse et les autres, qui se jettent goulument sur tout ce qui s’apparente aux nouvelles technologies, ont oublié que ce ne sont que des outils, des gadgets, même les plus productifs, et ce qui demeure le plus important c’est , ce à quoi ils vont servir et comment ils vont interférer avec la place de l’humain et donc sa liberté dans ce monde qui peut devenir meilleur ou inhumain et horrible.

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