A lire, le système monétaire actuel est un système politique, au profit des riches

Jim Grant est l’un des meilleurs.

Lui, sait de quoi il parle, concrètement. Il parle du monde, de ce qui existe et de ce qui vit.

Il revient sur la question du système monétaire actuel qu’il appelle génialement le « Ph.D standard ». Rien que cela est une trouvaille, car l’appellation va au fond des choses , directement et chacun peut la comprendre.

Jim explique que parmi les élites, pesonne ne s’interesse à l’or, à l’étalon or; c’est le dédain qui règne parmi tous ces gens, les Ph.D.

Pour comprendre le système actuel on peut marcher sur la tête, faire des équations, des modèles, triturer des chiffres,, tracer des corrélations. C’est ce que font les élites qui marchent sur la tête et qui prennent leurs délires abstraits pour le réel. ces simplets n’ont toujours pas compris que les modèles ne peuvent restituer ce que l’on y met, même les plus complexes. On se reportera à la formidable critique d’Alain Badiou sur ce sujet.

Mais Grant nous dit que pour comprendre le système présent il faut simplement revenir à son histoire. C’est l’histoire qui explique tout, qui montre la logique des évolutions; c’est l’histoire qui montre comment nous en sommes arrivés là ou nous sommes.

Jim nous rappelle que parmi les économistes orthodoxes, ceux qui tiennent le haut du pavé personne ne veut retourner à la disciplione  de l’or. Il ajoute finement que parmi ces économistes personne, pas un seul, n’avait vu venir la crise qui a pourtant commencé en 2005, 2006 et 2007. C’est vrai il n’y a que 12 économistes qui ont prévu la crise , l’ont écrite, l’ont demontrée et ont fourni  de veritables argumenations. Les autres, tous les autres sont des imposteurs. 12, ce n’est pas beaucoup et pas un seul n’était un économiste orthodoxe, un économiste de pouvoir dirions nous. Si il y avait une sanction , ces gens  seraient au chomage définitif , mais non ils continuent de parader et de se pavaner, dans les banques centrales, dasn les gouvernements, dasn les banques. On a pris les mêmes et on recommence! Les économistes orthodoxes constituent une clique, un monopole de dangereux pervers.Ils ssubsistent car ils servent les interêts des gouvernements, ils leurs permettent de dépenser plus, de  tromper les peuples. Ils donnent des cautions, des bénédictions sataniques. Nous sommes dans une association de malfaiteurs.

Le système monétaire actuel a été mis en place par défaut, parce que le gouvernment américain ne pouvait plus payer ses dettes et honorer ses engagements. L’ancien système obligeait à une discipline, il comportait des limites et il reintroduisait d’une certaine façon ce que l’on peut appeler la rareté qui est la carateristique de notre monde et de notre vie. Le système ancien était « vrai » en ce sens qu’il était fondé sur la finitude. C’est pour cela qu’il a été abandonné et c’est pour cela que l’on n’en veut plus, on refuse la rigueur, la vérité, on veut vivre dans l’illusion.

Avant les banques Centrales avaient pour mission d’assurer la convertibilité qui donnait à la monnaie son statut de réserve de valeur, maintenant la banque centrale se fixe comme objectif d’avilir la monnaie, de fabriquer de l’inflation!

Le système présent est fondé sur un imaginaire, voire sur un mensonge. L’argent est mis en existence, il est crée par des coups de clavier, sa quantité est determinée par des Ph.D, au service des riches et des Pouvoirs.

Avant, dans les cas de crise qui faisaient fuir l’or , les taux d’interet montaient pour restaurer la bonne santé, maintenant on les baisse! Il était impossible  d’accumuler les déficits, de se sortir des mauvaises gestions par des gestions encore plus mauvaises et calamiteuses. La croissance, l’emploi et les prix s’établissaient par eux mêmes. La Banque Centrale n’intervenait que comme preteur de dernier ressort sous certaines conditions.

La monnaie était un bien commun  , elle n’était pas confisquée par les kleptocrates, elle n’était pas pillée par eux, à leur profit. Elle était au service  des gens , même les plus humbles.

Le nouveau système a été adoptété parce que les gouvernements ne pouvaient pas payer leurs dettes et rembouser les financiers qui leur faisaient crédit, voila la vérité. Ce système a été adopté d’un commun accord et d’un commun interêt par les gouvernements et les barons de la finance, pas dans votre intérêt.

Ce système repose sur un mythe qui malheuseusement convient aussi au plus grand nombre: la science, la technologie, bref la magie, la pretidigitation financière peut créer de la richesse à partir de rien. C’est en ce sens que c’est un imaginaire. Un imaginaire qui masque une entourloupe, car comme on ne crée pas de richesse à partir de rien, il faut bien qu’elle vienne de quelque part et ce quelque part c’est, ce ne peut être que des poches de ceux qui produisent. Le système monétaire actuel n’est rien d’autre qu’un système de transferts masqués, dissimulés.

Le système monétaire actuel est un système politique voila ce que vous devez comprendre. Un système qui permet aux gouvernements de dépenser sans compter et de payer les agios, les intérêts aux kletpos par la créationde nouvelle monnaie à partir de rien, nouvelle monnaie qui dilue le pouvoir d’achat de votre argent, de votre travail. C’est une mécanique à vous appauvrir et à vous voler. ce système politique est celui de l’alliance des politiciens et des banquiers, c’est la kleptocratie. C’est une forme d’étatisme, de dirigisme un peu socialiste, beaucoup sociale-democrate, en un mot un socialisme au profit des riches.

Jim Grant dans le wall Street Journal 

https://www.wsj.com/articles/goodbye-yellow-brick-road-1497643771

« But, in an age when science and technology can solve all our problems, surely if we try really hard, we can devise an economic system that can create wealth out of thin air!

« Not that the establishment economics profession needs another book trashing gold. Among the university- and government-employed PhDs who hand down their wisdom about economics from on high, few have anything but disdain for the yellow metal.

Grant knows this all to well and notes:

As if to clinch the case against gold – and, necessarily, the case for the modern-day status quo – Mr. Ledbetter writes: “Of forty economists teaching at America’s most prestigious universities — including many who’ve advised or worked in Republican administrations — exactly zero responded favorably to a gold-standard question asked in 2012.”

Perhaps so, but “zero” or thereabouts likewise describes the number of established economists who in 2005, ’06 and ’07 anticipated the coming of the biggest financial event of their professional lives. The economists mean no harm. But if, in unison, they arrive at the conclusion that tomorrow is Monday, a prudent person would check the calendar.

Nevertheless, the gold standard has a reputation for being dark and nefarious. It’s backward and limiting, and the sort of thing one ought to associate with crucifixion, as implied in William Jennings Bryan’s famous Cross of Gold speech.

But, as Grant sums things up, it’s not as complicated as all that:

What was the gold standard, exactly — this thing that the professors dismiss so airily today? A self-respecting member of the community of gold-standard nations defined its money as a weight of bullion. It allowed gold to enter and leave the country freely. It exchanged bank notes to gold, and vice versa, at a fixed and inviolable rate. The people, not the authorities, decided which form of money was best.

The gold standard was a hard task master, all right.

You couldn’t devalue your way out of trouble.

You couldn’t run up a big domestic budget deficit.

The central bank of a gold-standard country (if there was a central bank) was charged with preserving the convertibility of the currency and, in a pinch, serving as lender of last resort to needy commercial banks. Growth, employment and price stability took their own course. And if, in a financial panic or a business-cycle downturn, gold fled the country, it was the duty of the central bank to establish a rate of interest that called the metal home. In the throes of a crisis, interest rates would likely go up, not down.

The reason gold is so unpleasant then, Grant writes, is that “the modern sensibility quakes at the rigor of such a system.” But, in an age when science and technology can solve all our problems, surely if we try really hard, we can devise an economic system that can create wealth out of thin air!

Thus was the gold standard replaced by another standard:

That system features monetary oversight by former university economics faculty — the Ph.D. standard, let’s call it. The ex-professors buy bonds with money they whistle into existence (“quantitative easing”), tinker with interest rates, and give speeches about their intentions to buy bonds and tinker with interest rates (“forward guidance”).

But why was this new standard adopted? Many economists would have us believe it was due to some rational embrace of more “correct” thinking.

But, as with Keynesian economics in general – which was largely embraced because it tells powerful people what they want to hear = the new monetary system was embraced because governments couldn’t pay their debts:

Addressing a national television audience on Sunday evening, Aug. 15, 1971, President Richard Nixon announced the temporary suspension of the dollar’s convertibility into gold. No more would foreign governments enjoy the right to trade in their greenbacks for bullion at the then standard rate of $35 to the ounce.

It’s not a coincidence that this came at the end of a long period of guns-and-butter policy in which the US government spent freely on new wars and a growing welfare state. But there was a problem. Government’s ability to give itself a raise by inflating the currency was restrained somewhat by the Bretton Woods system, which guaranteed the international value of gold at a fixed number of dollars.

Nixon yearned to be free of this restraint so he could spend dollars more freely, and not have to worry about their value in gold.

Nixon’s move was, in short, the final and total politicization on money itself, and, as Grant notes, “The Ph.D. standard is … a political institution. It is the financial counterpart to the philosophy of statism. »

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7 réflexions sur “A lire, le système monétaire actuel est un système politique, au profit des riches

  1. Florence Parly: « représentante » de la banque Edmond de Rotschild

    C’est une fonction qui ne figure pas sur sa page Wikipédia, qui est éliminée de sa biographie officielle, que les médias ont donc omise. Y compris « la prise de bec » du Canard, aujourd’hui consacrée à la ministre des Armées.

    [Dernière minute: lundi 26 à midi, nous appelions le cabinet de la ministre des Armées quant à ses mandats industriels oubliés. Dans la soirée, Mme Parly annonçait dans une dépêche Reuters la démission de ces fonctions…]

    Florence Parly vient de récupérer le ministère de la Défense. Et autant « les armées s’interrogent » (Les Echos, 23/06), autant les industriels sont ravis: « Au moins a-t-elle pleinement conscience du poids en France de l’industrie militaire et aéronautique… « Florence est une passionnée de technologie, d’aéronautique, de spatial, elle a volé en Mirage 2000, c’est un excellent choix », s’enthousiasme son ami Jean-Yves Le Gall, président du CNES. Les industriels, qui l’attendent aujourd’hui au Bourget avec le Premier ministre, semblent satisfaits. »

    Satisfaits juste parce qu’elle aime les joujoux technologiques?
    Non, plutôt parce qu’elle est de leur sérail.

    Une info est omise par les médias, mais le chercheur à l’université de Liège Geoffrey Geuens nous a alertés :

    Dans le cursus de Florence Parly, on mentionne bien « l’ancienne directrice d’Air France et de la SNCF ». On signale également que « son mari, Martin Vial, dirige l’Agence des participations de l’Etat (APE), présente dans les grands groupes de défense français », qu’il est même « membre du conseil d’administration de Thales ». Ce qui, par parenthèse, en dit long sur l’endogamie de notre élite.
    Mais pour elle, on oublie une casquette: depuis janvier 2016, elle appartient au conseil de surveillance de l’entreprise Zodiac Aerospace. Elle y siège comme représentante du « Fonds Stratégique de Participation », qui n’a rien à voir avec le public Fonds stratégique d’investissement.

    Qu’est, en effet, ce FSP?

    C’est une émanation du groupe Edmond de Rotschild.

    On lit sur leur site:

    « Le FSP est géré par le groupe Edmond de Rothschild. Regroupant six assureurs majeurs en France (BNP-Paribas Cardif, CNP Assurances, Crédit agricole assurances, SOGECAP (groupe Société générale), Groupama et Natixis Assurances), le FSP est un actionnaire de long terme dans le capital de sociétés françaises ».

    Voilà donc une ministre (de plus) dont les liens avec la banque et l’industrie sont étroits. Ici avec le groupe Edmond de Rotschild, basé en Suisse, qui, comme le révélait Cash Investigations, dispose de 142 sociétés écrans dans des paradis offshore…

    Sans doute entre-t-elle au gouvernement par souci d’équilibre avec son président Macron qui, lui, oeuvrait, à la banque d’affaires Rotschild et Cie, basée à Paris. Voilà un gage de pluralisme.

    Comme le disait (presque) Jean Gabin: « Ce n’est plus un gouvernement, c’est un gigantesque Conseil d’administration! »

    Appel

    Comme député-reporter, nous avons joint le cabinet de Madame Parly, au ministère des Armées : d’abord, pour s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une homonyme, que l’information est bien exacte ; ensuite, pour des questions complémentaires: pourquoi Madame Parly a-t-elle négligé cette ligne de son CV? Comment devint-elle représentante du groupe Edmond de Rotschild ? Siège-t-elle à d’autres conseils d’administration?

    Par courriel, son assistante nous a confirmés que, « au jour de sa nomination, le mercredi 21 juin dernier, elle était membre des comités d’administration suivants :
    – Depuis 2012 : Administrateur indépendant ALTRAN – Présidente du Comité des nominations et des rémunérations ;
    – Depuis 2012 : Administrateur indépendant INGENICO – Présidente du Comité d’audit ;
    – Depuis 2016 : Administrateur (représentant le FSP) indépendant ZODIAC AEROSPACE– Membre du Comité d’audit.
    Pleinement consciente des responsabilités qui sont désormais les siennes depuis sa nomination en tant que ministre des armées, Florence Parly a décidé de démissionner des instances en question. Il s’agit là d’une évidence au regard de ses nouvelles fonctions. »

    Sources :

    http://www.zodiacaerospace.com/de-de/node/10073

    http://www.edmond-de-rothschild.com/site/france/fr/actualites/asset-management/6032-fsp-eutelsat

    Les bons signes de Zodiac

    Outre Florence Parly, c’est également chez Zodiac qu’Edouard Philippe est allé chercher son directeur de cabinet : Benoît Ribadeau-Dumas dirigeait la branche « Système » de Zodiac Aerospace.

    Pour revoir la séquence où Elise Lucet tente d’interpeler la baronne Ariane de Rotschild:

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    Texte de Ruffin

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  2. Pour que le panorama soit complet, il ne faut pas oublier les deux autres versants de l’abandon de l’étalon-or par les USA, la mise en place du système du pétrodollar puis celui de la Chinamérique. Systèmes sans lequel le dollar se serait avili rapidement.

    Ces deux systèmes semblent tirer à leur fin mais j’ai du mal à concevoir un retour à l’étalon-or tant que les kleptocrates auront d’autres alternatives. Ils pourraient recommencer le jeu avec une nouvelle « monnaie » mondiale, les DTS, avec une création monétaire nouvelle adossée au bilan du FMI.

    La distorsion avec la finitude du réel n’est sans doute pas terminée de longtemps.

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  3. A rapprocher d’une chronique de Paul Fabra (lire son livre : « Le capitalisme sans capital ») où il expliquait que ce qui caractérise une « économie de guerre » c’est l’abandon de « l’étalon or » et l’échange de « biens et services » contre des « promesses » de payer et qui se concrétise – parce que les promesses ne sont jamais honorées – in fine par du pillage.

    L’étalon or a été abandonné en 1914 pour n’être partiellement rétabli qu’entre 1944-1971.

    Ce qui revient à dire que depuis 1971, nous vivons sous le régime d’une économie de guerre et qui légalise le pillage.
    – Pillage des matières premières des pays en voie de développement (1ere Etape; 1971 -1990)
    – Pillage de la main d’oeuvre des pays en voie de développement (2e Etape : 1990-2008)
    – Pillage de l’épargne des classes moyennes des pays développés (Etape en cours : 2008 – aujourd’hui).
    – Pillage du capital/foncier des Nations (Etape prochaine ???)

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  4. Bonsoir,

    J’aurais une question : vous ne nous parlez quasi jamais des crypto-devises. Quel est votre avis sur celles-ci ? Est-ce que se sont, pour le quidam moyen, des éléments d’avenir dans lesquelles investir pour se débancariser / se diversifier, se protéger (au même titre que l’or), et investir
    ou
    Est-ce que, actuellement, se sont de nouvelles zones de jeux de spéculateurs en herbe court-termiste qui peuvent faire fluctuer les prix avec très peu de fond (comparativement aux actions) et s’enrichir avec de petites combines ?

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