Le Brexit digéré? Quelle folie!

Les premiers mois qui ont suivi le référendum ne sont pas significatifs.

On a terminé l’année sur une note ferme en  Grande  Bretagne. les services ont galopé et se sont retrouvé au plus haut de ces dernières années; l’industrie manufacturière aussi. La construction après une hésitation a rebondi. Les ventes d’autos ont enregistré un record avec 2,69 millions d’unités. Il y a eu une sorte de boom post référendum dans les activités de service. En particulier dans les secteurs de la communication et des loisirs.
En fait les prévisionnistes se sont totalement trompés sur les réactions du public, comme ils s’étaient trompés sur le résultat du référendum: ils se sont plantés sur la consommation des ménages et leur appétit pour dépenser. Le vote au lieu de détruire la confiance et d’inciter à la prudence a débloqué les consommateurs, les a libérés.

La baisse de la Livre, l’afflux de touristes , la baisse des taux de la Banque Nationale ont incité les gens à dépenser plus, à anticiper sur leurs dépenses! On a puisé dans les épargnes, réduit les économies, pris du crédit, le taux d’épargne a chuté à 5,6% contre plus de 6%, soit 6,1% les mois précédents. Ce en sont pas les revenus réesl qui ont progressé, non, ils ont reculé.

En raison de ces comportements, l’année 2017 s’annonce plus difficile: on ne peut puiser éternellement dans les bas de laine d’une part et d’autre part le pouvoir d’achat disponible a été amputé par la hausse des prix au rythme de près de 3%. Le pouvoir d’achat réel recule. Les dépenses d’investissement sont en baisse par rapport à l’année précédentes, la productivité se traîne. Les déficits publics s’accroissent au point que l’on prévoit une forte hausse des besoins d’emprunt du gouvernement dans le moyen terme. Les derniers comptes courants font ressortir un trou de 5% du GDP.

L’année 2016 et l’année 2017 ne sont et ne seront pas vraiment significatives de ce que  sera l’influence du Brexit sur  la Grande Bretagne, car il y a l’inertie  des affaires, la vitesse acquise, les projets qui sont dans le pipe line. Si il y a une cassure, ce sera plutôt entre 2017 et 2018. Entre la rentrée 2017 et l’été 2018; entre temps on aura eu une idée sur la tournure que prennent les négociations avec l’UE.

Même les propos des uns et des autres ne sont pas significatifs, ce sont des gesticulations, des postures. Personnes ne sait si on va vers un hard Brexit ou pas; personne ne connaît les mesures que prendra le gouvernement Britannique pour mitiger les effets négatifs de la sortie. Il peut agir sur les investissements, la compétitivité, la fiscalité …

 

 

 

 

 

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