Clint Eastwood : « On se tue avec le politiquement correct »

 Clint Eastwood : « On se tue avec le politiquement correct »

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La leçon de cinéma de Clint Eastwood sera probablement le plus grand moment de cette 70e édition du Festival de Cannes même si la rencontre ne nous a pas appris grand-chose sur sa vie et son œuvre.

Clint Eastwood fêtera à la fin de ce mois ses 88 ans. Encore bon pied, bon œil, sauf peut-être pour les selfies qui ne semblent pas être sa tasse de thé, Clint Eastwood garde la cote sur plusieurs générations. C’est ainsi que la salle Buñuel, d’une capacité de 300 places, s’est remplie à la vitesse de l’éclair. Précisons toutefois que la plus grande partie des journalistes présents patientaient devant les portes de la salle trois heures avant l’ouverture de celles-ci.

Durant son enfance, Clint Eastwood avait pour idoles Gary Cooper, John Wayne et John Stewart. Ses films préférés étant les westerns, genre cinématographique à la mode à cette époque à Hollywood. Enfant de la grande Dépression, il n’a aucun souvenir de cette période difficile de son enfance. « Ma sœur et moi mangions à notre faim. Ce n’est que plus tard que nous avons compris que mes parents s’étaient sacrifiés pour nous. »

Et, lorsque le modérateur lui parle de politique, il botte en touche : « aujourd’hui, on se tue avec le politiquement correct, on a vraiment perdu le sens de l’humour » confie l’acteur fervent défenseur de Donald Trump, qui a bien eu du mal à esquisser un léger sourire durant l’heure de la rencontre.

Six films du Maître ont été sélectionnés au Festival de Cannes depuis 1985. Le seul prix que Clint Eastwood a décroché, c’est le prix spécial du 61e anniversaire du Festival (Forrest Whitaker ayant lui décroché le prix d’interprétation pour « Bird » en 1988). Plus tard, il recevra à Paris une Palme d’or pour l’ensemble de sa carrière. Deux prix qui ressemblent plus à des prix de consolation pour garder une bonne relation qu’à un prix spontané attribué par un jury officiel. Dès lors, le modérateur lui demande s’il n’est pas fâché de cette situation. « Non, j’ai été Président du jury en 1994 (Ndlr : Palme d’or attribuée à Quentin Tarantino pour « Pulp Fiction ») et je sais comment cela se passe. Il faut faire des concessions. Cette année-là, j’avais voté pour un film, d’autres pour un autre. C’est comme cela que cela se passe. » Voilà une réponse politiquement très correcte !

 

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