Macron-Merkel , un test intéressant à suivre / Jeudi Matin avec MAJ

Quelques heures avant d’accueillir Donald Trump, Emmanuel Macron a reçu jeudi Angela Merkel à l’Elysée avec l’intention de convaincre Berlin de « bouger » pour corriger les « dysfonctionnements » de la zone euro et lui « donner le destin qu’elle mérite ».

Sur le front économique, a-t-il cependant affirmé, l’Allemagne « doit bouger, comme la France doit bouger » en se réformant. Berlin, a-t-il insisté, doit « accompagner une relance de l’investissement public et privé en Europe » et assumer des « responsabilités partagées ». C’est quasi l’enjeu de la politiquede réforme promise apr macron aux allemands: les réfordms contre une chagement d’attituyde allemand en matuèred e relance et singulièrementde l’investissement. Il s’y ajoute bien sur la demande de plus de solidarité et pourquoi pas de péréquation fiscale pour rendre la construction européenne moins boiteuse et plus cohérente. Tout ce que refuse Schauble.
Selon Macron, la compétitivité allemande est due en « partie » aux « dysfonctionnements de la zone euro » et « à la faiblesse d’autres économies ».

Le chef de l’Etat français et la chancelière allemande présideront en milieu de matinée jeudi un Conseil franco-allemand de défense et de sécurité centré sur la lutte antiterroriste et l’Europe de la défense.

Puis ils poursuivront leurs entretiens en présence du Premier ministre français Edouard Philippe, alors que les ministres français et allemands se retrouveront par tandem selon leurs domaines de compétences: Intérieur, Affaires étrangères, Défense, Finances, Culture, Travail, Education, Affaires européennes…

Les propositions de Macron

Les deux exécutifs partageront ensuite un déjeuner avant une conférence de presse conjointe du président français et de la chancelière allemande.

A moins de trois mois des élections générales en Allemagne, Paris et Berlin, à défaut d’avancées décisives sur les dossiers clés comme la réforme de la zone euro, tentent de poser des jalons pour l’avenir. L’exécutif allemand a également à coeur de sonder les intentions du nouveau gouvernement français.

La chancelière elle-même comptait évoquer plus en détail avec Emmanuel Macron ses projets pour l’eurozone, qu’il souhaiterait voir dotée d’un ministre des Finances. « Je dois savoir ce dont il s’agit, quelles compétences il aurait, quelles seraient les compétences européennes et nationales », a-t-elle observé cette semaine.

A ce propos, Emmanuel Macron se prononce dans les colonnes de Ouest France pour « des mécanismes de solidarité plus puissants » qui passent selon lui par un « budget » de la zone euro, « un gouvernement qui décide de l’allocation de ce budget et un contrôle démocratique qui n’existe pas aujourd’hui ».

Angela Merkel, prudente et même réticente,  a évoqué aussi « la relance des (efforts) pour aligner davantage les conditions générales de l’imposition des entreprises » des deux côtés du Rhin.

Depuis son élection, Emmanuel Macron a manifesté une très claire volonté de relancer le couple franco-allemand afin de pousser à certaines avancées favorables à la France.  Il en avait donné le ton dès sa première visite à la chancellerie, le 15 mai, au lendemain de son investiture, répondant par un « oui » dénué de toute ambiguïté à une question sur sa volonté de renforcer cette relation.

La réponse de Merkel : interet poli

La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré jeudi à Paris qu’elle n’avait « rien contre un budget de la zone euro » et estime qu' »on peut parler » d’un « ministre européen des Finances », interrogée sur des propositions du président français Emmanuel Macron.

« Je n’ai rien contre un budget de la zone euro », a dit la chancelière au cours de leur conférence de presse commune de clôture du 19e conseil des ministres franco-allemand au palais de l’Elysée, à Paris, ajoutant : « Le ministre européen des Finances, on peut en parler ».

Angela Merkel a du reste relevé qu’elle avait elle-même proposé, mais sans succès, un « petit budget » de la zone euro dès 2012.

La chancelière qui brigue un quatrième mandat dans son pays aux élections législatives du 24 septembre a également observé que ces questions ne pourraient être réglées qu’au lendemain de ce scrutin.

Se disant favorable à « un calendrier très ambitieux pour la zone euro », elle a toutefois souligné que « pour de telles évolutions de fond », l’Allemagne avait « besoin » de consulter son Parlement.

« Nous n’allons pas traîner mais cela ne peut pas se décréter sans aucune assise », a-t-elle insisté.

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