Enquête Harris Interactive publiée par Atlantico : Pas de blanc seing donné à Macron pour réformer

Vous trouverez l’intégralité de cette enquête opportune sur le site d’Atlantico.

L’idée qui se dégage est que Macron n’a pas  de mandat pour mettre en oeuvre ses réformes, les siennes, celles du Medef et encore moins celles de Schauble. « Les deux tiers de ses électeurs n’appuient pas à priori ses réformes, ils verront au cas par cas ». 28% des supporters de Macron seulement appuient ses réformes! Ceux de Marine appuient ses réformes à hauteur de 43%.

Le combat de Marine dès maintenant doit être de faire respecter les souhaits, de ses électeurs, de les faire entendre et de crier au scandale si les opinions de la plus grande partie de la population ne sont ni entendues ni respectées; son mandat pour représenter une partie significative des Français est plus clair que celui dont bénéficie Macron, la différence est qualitative, c’est une différence de poids.

On voit bien là le problème de fond du parti issu du Le Penisme: tout reste à construire afin de le mettre en position de transmettre, de faire valoir, de peser. Le tout électoral présidentiel est une erreur, une insuffisance. Un parti, pour durer et ne pas constituer une impasse doit s’institutionnaliser, s’organiser, pénétrer les grandes villes et pas seulement miser sur la promotion télévisée. Comme nous l’avons dit le Le penisme  compte, pour exercer le pouvoir, sur ceux qui veulent le détruire: les médias (1).

Le parti issu du Le Penisme commet une erreur logique, une erreur de raisonnement, « il part en short au pole nord »! Quand on représente le peuple, on prend appui sur lui, pas sur les télés des ploutocrates ennemis du peuple.  Si nous voulions choquer, nous dirions que les conseils de Marine doivent passer leurs congés d’été à potasser Lénine!

Extrait:

Que nous apprend vraiment ce sondage sur la capacité qu’aura le prochain gouvernement à engager des réformes ? Qui sont les Français qui y croient vraiment ? Un 3e tour social est-il en vue ?
Ce qui est absolument certain, c’est que le prochain président de la République, quel qu’il soit, ne pourra pas considérer qu’il bénéficie d’une forme de blanc-seing de la part de la population, qui manifeste une véritable interrogation.

A ce titre, le vote à l’égard d’Emmanuel Macron est un vote qui mêle sa personnalité et une partie de son projet ; toutefois, les électeurs disent qu’ils souhaitent qu’il puisse y avoir, à l’issue du vote, une concertation. Ceci n’est pas nouveau car auparavant, alors que les conditions du vote étaient différentes, le vote à l’égard de François Hollande montrait bien qu’il y avait une volonté déjà de concertation avec les organisations syndicales. Lorsqu’avait été mis en place l’ANI (Accord sur la compétitivité et la sécurisation de l’emploi), les électeurs avaient considéré cette réforme, si ce n’est comme appréciable, du moins pas aussi critiquable qu’une autre réforme menée par la suite, la loi Travail. Cette dernière n’est pas passée justement par ce temps d’échange avec les organisations syndicales.

(1) La nouvelle lutte des classes:

La candidature de Marine ne fait pas l’unanimité chez les patrons qui sont 17% à avoir voté pour elle au premier tour de la présidentielle, selon un sondage Opinionway.

Plusieurs d’entre eux, à la tête d’entreprises du CAC40 , se mobilisent dans les colonnes des ‘Echos’ ce mardi, en signant une tribune qui s’attaque notamment à la volonté de la candidate de sortir de l’euro.

« Le programme du FN ferait peser un risque sur la stabilité politique de notre pays », fait valoir Antoine Frérot, le patron de Veolia, qui évoque une « catastrophe pour les entreprises françaises et les habitants » …

« C’est une ineptie irresponsable de dire que l’on pourrait revenir au franc sans délai et sans dommage », appuie Michel-Edouard Leclerc, le président du groupe Leclerc.

Même Michelin!

De son côté, le président de Michelin estime explique que l’arrivée de l’euro a été « un facteur important de simplification dans la gestion de la trésorerie du groupe »… Jean-Dominique Senard estime que les économies réalisées sur les dépenses liées à l’utilisation de monnaies différentes ont permis de « dégager les marges nécessaires pour gérer les devises des marchés émergents dans lesquels le groupe s’étendait ».

Martin Bouygues de TF1 , Jean-Pierre Clamadieu (Solvay), Frédéric Coirier (Poujoulat ), Thierry Breton (Atos ), Paolo Fabiani (Wisecom), Bruno Grandjean (Redex), Jean-Baptiste Rudelle (Criteo), Olivier Mathiot (PriceMinister) et Elizabeth Ducottet (Thuasne) participent également à cet appel dans les pages du journal économique…

 

Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/3e-tour-social-seuls-18-francais-affirment-appuieront-priori-reformes-deployees-gagnant-presidentielle-emmanuel-macron-ou-marine-3035149.html#T90sPkipecdB900g.99

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