En marche… vers le clientélisme

En marche vers le clientélisme. La dernière phase d’une campagne électorale , pour tous les candidats qui utilisent les techniques de la Com, c’est le clientélisme. On divise les Français en catégories et on leur promet tout et n’importe quoi, C’est une phase de proximité au cours de laquelle on ratisse plus étroit. On segmente. C’est de la technique de marketing pure et simple. On fait des sous-groupes et on vend à chaque sous-groupe ce qu’il a envie d’acheter, c’est à dire d’entendre. Comme pour les dentifrices.

Jeudi,  Macron était à Saint-Denis. Comme expliqué dans son communiqué, l’ancien banquier allait à la rencontre d’une centaine de  “personnes au parcours remarquable issues de quartier populaire”. L’occasion de s’assurer un électorat avec des éléments de langage recyclé…on se souvient de Hollande: les banlieues sont l’avenir de la France.

“J’ai un ennemi, c’est l’assignation à résidence”. Une phrase qui en rappelle une autre… prononcée également dans le contexte présidentiel… il y a 5 ans… ça vous dit quelque chose ?

Le banquier Rothschild endosse bien son costume « d’Emmanuel Hollande », son nouveau nom prononcé par François Fillon jeudi. En effet, après le rapprochement de Manuels Valls vers le mouvement en Marche, il est bien difficile de ne pas voir « le gendre idéal » en marche comme le digne successeur de François Hollande.

D’ailleurs, à ce titre, le déplacement d’Emmanuel Macron a saint-Denis en banlieue parisienne n’a pas démérité… Les efforts pour employer les vieilles méthodes clientélistes de la gauche dans les quartiers défavorisés étaient à l’honneur. S’affichant comme opposant premier au Front National en voulant lutter contre la pauvreté, Macron a joué de la mandoline égalitariste devant un public conquis… mais trié sur le volet.

Macron n’en était pas à son coup d’essai. Le banquier s’était déjà astreint à rencontrer des “jeunes talents” aux Mureaux mi mars lors d’une réunion organisée par Yassine Belattar, un humoriste.

Le paquet sur les banlieues et les jeunes issus de l’immigration. Voilà la cible marketing  d’Emmanuel Macron…  La drague pour la diversité.

 

Fillon aussi met le cap sur les segments de clientèle.  Sa prestation au Medef en début de semaine était appréciée et il en était de même devant les agriculteurs de la FNSEA.

Les animaux dans la campagne. Ils n’ont pas le droit de vote, ne donnent pas leur avis dans les sondages… pourtant, ils jouent gros avec la présidentielle. Macron a ouvertement critiqué les associations de protections animales devant la FNSEA jeudi.

La protection animale priorité nationale, c’est la promesse numéro 137 du programme de Marine Le Pen. Pour ce faire, la candidate du FN souhaite notamment interdire purement et simplement l’abattage sans étourdissement. La mesure mettrait ainsi un terme à la mise à mort halal ou casher telle qu’elle est pratiquée en France, grâce à une dérogation à la loi qui oblige à un étourdissement ante mortem.

Un thème auquel s’intéresse également Debout La France puisque Nicolas Dupont-Aignan souhaite interdire la viande issue de ces circuits dans les services de restauration des municipalités mais également négocier avec les cultes.

Le débat autour du sujet n’est ni nouveau ni propre à la France. Certains imams, peu nombreux, estiment que la polémique n’a pas lieu d’être. En effet, pour eux, l’exigence islamique porte sur le fait que l’animal soit vivant au moment de l’égorgement… et non pas qu’il soit nécessairement conscient. Une piste consensuelle qui est déjà appliquée en Suisse, en Suède ou en Norvège par exemple… toutefois, les pratiquants les plus rigoristes parmi les musulmans et les juifs considèrent que la technique n’est pas halal ou casher.

Certains candidats prouvent dans leur programme qu’ils déplorent l’industrialisation à outrance de l’agriculture.

Dans ce cadre, Marine Le Pen souhaite refuser les ferme-usines du type “ferme des 1000 vaches”. Macron prend quant à lui d’énormes précautions rhétoriques. S’il souhaite en finir avec la commercialisation d’oeuf de poules en batterie à l’horizon 2022, il souhaite moderniser les exploitations ayant  “ un impact positif sur l’environnement et le bien-être animal”

Certains candidats n’ont pas oublié de séduire l’électorat des chasseurs français, lesquels sont plus d’un million en France. Votant majoritairement à droite, ils n’ont plus de candidat attitré comme ce fut le cas en 2002 avec Jean Saint-Josse ou en 2007 avec Frédéric Nihous du parti Chasse pêche nature et tradition, CPNT.

Si Emmanuel Macron annonce timidement dans ses pages programmatiques qu’il souhaite encourager la chasse, à l’instar de François Fillon, ce dernier ajoute également la simplification des contraintes administratives pour ceux qui la pratiquent.

Plusieurs candidats souhaitent favoriser la création de fermes pédagogiques. C’est le cas de Jean-Luc Mélenchon, qui souhaite inscrire le droit des animaux dans la Constitution, et de Nicolas Dupont-Aignan… mais aucun ne précise si les vaches à hublots font partie des réjouissances. Le candidat de Debout la France ajoute à son programme la fermeture des élevages d’animaux pour leur fourrure.

Moins complexe et plus populaire, les mesures concernant les animaux de compagnie sont plus nombreuses dans les programmes présidentiels.

Ah la Com!

L’article Macron drague les banlieues – Journal du vendredi 31 mars 2017 est apparu en premier sur TVLibertés – 1er media de Réinformation de France.

 

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