Le Problème du « Global Dollar »

 

Le dollar a de nombreuses facettes, et même il a des natures , des réalités différentes. Elles sont non seulement difficiles à appréhender, mais aussi difficiles à imaginer, encore plus à mesurer. Le fameux « dollar » du funding des banques par exemple n’est pas vraiment un dollar, c’est presque plus une promesse de dollars  en chaîne. Tout ceci explique que la théorie monétaire soit très en retard en regard de la complexité mondiale.

Nos avons dans un article récent considéré que l’aspect Janus du dollar était particulièrement évident en matière de régulation. Il y a un besoin de régulation domestique aux Etats-Unis et un besoin de régulation mondial. Et les deux ne se recouvrent pas, ils peuvent même diverger ce qui complique la politique monétaire. Des antagonismes peuvent surgir et on l’ a vu dans le passé avec les mini crises qui ont secoué le système, encore en 2015 et 2016.

La presse Chinoise a mis le doigt sur le problème ces derniers jours en faisant paraître des articles très critiques sur la décision de la Fed de hausser ses taux. La hausse des taux de Yellen est en effet négative pour la Chine et elle va singulièrement compliquer la tache de la banque centrale. La Chine a stigmatisé la décision de Yellen comme égoïste et à courte vue. Il est vrai que la Chine vit sous une sorte de régime dollar, Peg imparfait, soft, et qu’elle a du modifier les conditions de sa création monétaire en raison de la forte érosion de ses réserves.

La Reserve Fédérale fait peut être ce qu’il faut pour le système domestique américain en normalisant; mais pour les pays et les entreprises mondiales qui ont emprunté des trillions et des trillions ces dernières années, c’est un changement de régime terriblement dangereux.

Les USA ont pratiqué une politique de taux ultra bas et de sur-liquidité pendant longtemps, ce qui a incité les emprunteurs à vouloir bénéficier de cette manne. A fin septembre si on en croit la BRI (BIS) il y avait près de 11 trillions de dettes en dollars émises par des débiteurs étrangers. C’est trois fois plus qu’en 2004. Si la Fed s’en tient à ses plans et monte les taux de plus d’un point, ces prochains mois, les finances des émetteurs Chinois et même Britanniques vont être mises à rude épreuve. Nous vous rappelons que dasn une étude remarquée récente, la BRi a expliqué que le nouvel indicateurde crise à surveiller était celui consitué par le cours du dollar. Il faut ajouter d’autres indicateurs, mais celui là est deja bon.

Il n’y a pas que les finances des émetteurs qui vont souffrir, il y a également celles des porteurs de dettes, des investisseurs: chaque point de hausse des taux coûtera environ 500 milliards de dollars au portefeuille mondial mesuré par l’indice Bank of America Merril Lynch ( bonds inclus dans the Bank of America Merrill Lynch U.S. Dollar Global Corporate and High Yield Index)

La perte sera sévère car ce que l’on appelle la « duration »,  la sensibilité de la valeur de la dette émise aux variations de taux, cette duration est à un record de 20 ans.

 

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