A Lire: Pourquoi « ils » veulent Macron, ce qu’il va faire ..la sauce Macron a été révélée en Grande Bretagne, pas lors de la campagne. Avec traduction .

Toutes les enquêtes, toutes les consultations électorales vont dans le même sens: quand les  peuples sont interrogés ils disent vouloir moins d’Europe, une Europe plus démocratique, une Europe plus respectueuse des spécificités de chacun.

Les peuples ne supportent plus les diktats imbéciles des fonctionnaires et de l’exécutif non élu européen. Le désintérêt est flagrant, il suffit d’observer les pourcentages d’abstention aux élections européennes, 60%.

La construction européenne est décriée. Ell est dans un état critique, et ce qui en témoigne ce n’est pas la montée stérile des populistes mais d’abord le Brexit et ensuite le fait que tout en Europe est en panne.

La convergence a cessé de rapprocher, les divergences reprennent ; le bilan de la BCE enfle, les déséquilibres Target 2 également.  Plus rien n’est fait pour stopper les évolutions néfastes. L’assemblage tient grâce au ciment monétaire de Draghi et grâce à l’espoir. Personne n’ose imaginer ce qui se passerait si la BCE stoppait ses opérations non conventionnelles. Dans les hautes sphères on mise sur … plus d’Europe, plus de coercition, on mise sur l’intégration politique.

L’europe a été voulue dit-on dans l’intérêt des peuples … mais sans eux. Qu’à cela ne tienne, les élites la font sans les peuples; mais le problème est qu’elles ont échoué à produire croissance et sécurité,  et que maintenant, pour aller plus loin, il faudrait vaincre les résistances.

Bien sur ce ne sont pas des résistances actives, façon Le Pen, non  ce sont des résistances passives. Les peuples veulent bien l’Europe, et surtout l’euro, -qui refuserait un cadeau tombé du ciel?- ,  mais à condition que cela ne leur coûte rien et qu’ils n’aient aucun sacrifice à faire. Comme toujours en démocratie peu éclairée, on veut le positif sans accepter la contrepartie négative.

“We need more Europe; we need more cooperation,” said German Chancellor Angela Merkel. She is now calling for a joint budget policy and expanded political union for Europe.

-Deutsche Welle, June 2012

Nous avons besoin de plus d’Europe, nous avons besoin de plus de coopération déclarait Merkel en Juin 2012, elle demande une politique budgétaire commune, une union fiscale,  et une intégration  politique plus étroites. C’est exactement ce que ne cesse de demander Schauble encore ces jours ci. Et c’est que notre Macron, maintenant national,  est censé délivrer au titre de la dernière chance!

Pourquoi ces demandes? Parce que l’Allemagne veut un droit de veto sur les budgets de tous les pays , surtout sur les  dépenses des pays partenaires, laxistes, non « courageux », suivez mon regard. Elle sait que sans  ce droit de veto les gouvernements dépensent sans compter, c’est dans les gênes Français et Italiens. Faute  de perte de  souveraineté fiscale pour les « serial déficitaires », pour que la construction européenne et la monnaie tiennent, alors il faudrait que l’Allemagne paie, il faudrait instaurer la solidarité, il faudrait prendre aux Allemands pour transférer aux autres. Il faudrait que les plus riches et les plus productifs paient pour les plus pauvres et les moins productifs. Et bien sur les allemands ne veulent pas, ils veulent exporter, dominer, exploiter, bénéficier du plein emploi, mais sans payer, sans contrepartie de transferts. Donc Merkel  et Schauble nous jouent un pas très subtil subterfuge; ils veulent bien jouer le jeu, mais à condition qu’il n’y  ait  rien à payer. A condition que les gestions des pays tiers come la France ou l’italie  soient sous tutelle,  à condition que leur gestion soit comme la gestion allemande: non déficitaire, en excédent.

C’est  la générosité et la solidarité « bidons »: je garantis tes dettes à condition que tu n’en fasses pas!

Vous comprenez pourquoi ces gens haissent les sentiments nationaux, les souverainetés populaires  et qu’ils les crucifient comme nationalistes,   eux les anciens nazis; nazi, c’est national-socialiste.  Nous sommes deja socialistes, si en plus il nous prenait d’être nationaux!

Macron a été sponsorisé pour réformer, c’est le mandat qui lui a été confié par l’Allemagne, la Commission, les banquiers, le Très Grand Capital Internatioanl, le capital bancaire et le capital financier. Car tous ces gens  ont des interêts convergents au maintien de la construction européenne et surtout de l’euro.

Lors d’un déjeuner à Londres en 2015 Macron a développé une vision qui devrait plaire à Merkel: « il a évoqué une Europe pleinement fédérale avec un organisme central du Trésor, des transferts fiscaux permanents et un seul ministre des finances. L’ensemble serait financé par la  TVA des pays membres et une assurance chômage commune. Si ce n’est pas une esquisse de véritables Etats-Unis d’Europe, cela y ressemble.

Est ce possible? Pas à court terme pour plusieurs raisons. D’abord Merkel est en diffculté à cause de sa bêtise  migratoire et elle a des élections en  septembre;  ensuite pour aller dans cette direction il faut modifier les Traités donc faire voter les 27! A moyen terme il est possible d’aller dans cette direction et le fait que Macron en soit partisan est important, cela le rend irremplaçable. Une fois que Merkel aura gagné les élections et se sera débarassée de ses « facho extremistes » de l’AfD, elle aura les mains libres, comme ..Macron. Et ils monteront un coup, une opération. Il faudra certainement procéder à une épuration , éjecter de nombreux membres.

Ce qu’il faut comprendre et admettre c’est que l’Europe est au bout du rouleau, elle bute et elle est dans un état critique. Seule la BCE tient la Construction brinquebalante à bout de bras avec ses achats  de dettes souveraines. Ces achats n’ont rien à voir avec l’économie, ils sont politiques et les échéances seront donc politiques.

L’Union Monétaire ne tient que parce que la BCE achète les dettes des pays déficitaires, si elle ne les achetait pas, ces pays seraient à la merci du moindre « run », de la moindre attaque sur leurs obligations souveraines. L’Union en l’absence des achats de la BCE serait sous la coupe des spéculateurs sur les marchés, elle tomberait vicime des anglo saxons soucieux de se venger des humiliations qu’on leur inflige dans le Brexit.

Depuis 1992, on sait que c’est ainsi que cela se terminera, une banque centrale commune oblige a un gouvernement commun, c’est inéluctable. Et si il y un gouvernement central commun, alors chaque pays devient l’équivalent d’une simple autorité locale, c’est à dire d’une colonie. Seul le pays qui impose les règles du jeu, qui les fixe, qui en contrôle l’application  échappe au statut de colonie.  Ce nest pas moi qui le dit, c’est le géant, l’économiste britannique Wynne Godley qui l’écrit … en 1992.  Les jeunes des colonies, privés d’avenir , comme les jeunes Grecs ou les jeunes Espagnols n’ont en pareil cas qu’une solution, l’émigration. Ils laissent le terrain libre aux Maitres.

Voici le schéma de Macron  Traduction par Ecureuil Merci mille fois.

Macron appelle à des réformes radicales pour sauver l’euro.  

Le ministre français de l’Économie a appelé les États membres de la zone euro à mettre en place des mécanismes de transfert permanent pour transférer les fonds des pays les plus richesvers les pays en difficulté, en disant que l’union monétaire ne peut survivre sous sa forme actuelle.
Emmanuel Macron a déclaré que la zone euro devait s’éloigner de sa structure actuelle où les décisions sont prises au niveau intergouvernemental et créer un ministère des Finances commun qui serait supervisé par un parlement de la zone euro distinct.
« D’un point de vue concurrentiel et fiscal, nous devons reconverger », a-t-il déclaré au Financial Times. « Sans changement, la zone euro ne peut pas survivre ».

Ses appels à une nouvelle intégration de la zone euro viennent à un moment où la plupart des États membres sont devenus réticents à transférer plus de pouvoirs à Bruxelles, craignant une réaction politique, et les institutions de l’UE l’ont empêchée de favoriser une plus grande centralisation .
En juin dernier, les soi-disant cinq présidents – les chefs de la Commission européenne, le Conseil européen, l’eurogroupe, le Parlement européen et la Banque centrale européenne- ont produit un rapport sur la voie à suivre pour l’union monétaire. Le rapport a recommandé la création d’un ministère des finances de la zone euro, mais a vivement recommandé que cela et d’autres mesures ambitieuses ne soient prises qu’après au moins 2017.
M. Macron a exprimé son scepticisme quant à la concrétisation des actions de ce rapport. « Nous faisons bon accueil à ce rapport, qui signifie » bonne chance, à plus tard « ,at-il dit. M. Macron a déclaré que la structure actuelle, qui voit les chefs de gouvernement prendre des décisions souvent à la dernière minute de sommets, n’était pas suffisante  pour garantir la survie à long terme de l’union monétaire. « Si nous ne avançons pas, nous décidons de démanteler la zone euro », a-t-il déclaré lors d’une réunion à Londres.
M. Macron a appelé les pays à mettre en place une structure de transferts budgétaires permanents afin de réduire les divergences causées par des politiques telles que le taux d’intérêt unique de la BCE. Il a soutenu qu’un système de transferts était nécessaire pour aider les pays en difficulté à se réformer et à combattre la montée du populisme à travers l’Europe. « [Sans transferts], vous alimentez les démagogues », a déclaré M. Macron. »Sans transferts, vous ne permettrez pas à la périphérie de converger et cela créera une divergence politique favorable aux extrémistes ».

Le ministre français a déclaré qu’il souhaiterait que les États membres mettent en place un Trésor Public commun de la zone euro avec un unique ministre des Finances.

Les États membres contribueraient par  une partie de leurs recettes fiscales de TVA et de l’assurance chômage pour financer les transferts, et un parlement de la zone euro agirait comme un contrôle politique.
La proposition serait vigoureusement combattue dans des pays comme l’Allemagne, qui s’est longtemps méfiée des mesures impliquant la mise en commun des recettes fiscales  des États membres. (depuis la position allemande a évolué comme reprise dans notre texte).

Cependant, le ministre français a déclaré qu’il était nécessaire que la zone euro soit compétitive dans un monde globalisé. « Vous ne pouvez pas dire que je sois pour une Europe forte et la mondialisation, mais complètement opposé à une union de transfert. . . Ou réformer mon pays « .
Jeudi, M. Macron a parlé lors d’une série d’événements à Londres pour promouvoir la France en tant que destination d’investissements étrangers.
Il a défendu le bilan du gouvernement français en matière de réforme, mais a reconnu la nécessité de nouveaux changements pour éliminer les obstacles aux entreprises étrangères.
Il prévoit d’introduire une nouvelle législation au début de 2016 pour libéraliser le marché du travail et a déclaré que ses initiatives de réforme ont été bien accueillies par le public.
« Les gens sont pleinement conscients de la nécessité d’une réforme », a-t-il déclaré. « Ils ne protestent pas dans les rues. Mais une partie de l’élite n’est pas prête à se réformer.  »

https://www.ft.com/content/6d327720-62c5-11e5-a28b-50226830d644

Macron calls for radical reform to save euro

SEPTEMBER 24, 2015 by: Ferdinando Giugliano and Sarah Gordon

The French economy minister has called on eurozone member states to set up permanent transfer mechanisms to channel funds from richer states to countries in difficulty, saying that the currency union cannot survive in its current form.

 Emmanuel Macron said the eurozone had to move away from its current structure where decisions are taken at inter-governmental level and set up a common treasury which would be overseen by a separate eurozone parliament.

“From a competitive and fiscal point of view we have to reconverge,” he told the FT. “Without any change the eurozone cannot survive.” His calls for further eurozone integration come at a time when most member states have become reluctant to move more powers to Brussels, fearing a political backlash, and EU institutions have shied away from pushing for more centralisation.

Last June the so-called five presidents — the heads of the European Commission, European Council, eurogroup, European parliament and European Central Bank — produced a report on the way forward for the currency union. The report recommended the creation of a euro area treasury, but urged this and other ambitious steps not be taken until at least 2017.

Mr Macron expressed scepticism about the report leading to any concrete action. “We welcome the report, which means ‘good luck, see you later’,” he said. Mr Macron said that the current structure, which sees heads of government taking decisions often at long, last-minute summits was not sufficient to guarantee the long-term survival of the currency union. “If we don’t move forward, we decide for dismantling the eurozone,” he said at an event in London.

Mr Macron called for countries to set up a structure of permanent fiscal transfers to reduce the divergence caused by policies such as the ECB’s single interest rate. He argued that a system of transfers was necessary to support countries in trouble to reform and to combat the rise of populism across Europe. “[Without transfers] you are just fuelling the demagogues,” Mr Macron said. “Without transfers you will not allow the periphery to converge and will create political divergence towards extremists.” The French minister said he would like member states to set up a common eurozone Treasury with a single finance minister. Member states would contribute part of their VAT tax receipts and unemployment insurance to fund transfers, with a eurozone parliament acting as a political check. The proposal would be fiercely resisted in countries such as Germany, which has long been suspicious of measures that involve pooling member states’ tax receipts. However, the French minister said it was necessary for the eurozone to be competitive in a globalised world. “You cannot say I am for a strong Europe and globalisation but over my dead body for a transfer union . . . or reforming my country.”

On Thursday, Mr Macron spoke at a series of events in London to promote France as a foreign investment destination. He defended the French government’s record on reform, but acknowledged the need for further change to remove barriers to foreign companies. He plans to introduce new legislation early in 2016 to liberalise the labour market and said his reform initiatives were welcomed by the public. “People are fully aware of the necessity of reform,” he said. “They are not on the streets protesting. But part of the elite is not ready to reform.”

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Une réflexion sur “A Lire: Pourquoi « ils » veulent Macron, ce qu’il va faire ..la sauce Macron a été révélée en Grande Bretagne, pas lors de la campagne. Avec traduction .

  1. « L’Union en l’absence des achats de la BCE serait sous la coupe des spéculateurs sur les marchés, elle tomberait vicime des anglo saxons soucieux de se venger des humiliations qu’on leur inflige dans le Brexit »

    C’est drôle, j’imagine quelque chose de relativement similaire : c’est le crétin Michel Barnier qui mène les négociations liées au Brexit avec Mme May et il veut un Brexit « hard ».
    http://www.france24.com/fr/20161001-brexit-michel-barnier-union-europeenne-royaume-uni-negociations-city

    En guise de représailles et pour affaiblir durablement Bruxelles May ne pourrait-elle pas demander aux traders de la City de « secouer » un peu l’Euro qui dans l’état où il est ne s’en remettrait pas.
    Et où irait se réfugier le flot de liquidités en quête d’un havre? Pour partie vers Londres, of course…

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