Complément visuel de notre dernier éditorial

Les médias vivent au jour le jour. Bien peu sont compétents et surtout, bien peu ont une vision du long terme. Ils vous mettent le nez sur les arbres et ignorent les forêts. Les services de documentation ont disparu depuis longtemps, le monde s’est « googlisé ». On vit à l’horizontale et non plus à la verticale. Et puis les journalistes compétents  en économie ont disparus ou ont quitté le métier.

La science économique est incarnée/représentée par les économistes de banques qui sont les auxiliaires du marketing des établissements qui les emploient.

Le vrai travail, la vraie recherche est faite ailleurs et vous ne la voyez pas sauf de temps à autres de rares émergences , grâce à quelques publications exceptionnelles de notes de la BRI par exemple.  C’est ce que l’on fait de mieux dans l’ensemble, mais la BRI a, disons une sorte de bais idéologique « Autrichien. »

Tout ceci pour vous dire qu’il y a plusieurs économies:

-celle qui est,

-celle que l’on vous a promis et

-celle qui aurait du être.

Et selon celle que vous prenez, vous avez une appréciation différente des résultats, du succès ou de l’échec de ceux qui prétendent vous gouverner.

Je soutiens que les autorités ont échoué. Je soutiens que les politiques monétaires non conventionnelles sont des échecs colossaux et que les maigres résultats obtenus ne sont guère différents de ce qu’ils auraient été si les zozos n’avaient rien fait.

Spontanément, si on élimine les variables monétaires on aurait obtenu a peu près la même chose. Ce travail a été fait et il est très probant. Ils s’attribuent un faux résultat, minable,  qui ne leur revient même pas.

Si ils avaient réussi nos économies auraient retrouvé le chemin de la croissance et avec elles nous aurions retrouvé l’inflation des tendances longues.

Regardez les graphiques ci dessous, ce sont les seuls qui vaillent car ils montrent ce que devraient être nos économies si les autorités avaient réussi. Et le pire est que ce résultat minable qui ne leur appartient pas a été obtenu au prix d’une hypertrophie gigantesque de la sphère financière, au prix d’une allocation inégalitaire et aberrante des ressources.

Je dis souvent l’avenir ne se devine pas, tout ce que l’on peut faire c’est voir le présent avec les yeux de demain, c’est cela être précurseur. Et je vous parie que demain, dans l’Histoire, c’est cela que l’on verra:  l’échec et le prix à payer.

Pour les USA, en gros trait bleu, vous voyez le chemin réel suivi par les économies, c’est très médiocre. En pointillé vous voyez la trajectoire qu’elles auraient du avoir si on avait repris les tendances longues antérieures soit à 3% ou à 3,5%

Pour l’Europe vous avez le trait rouge qui est le cheminement réel , celui que nous avons  et en pointillé celui que nous aurions du avoir sur le retour aux tendances longues.

Dans les deux cas, le trou, le manque à produire est effrayant, c’est colossal en vertu de ce que l’on peut appeler les intérêts composés. Ce qui est perdu se cumule car à chaque  fois on part d’une base qui est inférieure à ce qu’elle aurait du être. Vous imaginez toutes les richesses perdues, non produites et surtout l’écart entre ces richesses réelles non produites, gaspillées dans l’oeuf avec l’accumulation de richesses fictives monétaires, telles qu’elles ressortent quand vous examinez un graphique de la capitalisation boursieres, des actions et des bonds?

Le gap part  rapport à ce qui aurait du être est colossal, mais le gap par rapport à la richesse fictive qui a été produite par  l’inflation boursière provoquée par les politiques monétaires idiotes, ce gap est effrayant.

Et la résorption de ce gap … c’est vous qui la paierez!

En Prime Evans: le raté de la politique monétaire

Le président de l’antenne de la Réserve fédérale à Chicago se prononce une nouvelle fois pour une hausse très progressive des taux d’intérêt aux Etats-Unis, au motif que la faiblesse persistante de l’inflation constitue un « sérieux raté de la politique monétaire ».

Charles Evans a repris pour l’essentiel la teneur de ses plus récentes interventions en admettant que l’économie réelle était solide aux Etats-Unis et en se prononçant pour une réduction de la taille du bilan de la Fed.

Il a cependant jugé que la banque centrale américaine devait afficher sa détermination à atteindre sans tarder son objectif d’une inflation de 2%.

« Il reste à savoir s’il y aura deux hausses de taux cette année ou trois, voire quatre, et quand exactement nous allons commencer à réduire les réinvestissements d’actifs parvenus à maturité », a dit Charles Evans, selon la version écrite d’un discours qu’il devait prononcer vendredi dans l’Idaho.

« Quoi qu’il en soit, l’élément important est que l’environnement actuel permet des hausses de taux très progressives et une réduction lente et prédéfinie de notre bilan », a-t-il ajouté.

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