Pujadas pourrit-il la campagne électorale?

Comment Pujadas pourrit la campagne électorale

Je pense que c’est faire beaucoup d’honneur à ce petit monsieur que de lui laisser l’illusion de pourrir la campagne présidentielle. Qu’il puisse avoir la grosse tête avec pareils articles qui lui donnent  l’importance ne nous gêne pas. Chacun a les satisfactions narcissiques qu’il peut.
Ce qui nous intéresse, ce n’est pas la polémique et le défoulement mais l’efficacité. Et l’efficacité veut que l’on dépasse Pujadas que l’on ne se fasse pas pièger par les apparences.
-Pujadas ne s’autorise pas de lui même; c’est un employé, un larbin. Si il n’obéissait pas il serait viré sans  même qu’il puisse protester car dans ce métier, les larbins signent des  engagements de confidentialité et de secret. Ce sont des métiers mafieux gouvernés par l’Omerta.
-Chaque fois qu’un larbin a voulu s’autoriser de lui même il a été mis à la porte. Si Pujadas reste c’est parce qu’il fait ce que l’on attend de lui.
-Nous dirions même qu’il en fait certainement un peu plus car on voit clairement qu’il a le souci devancer, d’aller au devant des attentes de ses maîtres. Il perd quelquefois la notion du dosage et de la mesure. Il y a des moments ou il en fait trop.
-Est-ce la peur de ne pas en faire assez, l’angoisse d’être insuffisant , le complexe de ne pas être à la hauteur? Est-ce  un sentiment d’infériorité personnelle?
-Pujadas est un chiffon rouge et c’est bien plus grave. Le parti pris qu’il affiche, la mauvaise foi ne sont pas graves en regard de la distraction qu’il opère. Par son jeu partisan il détourne l’attention et focalise et c’est cela qui est le plus efficace. Il fait regarder ailleurs que là ou on devrait regarder. Il est une sorte de leurre dont la fonction, par sa nullité et son parti pris est d’escamoter.
-Ce qu’il fait bien ce n’est pas lui en tant que tel qui le fait, ce qu’il fait bien c’est ce qu’il ne fait pas! Bien faire pour lui, c’est escamoter tout ce qui est important, tout ce qui pourrait faire sens , tout ce qui devrait être accouché dans  un débat  ou dans une séquence  d’information.
-Pujadas est efficace non en lui même mais par défaut. Par sa nullité personnelle, il est bien sur l’expression de lui même, de ce qu’il est , de ses limites, mais il est également l’expression d’un Système.  D’un système politique indécent, cynique, dans lequel les médias n’ont même pas besoin d’être contrôlés,   et tenus en laisse: ils sont conformes.  Pujadas est l’expression d’un système ou les intérêts du Big Business bien pensant , moderne , aux normes,  passent avant ceux du pays d’abord et des citoyens ensuite. Pujudas contribue à  la fabrication, à  la production de la société civile qui convient au système.
-Son inculture est un atout dans un monde ou « on » , le grand « ON », cherche à imposer l’horizontalité, l’absence de mémoire et bien sur l’absence de références. Pujadas est suspendu dans les airs, sans consistance, sans lest d ‘une culture, il est pur glissement à la surface des choses. Et c’est comme cela que ce monde se reproduit , par la généralisation du recours à l’évidence, sans questionnement, sans critique. Par une combinatoire de signes , pas par une recherche de sens, recherche de causes et effets , recherche d’origine.

 

 

Une émission présentée par Jean Yves le Gallou et Hervé Grandchamp. A la une de ce 145e épisode de I-Média : Comment Pujadas pourrit la campagne électorale.

Comment Pujadas pourrit la campagne électorale

Le présentateur du service public, David Pujadas invite François Fillon et Marine Le Pen. Dans ces 2 émissions, les candidats ont été piégés par le chef d’orchestre des émissions politiques : Face au candidat de la droite et du centre , le présentateur de France 2 invite l’écrivain, Christine Angot, connue pour être incontrôlable sur les plateaux de télévision. Face à la présidente du Front national, Pujadas s’enferme dans des polémiques stériles au lieu de parler de politique. Ici pas de fausses notes, c’est bien la partition qui sonne faux.

Le Zapping d’I-Média

Pour Pierre Le Masson, le responsable du syndicat des journalistes de la voix du Nord, « le rôle d’un journal, c’est d’informer les gens afin qu’ils votent correctement ». Un aveu de manipulation médiatique, pour un journal subventionné par l’Etat à hauteur de 9 millions d’euros.
Pour Jérôme Fourquet, directeur du Département opinion publique de l’institut de sondage IFOP, dans C dans l’air : « on a installé progressivement qu’il [Macron] pouvait être au second tour » de l’élection présidentielle. Lapsus révélateur ou non, c’est au moins l’illustration du cercle vertueux des médias de la finance et des sondages.

 

Starification des Macron, merci Mimi !

Gala, Paris Match, VSD, le couple Macron fait les Unes de la presse people. La faiseuse de stars, Mimi Marchand, est aux manettes. Pour les médias, le but est de voler la présidentielle aux Français par un triptyque simple, mais efficace : pourrir, divertir, ahurir.

 

Les tweets de la semaine

Monseigneur Pontier, président de la conférence des évêques de France déclare, à Lourdes, que : « l’Islam est une réalité ancienne en France ». Pourtant la première mosquée installée sur le territoire national (la mosquée de Paris) date de 1921.

Le cabinet noir en pleine lumière.

Mise en examen de François Fillon, Les Républicains se défendent et accusent le cabinet noir du gouvernement d’être à l’origine des fuites. Pour les médias ce cabinet n’existe pas évoquant rumeurs et complot.
Bobard de Matthieu Aron, directeur adjoint de la rédaction de l’Obs, qui invente sur France Inter, au micro de Patrick Cohen, la notion juridique de « présomption de culpabilité »

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