La droite se raccroche au rêve de la cohabitation, la fameuse alternance simultanée

Les résultats de l’élection présidentielle française sont maintenant connus. Macron est le futur président.

Il n’y a que les Français pour ne pas  le savoir, le chef de la diplomatie allemande a déjà félicité Macron. Il sait, lui que c’est joué. Il n’y a que les médias et la fausse droite à ne pas le savoir et à s’empêtrer les pieds dans  la  soit-disant question: pour qui allez vous voter? Allez vous appeler à voter pour Macron?

Comme si cela avait une importance et même un sens? Il n’y a jamais eu de danger de Front National. Le Front n’est pas plus dangereux que les épouvantails plantés dans les champs pour faire fuir les moineaux:  dans le meilleur des cas il fera 38% au second tour. Il n’y a jamais eu de dynamique, depuis le début de la campagne, Marine s’effrite;  la cause proche en étant l’erreur du Frexit qui prend les Français à rebrousse poils. La cause fondamentale étant structurelle, organisationnelle. Le Front est une boutique, pas une organisation politique , ni moderne , ni ancienne d’ailleurs. Le parti de Marine a de lui même, remplacé la diabolisation par le racisme par une autre diabolisation encore plus redoutable, celle de l’appauvrissement, celle de l’inconnu par la sortie de l’euro. Et en plus les Frontistes n’ont même pas été capables d’élaborer une riposte aux attaques, pourtant simplettes de leurs adversaires sur ce sujet. On se demande qui a bien pu leur faire commettre pareille erreur. Le parti conservateur français reste à construire, il n’est même pas encore conçu.

Les Forcer à avouer qu’ils allaient voter pour Macron, objectif des médias

Les animateurs avaient bien appris leur leçon, on leur avait dit: « faites les dire qu’ils vont voter pour Macron contre Le Pen, forcez les à reconstituer l’UMPS  qui les a tant desservis ».

Et les idiots sont tombés dans le panneau, ils ont reconstitué le Front Républicain devant un danger imaginaire crée il  y a 34 ans, en 1983 , par Mitterrand. Depuis 34 ans ils n’ont pas encore compris le piège et élaboré une parade.

Fillon, après Baroin est tombé dedans, venant ainsi apporter la consécration à ceux qui l’avaient traîné plus bas que terre: Macron l’a traîné dans  la boue personnellement sur sa probité disant qu’il était « disqualifié ». Mais Fillon est catho, il tend l’autre joue. Il est bon pour prendre la tête d’une manifestation du type  » Je suis Charlie », car c’est un Charlot.

Juppé sans hésiter est venu apporter son soutien à Macron tout comme son ombre, Raffarin et après ils vont tenter de démontrer aux législatives, que soutenir  Macron ce n’est pas bien, c’est dangereux! Quand il s’agit ce faire une bêtise ces deux là n’hésitent jamais.

D’emblée dès le premier soir ils mettent le malheureux Wauquiez dans l’embarras, lui qui voudrait bien trouver un espace politique pour ce qui reste  de son parti pour les législatives. Il rêve de cohabitation, il rêve d’imposer son projet. Avec pareille divergence fondamentale entre les éléphants, l’unité des LR aura du mal à être préservée! Les LR n’existent plus, telle est la réalité et c’est la même chose pour le PS. C’est la pétaudière.

Retailleau, la voix de son maitre Fillon, a été sublime: « la défaite de Fillon a été la sienne, pas celle son camp ». Fillon est admirable il prend tout sur lui! Ah la victimisation, battre sa coulpe, baisser la tête que c’est beau. Son camp a tiré le tapis sous ses pieds, il l’a soutenu comme la corde soutient le pendu, mais il a perdu tout seul. Quand  on a cette mentalité de victime résignée, on ne s’engage pas dans des combats à mort qui engagent un peuple messieurs. On s’efface.

Tout est conforme.

Les sondages en France, avons nous répété sans cesse, sont bons, de bonne qualité. La stagnation de Macron a été confirmée, ce sera pour lui, pour ainsi dire,   la sélection de premier tour la plus médiocre de la Cinquième République. On se contente de ce que l’on a et on crie victoire. Les jeunes qui l’entourent n’ont pas grande mémoire de la politique. Pas grande culture non plus d’ailleurs malgré la prédominance d’élèves de  Sciences Po. Personne ne s’étonne ou même ne relève le vide sidéral de son programme public , simple catalogue de ce qui sonne bien, émaillé de mots clefs choisis pour leur résonance marketing. La nature dit-on a horreur du vide, peut être , mais ce n’est pas le cas de la culture, elle a l’air de s’en adapter fort bien. 

Les faux amis de Fillon, encombrés par son échec ont tenté de prendre leur distance, mais maladroitement et sans conviction. Ils ont dit: « ce ne sont pas nos idées qui ont perdu ». Mais quand la logique aurait voulu que le locuteur les énonce ces idées, ces idées fortes, puisqu’il en avait enfin l’occasion  il s’est trouvé un peu court car à part des banalités creuses il n’a rien trouvé à dire: « nous avons des divergences profondes de conception et de valeurs » as- t- il énoncé sentencieusement. Ah bon et lesquelles? Les Républicains n’ont pas d’idée car leur  nouveau partenaire, le PSEenMarche a déjà tout monopolisé! Le peu qu’il y avait. 

Le problème de la droite ou de ce qu’il en reste est le suivant comment faire bonne figure aux législatives alors que l’on est tombé dans le piège de l’unanimisme pour un second tour anti-Marine, que l’on n’a pas  de  programme fort, pas d’idée et que sur le plan des valeurs , tout ce qui est de droite, tout ce qui est conservateur  est pris  par Marine. La droite ne peut gagner, même en ouvrant tout grand son robinet d’eau tiède. Ou alors il faut encore qu’elle compte sur une victoire par défaut, une de plus? 

Son recours on l’a entrevu ce soir:  c’est la prière à l’alternance.

Quelqu’un a bien essayé de suggérer qu’il fallait une alternance. Il faut une alternance on ne sait pas très bien pourquoi, mais il en faut une.  Et d’affirmer que Macron ce n’est pas l’alternance, non c’est la continuité de Hollande. Donc si on est démocrate, on est pour l’alternance et si on est pour l’alternance  et que Macron , n’est pas un vrai « alternant » alors il faut voter LR. A notre avis  ils auront du mal à faire voter sur pareille bouillie pour les chats. 

Le PS est cocu , cocu par Hollande par Macron interposé. Le Foll n’a rien à dire, il aurait pu rester chez lui, cela lui aurait évité d ‘avoir à digérer des couleuvres. Il était encore plus gris qu’à l’accoutumée. Il doit faire un triple saut périlleux: admettre que Macron c’est nouveau, mais qu’il incarne la continuité et que le PS n’est pas mort malgré un candidat officiel  ridiculisé à moins de 6%. Pour un porte parole il a été fort balbutiant. L’objectif politique du PS est très limité: « faire barrage à une France qui n’est pas celle que nous voulons ». 

Mais la palme revient au vieux cheval de retour de la politique française, Bayrou. Il veut un vrai rassemblement démocratique, il veut une France unie autour d’un vrai projet européen, il veut que l’on tourne la page après des décennies de conduite des affaires detestable, il veut que l’on insuffle l’espoir dans  ce pays.  Attention, ce que Bayrou veut …Et Bayrou a la certitude que Macron va tourner la page des appareils que sont le PS et les LR. Ou  ira t-il chercher sa majorité? Chez des hommes neufs! Ils auront un visage nouveau, ils seront porteurs de renouvellement, car si il n’y avait pas de renouvellement, avertit Bayrou, ce serait tricher. Donc vous avez compris, Bayrou, l’homme neuf c’est la chance de Macron. 

Le jeune centriste pro-européen Emmanuel Macron et la candidate de l’extrême droite anti-Europe Marine Le Pen se sont qualifiés dimanche soir pour le second tour de la présidentielle française, marquant le rejet des partis traditionnels, selon les premières estimations.

Favori de ce duel final, l’ancien ministre de l’Economie Emmanuel Macron, 39 ans, devançait avec 23-24% Mme Le Pen, 48 ans, chef du parti Front national, créditée de 21,8-22% des voix, selon les estimations de trois instituts de sondage.

Le candidat de droite François Fillon dont la campagne a été plombée par un scandale d’emplois fictifs présumés accordés à ses proches, arrive au coude à coude (19-20,3 %) avec le candidat de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon (19,5-20 %) qui avait effectué une percée remarquée aux derniers jours de campagne.

Le candidat socialiste Benoît Hamon, lourdement battu avec 6% selon les estimations, a admis une « sanction historique » pour son parti, et a appelé à voter Macron.

 

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5 réflexions sur “La droite se raccroche au rêve de la cohabitation, la fameuse alternance simultanée

  1. Oui, lamentable droiche !
    A noter : Hamon , Le PS, en somme, terminant son discours piteux : vive la république , vive la Gauche .
    Le mot « France » leur écorche la bouche.

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  2. La réaction de Poutou a été digne, il a compris l’enjeu et lance un appel à la rue; c’est une bonne surprise. Mélenchon, pour l’instant n’est pas clair.

    Pour le reste, en marche vers le IV Reich, Sursum Corda …

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  3. Voter ? Pourquoi faire ?! Il suffit de laisser les médias donner les instructions qu’ils reçoivent… Grand sentiment de dégoût… La France vassal avec la bénédiction de son peuple mouton… Vous avez vu juste, mais difficile de rester simplement dans l’analyse après ce vol commandé

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