A lire pour votre réflexion citoyenne: quelques éléménts sur la polémique réchauffement, terrorisme, migrations.

Au dela de la polémique l’enjeu démographique africain.

Tribune au Figaro Vox, à la suite des déclarations de M. Macron qui ont provoqué une polémique invraisemblable.

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La polémique stérile est devenue une figure imposée de la vie politico-médiatique française. Un mot, une phrase, ressentis comme sortant des sentiers battus de la pensée correcte, et la crise d’hystérie se déclenche. Le psychodrame de la semaine est venu du chef de l’Etat en personne. « Des pays ont encore sept à huit enfants par femme. Vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien ». Cette déclaration a provoqué un tollé dans une partie de la presse et des médias. Le mot de « racisme » a même été lâché. Ces paroles méritent-elles une pareille accusation? Le sujet de la démographie africaine doit-il relever du tabou absolu?
En vérité, d’après la division des populations de l’ONU, le taux de fécondité moyen de l’Afrique subsaharienne est de 5,4 enfants par femme, contre 1,5 en Europe. Toutefois, il est de 7,6 enfants au Niger, 7,1 en Somalie, 6,8 au Mali et au Tchad. A cet égard, M. Macron n’a fait qu’énoncer une réalité.
D’après les estimations de l’ONU, le nombre d’habitants du continent africain, de 808 millions en 2000 atteint aujourd’hui 1,2 milliard et sera de 4,2 milliards en 2100, soit un tiers de la population mondiale. L’Afrique sera alors 9 fois plus peuplée que l’Europe (500 millions d’habitants). Or, la démographie relève de tendances lourdes, difficiles à infléchir sur une ou deux générations: 41% des Africains ont aujourd’hui moins de 15 ans et rien ne laisse prévoir pour l’instant une baisse de la natalité future.
La croissance économique permettra-t-elle à l’Afrique subsaharienne de nourrir cette population et de vivre dignement? Telle est la vraie question… Or, la course de vitesse entre les courbes de la croissance démographique et de la croissance économique est loin d’être gagnée. Depuis deux ans, la première, de 2,7% par an, excède même la seconde (1,5% en 2016 et 2,5% en 2017 selon la Banque mondiale) même si quelques pays réalisent plus de 7% de croissance économique (Ethiopie, Rwanda, Tanzanie). La pauvreté est globalement en recul en Afrique, mais les inégalités internationales se creusent. Ainsi, selon la banque mondiale, le revenu annuel moyen en France est de $42 250 et celui du Niger de $410: une différence de plus de 1 à 100! 250 millions d’Africains sont sous-alimentés (PNUD). Un tiers des enfants n’est pas scolarisé.
Toute l’histoire de l’humanité démontre que le développement économique et l’accès à la prospérité s’accompagnent d’une transition démographique et d’une chute de la fécondité. Pourquoi l’Afrique subsaharienne ferait-elle exception à ce constat ? Il n’est pas illégitime de souligner, comme l’a fait M. Macron, le lien entre démographie et développement.
L’enjeu est colossal pour l’avenir de la planète. Si l’Afrique ne s’engage pas à la fois dans un processus de stabilisation de sa démographie et de progrès économiques, politiques et sociaux de grande ampleur dans les décennies à venir, ce continent risque de devenir une poudrière. L’émergence de gigantesques métropoles livrées à la misère se traduira alors par une explosion de conflits ethniques et religieux, une montée des fanatismes, de la violence et du terrorisme. L’émigration fournira sans doute une solution à une partie de la population mais elle se heurtera inévitablement aux limites des capacités d’accueil et aux enjeux de cohésion sociale des pays de destination. Si l’Afrique devait sombrer dans le chaos, à l’horizon du siècle à venir, l’Europe y plongerait avec elle. L’avenir de l’Europe et celui de l’Afrique sont indissociables.
Il est entendu que le futur de l’Afrique dépend des Africains eux-mêmes. Cependant, dans un monde global, certaines questions fondamentales relatives à l’Afrique s’imposent aussi à l’échelle planétaire: le volume et la réforme de l’aide au développement ; les règles du commerce international; l’action internationale pour faciliter la modernisation économique, politique et sociale, la stabilisation et la transition démographique du continent africain. L’émancipation de la femme par l’instruction et le contrôle des naissances, notamment, est un sujet de caractère universel qui devrait transcender toute forme de tradition.
L’avenir du continent africain représente sans doute l’un des grands enjeux planétaires du siècle. Le destin de l’Afrique au cœur de l’avenir de l’humanité, mérite mieux qu’un procès en inquisition et une misérable polémique franco-française.

Maxime TANDONNET

 

Les migrations de masse , c’est la guerre par Yves Marie Laulan

Yves-Marie Laulan, Président de l’Institut de Géopolitique des Populations, est particulièrement qualifié pour apporter son éclairage sur la crise migratoire qui frappe l’Europe. Qu’il soit ici remercié de l’analyse percutante qu’il livre à NOVOpress.

Les migrations, c’est la guerre. Certes, une guerre qui ne fait ni morts ni blessés, au moins pour l’instant, mais une guerre quand même. Ses instruments de combat sont les médias qui véhiculent l’émotion suscitée par l’humanitarisme dont l’usage permet d’atteindre les objectifs désirés, à savoir l’occupation du sol et l’accès aux ressources d’autrui. Ainsi l’Europe est en guerre sans le savoir ou sans vouloir le reconnaître.
En effet, qu’est-ce que la guerre, suivie d’une invasion, si ce n’est l’entrée en masse et non sollicitée d’un peuple étranger sur le territoire de ses voisins afin de l’occuper, de s’en approprier partiellement les possessions tout en prenant la population d’accueil en otage ?

Or c’est bien ce qui se passe actuellement avec l’entrée massive de populations déshéritées qui veulent s’installer sans en demander la permission sur nos territoires et s’adjuger sans façon une fraction de nos richesses par le biais d’aides sociales multiples concédées à perpétuité.

Depuis la plus haute Antiquité, c’est bien ainsi que ce processus mortifère a pris place avec les grands mouvements de population de l’histoire qui ont entraîné la destruction des empires et des civilisations de l’époque. Et l’on citera les invasions barbares qui ont provoqué la chute l’Empire romain ou le débarquement de Cortez au Mexique ou encore l’arrivée des Pilgrims Fathers en Nouvelle-Angleterre . Ironie de l’histoire, les envahisseurs potentiels britanniques ont été accueillis en amis par les Indiens, comme les Munichois ont fêté les migrants syriens débarquant à la gare de Munich… Ou les pêcheurs de Lampedusa. L’histoire décidément se répète.
La civilisation au XXI ° en Europe n’est nullement à l’abri de ce danger. Sous le barbouillage humanitaire qui la dissimule, c’est bien une action de guerre que celle qui consiste à débarquer en masse à la gare de Munich ou à l’île de Lampedusa sous le vocable hautement douteux de réfugié politique fuyant la guerre ou tout bonnement de migrant à la recherche d’une vie meilleure.

Les mouvements migratoires de nos jours ressemblent fort à ces glissements de terrains soudains, massifs et dévastateurs qu’un rien peut déclencher sur une pente de terrain détrempée pour aller ravager les champs et les villages situés en dessous. Car enfin la guerre en Syrie dure depuis dix ans ou plus. Qu’est-ce qui a bien pu justifier ce branle-bas de combat, si ce n’est je ne sais quelle gesticulation médiatisée à l’occasion d’un incident mineur ? Il a donné la peur au ventre à nos responsables politiques. Ils ont, une fois de plus, donné, la mesure de leur inconséquence et de leur pusillanimité, Angéla Merkel en tête.
Car en réalité, les signes annonciateurs n’ont pas manqué. Il a fallu tout l’aveuglement des responsables nationaux et européens, affairés le nez sur le guidon, à gérer leur quotidien, pour ne pas les percevoir. Nous vous renvoyons à ce sujet au colloque de l’Institut de Géopolitique des Populations du 21 mai 2014.

C’est l’accumulation depuis plusieurs années, et notamment depuis un an, de masses humaines considérables en stationnement de parking sur le pourtour de la Méditerranée : on parle de 800 000 à un million de personnes. C’est que l’on peut décrire comme « l’effet chasse d’eau ». Mais derrière ce trop-plein se dissimulent d’énormes réserves humaines au Moyen-Orient et en Afrique noire, terres lointaines ravagées, certes, par les conflits, mais aussi et surtout ruinées par la corruption, la gabegie, l’incompétence, l’inertie de leurs élites. Ces masses sont prêtes à déferler sur l’Europe au risque de la submerger, l’engloutir, et sans doute, en fin de compte, l’ensevelir.

Car les sources de la migration sont colossales, inépuisables. À l’avenir, au-delà des flux actuels, les flux à venir ne se chiffreront plus en dizaines, ou en centaines de milliers, mais en millions, en dizaines de millions, voire en centaines de millions, si les projections des Nations Unies se révèlent exactes (voir sur ces perspectives hallucinantes le dernier colloque de l’IGP : l’Afrique à 4,2 milliards d’Africains au XXI ° siècle du 21 mai 2015). La question qu’il faut d’ores et déjà se poser avec réalisme et lucidité est de savoir si l’Europe ne va pas être irrémédiablement ravagée, engloutie, ensevelie sous ces flots humains déchaînés. Le risque est bien réel. Ici, l’humanitaire n’est plus de mise. C’est la survie de nos sociétés de notre civilisation qui est en jeu.

Compassion humanitaire à quel sommet d’absurdités ne nous conduis-tu pas ?

On devrait instituer un nouveau délit : le « délit d’humanitarisme », associé à un délit aggravé, celui d’« appel à l’humanitarisme ». En seraient frappés tous les journalistes, reporters et photographes au grand cœur et à la conscience tourmentée qui inondent nos médias d’histoires touchantes et de photos émouvantes sans avoir la moindre idée des conséquences de leurs actes. C’est l’irresponsabilité et l’impunité portées à un haut degré de perfection. La consultation de la télévision ces jours – ci est à ce titre éloquente.

Car les deux instruments principaux de la migration de masse sont en premier lieu le téléphone portable par satellite qui permet de communiquer avec la famille et d’alerter les amis aux antipodes. Mais les médias jouent aussi un rôle majeur. Ils servent complaisamment de caisse de résonnance et d’amplificateur aux informations recueillies sur place auxquelles les moyens médiatiques confèrent dans l’instant une portée mondiale, sans bien entendu la moindre vérification ou réserve sur leur authenticité. L’émotion, l’émotion, d’abord et avant tout, et dans l’instant, telle est la loi du moment.

Aylan Kurdi, le petit syrien noyé lors d’une tentative de traversée clandestine. Cette photo a ému le monde entier et servi de prétexte à une vaste campagne pro-immigrationniste.

À cet égard, la photo du petit garçon noyé rappelle, voici des années, celle de la petite Vietnamienne à moitié nue fuyant une attaque américaine au napalm au Vietnam. Cette photo n’a pas peu contribué à l’évacuation précipitée du Vietnam par l’armée américaine. Mais personne n’était là pour photographier les exécutions massives et les tortures en masse perpétrées par le Viêt-Cong triomphant.

La triple interdiction qui devra être opposée aux candidats à l’émigration : il faut les empêcher de partir, les empêcher de transiter, les empêcher d’entrer.

Remarquons que l’immigration dans les conditions actuelles est un excellent investissement financier pour les migrants. En effet, le coût du passage en d’environ 1000 euros. Cette dépense est amortie, dans l’instant, dès lors que le migrant débarque en France (ou en Allemagne) avec sa petite famille. Cela lui rapportera plus ou moins selon les règles du droit d’asile — droit pervers sinon criminel s’il en est — la somme rondelette de 1200 euros, dès le départ, et puis autant tous les mois de l’année (sans compter le logement, gratuit bien entendu, la scolarisation, gratuite, bien sûr et la santé gratuite). Et cela sans le moindre impôt et la moindre contrepartie sous forme de travail ou d’une prestation économique quelconque. Cela vaut largement le SMIC ou le RSA.
L’immigration actuelle nous apporte plus de déficit, plus de chômage, plus de terrorisme en puissance, avec l’Islam puis l’islamisme en prime, la perte de notre identité enfin à la clef. Avouons que cela vaut vraiment le coup d’ouvrir plus largement encore nos frontières.
Le traitement de l’immigration de masse ne relève absolument pas de la charité ni de compassion humanitaire, mais de la justice, du maintien de l’ordre avec recours à la force si nécessaire. D’ailleurs, les migrants de Calais ou d’ailleurs ne s’en privent pas.

La solution s’impose d’elle-même. Elle relève d’une triple interdiction qui devra être opposée aux candidats à l’émigration : il faut les empêcher de partir, les empêcher de transiter, les empêcher d’entrer. On pourrait en ajouter une quatrième qui s’imposera d’elle-même tôt ou tard. Il faudra rapatrier de gré ou de force ceux qui auront quand même réussi à passer au travers des mailles du filet.

L’émotion compassionnelle est mauvaise conseillère en politique. C’est le cas d’Angela Merkel que l’on aurait pourtant cru plus contrôlée et maîtresse d’elle-même. Elle a ainsi imprudemment lancé dans la nature, la promesse folle que l’Allemagne pourrait accueillir jusqu’à 800 0000 réfugiés. Pourquoi pas plusieurs millions, tant qu’à faire ?
Il est vrai que les Allemandes ayant cessé de faire des enfants depuis plusieurs décennies, l’Allemagne accuse un déficit de population qui se chiffre en millions. Mais de là à vouloir le compenser par une immigration massive de migrants adultes, parlant uniquement arabe, de confession musulmane et dépourvue de toute formation professionnelle, il y a un pas qu’Angéla Merkel a allègrement franchi.

La générosité est presque toujours fille de l’aveuglement et de la précipitation. En témoigne l’absurde politique des quotas

Mais la sanction n’a pas tardé avec le refus de la Bavière de s’engager sur ces propositions imprudentes, ce qui menace dangereusement la cohésion de la coalition gouvernementale, laquelle conditionne le maintien aux affaires de la Chancelière allemande. C’est ici que l’on constate les répercussions immédiates de la crise des migrants sur la politique intérieure des États.
Et ce n’est pas fini.
Voilà ce que c’est que de gouverner au gré des sondages et des mouvements d’humeur des médias. On aurait cru crédit Angéla Merkel de plus de maturité politique. Quant à François Hollande, il traînaille dans son sillage en politique paresseux et flâneur. Comme toujours.

La générosité est presque toujours fille de l’aveuglement et de la précipitation. Sur le plan européen, un peu de bon sens est venu des membres du Nord et de l’Est de l’UE, Pologne, République tchèque, Hongrie, Slovaquie, le Danemark aussi (ce pays a généreusement joué la carte de l’hospitalité. Mais il a fini par comprendre et se lasser des abus faits par les migrants indélicats de sa générosité.). Ces pays qui ont si longtemps vécu sous le joug soviétique savent fort bien ce que signifient des déplacements massifs de population sous la contrainte. Il ne faut pas leur en compter. Durement éprouvés dans leur histoire, ils ont purement et simplement refusé de s’engager tête baissée dans l’absurde politique de quotas préconisée par la Commission européenne.
Mais au demeurant quelle idée stupide – le mot est faible — a eu la Commission européenne, à court d’idées que de vouloir proposer, voire contraindre – et par quels moyens et au nom de quelle légitimité politique — les membres de l’Union européenne à accueillir chez eux plusieurs milliers de migrants venus du bout du monde. Ce mode obtus de répartition comptable aurait eu pour objet de répartir le fardeau de l’immigration de masse, comme on dilue des produits dangereux dans le plus grand volume d’eau possible pour en réduire la nocivité.
Et cela sans distinguer une seconde la conséquence immédiate de cette proposition : un fantastique appel d’air qui, dans l’instant, va démesurément gonfler la demande migratoire. Bien sûr, puisque les candidats au grand voyage seraient assurés d‘être officiellement et bien confortablement accueillis dès leur arrivée en gare.

C’est d’ailleurs l’occasion de constater le genre de personnages dérisoires qui ont été portés à la tête des instances européennes. Ces comptables pathétiques veulent traiter de problèmes géopolitiques majeurs comme ils ont coutume de le faire au moyen de « directives » pour la composition des fromages vendus dans la communauté européenne ou le rayon des roues des bicyclettes. Il faut savoir rester dans son domaine de compétence. Car la démographie et la géopolitique sont de la dynamite politique.

 

Et voilà que les Nations Unies, avec l’Office pour les Réfugiés, se mettent à leur tour de la partie. Luxueusement installés dans leurs bureaux climatisés, grassement payés et exonérés d’impôts, ils sont évidemment fort bien placés pour faire la morale aux peuples européens. Pour leur excuse, il faut savoir qu’ils sont payés pour cela. C’est leur fonds de commerce après tout. Mais ils voudraient stimuler la xénophobie dans nos pays qu’ils ne s’y prendraient pas autrement.
En fait, ouvrons les yeux. L’Europe, ses gouvernements et les institutions qu’ils se sont donnés sont tragiquement inadaptés à la situation à laquelle ils sont confrontés.

A situation inédite, nouvelle politique, nouvelles lois, nouveaux hommes

Sous peine de catastrophe irréparable, cette situation appelle une réflexion nouvelle, une politique nouvelle, des instruments nouveaux et vraisemblablement des hommes nouveaux pour la traiter.
Ces migrants qui arrivent en masse ne connaissent ni la langue, ni les lois, ni les mœurs des pays où ils prétendent s’établir. Ils aspirent à une vie meilleure. Mais ils apportent en contrepartie la promesse de plus de déficit, plus de chômage, avec, en prime, l’Islam, l’islamisme et la promesse d’un terrorisme à venir.
Si cette situation persiste, et cela est plus que probable, tout ce à quoi l’on peut s’attendre est, dans un premier temps, le chaos, puis dans un deuxième, le recours inévitable à des politiques répressives, forcément liberticides, comme aurait dit l’ineffable Badinter en son temps, destinées à rétablir et à préserver autant que faire se peut l’ordre public.

La situation géopolitique inédite, sans précédent dans l’histoire du monde, à laquelle nous sommes confrontés appelle à une révision déchirante des règles et des lois édifiées depuis 30 à 40 ans en Europe dans un contexte totalement différent. Ces lois sont aujourd’hui inadaptées et il faut en élaborer de nouvelles.

La première remise en cause, à titre définitif, concerne la libre circulation dans l’espace de Schengen. Elle avait été conçue pour faciliter la circulation d’une poignée de touristes indolents peu disposés à gaspiller quelques minutes de leur précieux temps pour un contrôle frontalier ou une pincée de transporteurs soucieux d’améliorer leur rentabilité en faisant l’économie d’un arrêt à la frontière. Ce qui a grandement facilité les trafics en tout genre portant sur les armes, la drogue ou la prostitution entre autres.

Il faut rétablir les contrôles aux frontières comme on l’a fait pour le transport aérien à l’embarquement dans les aéroports afin de prévenir le terrorisme aérien. Ces contrôles sont certes, astreignants, coûteux, fastidieux, mais nécessaires, voire indispensables. Les flots humains liés à l’émigration de masse ne pourront être contenus qu’avec la suppression de Schengen et le rétablissement de contrôles rigoureux aux frontières. Il faut rétablir la sanctuarisation du territoire national. L’Allemagne, pourtant fervent supporter de Schengen afin par rétablir des contrôles aux frontières pour faire face à l’afflux de clandestins. et nous ?

Mais ce n’est pas tout. C’est aussi à l’intérieur du territoire national qu’il faudra agir, avec des contrôles d’identité aussi fréquents et rigoureux que nécessaire. À défaut, nos frontières seront des passoires. Et les migrants, une fois passés, se perdront dans la foule comme un poisson dans l’eau.
Mais il faudra aller plus loin encore. Car ce qui est en cause est tout simplement la cohésion interne, toujours fragile, de nos sociétés fondées sur les règles de droit laborieusement élaborées depuis 30 à 40 ans. En réalité, le cataclysme migratoire actuel bouscule dangereusement l’édifice institutionnel édifié pendant cette période. Cette époque est révolue. À situation nouvelle, règles nouvelles.

Il faut donc purement et simplement mettre un terme au regroupement familial, supprimer le droit d’asile et ses ramifications multiples, effacer le traité de Schengen, rétablir les frontières et mettre véritablement en œuvre, quoiqu’il en coûte, les reconduites à la frontière des migrants illégaux. Il faudra sans doute aussi exercer un certain contrôle sur les médias afin de limiter leur faculté de jouer impunément la carte de l’humanitarisme à tout prix, sans en subir les conséquences.

Et avoir recours à la force s’il le faut, et aussi souvent qu’il le faudra. Notre survie est à ce prix.

http://alger-roi.fr/Alger/tribune_libre/pdf/10_immigration_coute_france_juliatti.pdf

Croissance démographique et réchauffement climatique

Ancien président du Comité économique de l’OTAN chargé d’évaluer les ressources consacrées à la sécurité et à la défense des différents pays de l’Alliance Atlantique, il dirige aujourd’hui l’Institut de géopolitique des populations

La lutte contre la pollution est une priorité, comme l’atteste la récente conférence COP21, et il faut s’en réjouir.

Mais elle a laissé dans l’ombre un paramètre essentiel de cette équation qui est la croissance démographique au plan mondial. Elle va passer de 7,3 milliards à plus de 11 milliards en 2100. Mais cette expansion se vérifie surtout au niveau de l’Afrique, dont la population va quasiment quadrupler en passant de 1,2 milliard à 4,2 milliards. Ce constat se démontre aisément.

Si la pollution générant l’effet de serre est réduite de 20 % mais que la population mondiale croît dans le même temps de 20 %, toutes choses égales par ailleurs, le niveau de pollution restera rigoureusement identique. Si la pollution est réduite de 50 %, hypothèse clairement hypothétique, mais que la population de la planète augmente de 50 % en même temps, le niveau de pollution et le réchauffement climatique resteront inchangés. Or, la population mondiale va passer de 7,5 milliards à environ 10 ou 11 milliards fin 2100, et celle de l‘Afrique va quadrupler.

Il ressort de ce qui précède que de ce que l’on pourra faire en matière de lutte contre le réchauffement climatique ne sera efficace si l’on n’agit pas en même temps sur le paramètre démographique. Car il existe une liaison étroite entre réchauffement climatique et croissance démographique.

Or, il n’est pas question, jusqu’à présent, de réduire les effets de serre mais simplement d’en limiter la progression de façon à cantonner le réchauffement climatique dans une fourchette de 1,5 à 2 degrés. Nous sommes loin du compte. On voit bien que les résultats obtenus à l’issue de la COP21 sont illusoires et les sonneries de trompe qui ont salué la fin de cette rencontre sont parfaitement dérisoires. Car ils négligent l’essentiel : l’explosion démographique de l’Afrique. Dès lors, vouloir limiter le réchauffement climatique à 2 degrés d’ici la fin de ce siècle est un objectif parfaitement irréalisable.

Le facteur crucial serait de prendre les moyens d’amener l’Afrique à contrôler les naissances. Or, on connaît les chiffres : 5 enfants par femme en moyenne (avec un pic de 8 enfants par femme au Nigeria !).

Jusqu’ici, tous les efforts menés dans ce sens se sont révélés parfaitement vains. C’est que l’on se heurte ici à un double obstacle. En premier, l’extrême sensibilité des gouvernements africains en matière de souveraineté, lesquels de toute façon ne considèrent nullement le contrôle de la natalité comme une priorité, à l’inverse du gouvernement chinois il y a un demi-siècle. Outre que les gouvernements africains, même s’ils le voulaient, seraient bien en peine de mettre en œuvre une telle politique face à une population rétive et mal informée. En second lieu, la religion musulmane qui gagne progressivement la moitié du continent africain, loin de la décourager, tend à encourager la natalité où elle voit un instrument de conquête et de domination politico-religieuse.

On ajoutera que les institutions d’aide à l’Afrique, l’Agence française de développement au premier chef, la Banque africaine de développement et les agences de l’ONU n’osent guère s’aventurer sur ce terrain qu’elles estiment miné et qu’elles préfèrent tranquillement, et aveuglément, continuer à financer des routes, des logements, des marchés-gares ou des hôpitaux. C’est plus sûr, même si cela ne règle rien – ni le problème africain ni celui du réchauffement climatique.

Le mirobolant plan d’électrification de l’ancien ministre Borloo, qui espère peut-être à l’occasion de cet ambitieux programme, relancer une carrière politique défaillante, tombe dans le même travers. On ne voit pas en quoi le fait que l’Afrique aurait l’électricité dans tous les foyers pourrait en quoi que ce soit réduire la natalité. À moins d’espérer que les Africains ne préfèrent regarder la télévision plutôt que de faire des enfants.

En fait, le seul moyen réaliste de promouvoir dans la démocratie le contrôle des naissances en Afrique serait d’améliorer la condition féminine qui laisse fortement à désirer. La libération de la femme africaine est la clef du développement du continent africain. C’est aussi le seul moyen de prévenir la catastrophe démographique qui se profile à l’horizon. Et d’empêcher les effets de serre d’exploser, et donc de contenir le réchauffement climatique dans des limites raisonnables. C’est bien parce qu’il s’agit d’une solution raisonnable et efficace que personne n’en parle. Normal

Regards sur le terrorisme ordinaire, Yves Marie Laulan 

Que ce soit sous le nom d’Al-Qaïda, de Daech ou d’un califat fantôme en voie de réanimation, le terrorisme est sans trêve à la manœuvre. Il fait désormais partie de notre quotidien.

De nos jours, le terrorisme s’est multiplié et modernisé. Il était sélectif. Il est devenu universel. Il était ciblé. Il est devenu aveugle. Il frappe de tous temps, en tous lieux, le plus souvent par surprise, sous les prétextes les plus divers.

Pour simplifier grossièrement, en dehors de l’Afghanistan et du Pakistan, le terrorisme intéresse principalement quatre zones : l’Europe, les États-Unis, l’Afrique et le Moyen-Orient. Le terrorisme revêt, certes, des formes variées selon le lieu, avec, cependant, une constante : c’est toujours l’islam qui est à la manœuvre.

Le Moyen-Orient est devenu le « terrain de jeu » par excellence du terrorisme, qui y trouve toutes les raisons du monde (conflits entre États, entre tribus, entre clans, entre religions) de s’adonner librement à son sport favori. Un facteur dominant, néanmoins, est la rivalité millénaire entre l’islam chiite – celui de l’Iran – et l’islam sunnite – représenté par l’Arabie saoudite et une kyrielle de petits États secondaires.

Dans ce cadre régional, le terrain de jeu favori du terrorisme est occupé, au centre, par trois pays structurellement instables et turbulents : le Yémen, l’Irak, la Syrie (le Liban précédemment), avec, aux extrémités du périmètre ainsi défini, la Somalie des chebabs et l’Afghanistan des talibans.

L’objectif de ces mouvements terroristes est de tenter, à coups d’attentats et de massacres, de déstabiliser encore davantage des structures étatiques encore faibles et flageolantes. En conséquence, faute d’États solides, stables et structurés capables de mettre en œuvre une bonne gouvernance, le Moyen-Orient n’a pas été en mesure, depuis 1945, d’instaurer un ordre étatique stable.

De ce fait, le Moyen-Orient accumule au fil des années un déficit culturel qui paraît de plus en plus difficile à combler en termes d’éducation, d’apprentissage des libertés et d’amélioration de la condition féminine. Une politique étrangère ne se bâtit pas à coups de bons sentiments ni de morale bourgeoise. Un doigt de cynisme teinté d’un soupçon de réalisme ne messied pas. La triste leçon des trente dernières années est que le meilleur rempart contre le fanatisme religieux et le terrorisme qui lui est étroitement associé sont ces tyrans, laïques ou non, disparus ou toujours en place : Saddam Hussein en Irak, Kadhafi en Libye, Bachar el-Assad en Syrie.

Il faut s’y résigner : le monde à l’image de l’Occident, dans ses vertus et ses faiblesses, n’est pas pour demain.

Le budget de l’armée pour financer les largesses fiscales ?

L’encre de la dernière loi de programmation militaire est à peine sèche qu’il est question de la « raboter » encore de près d’un milliard d’euros. Et pour quoi faire, grand Dieu ? Pour financer les largesses fiscales que Manuel Valls veut offrir aux contribuables mécontents pour les amadouer et atténuer la gifle retentissante qu’ils vont administrer au PS.

L’armée française, qui est pourtant une des dernières institutions à cultiver les valeurs fondamentales de la nation, ne serait-elle pas, avant tout, victime de la dégradation de notre société ?

Il ne faut pas, pourtant, se résigner et dénoncer haut et fort tant qu’il est encore temps la grande misère de nos armées. Disons-le d’entrée de jeu, la France ne dépense pas assez pour son armée, du moins en regard des intentions et des ambitions affichées. L’état de nos matériels, usés ou obsolètes, en est la preuve.

L’armée française est certes, et dans une certaine mesure, victime de la « crise ». Elle est ainsi devenue, au fil des années, la variable résiduelle d’ajustement budgétaire, celle qu’on taille et retaille dans l’espoir, au demeurant toujours déçu, de parvenir à l’équilibre budgétaire. Dans ce contexte, nos armées sont encore capables de mener à bien des opérations de courte durée et de faible envergure. Mais il n’est plus possible de fermer les yeux sur le mécontentement profond des cadres supérieurs de notre armée.

En premier lieu, les militaires sont exaspérés par le dédain manifeste dans lequel les tient la classe politique. En outre, le malaise actuel est alimenté, entre autres causes, par la dégradation des conditions d’exercice du métier de soldat, qui comporte nombre de servitudes astreignantes que la société civile veut ignorer sereinement.

Le contrat armée-nation est-il rompu ? Va-t-on s’orienter vers une armée de mercenaires, une armée (société ?) de « services », une armée bonne à tout?

Car qu’on le veuille ou non, notre pays a désormais perdu l’essentiel de sa souveraineté au sens traditionnel du terme. Avec l’Union européenne et l’espace de Schengen, territoires devenus miraculeusement espaces de concorde et de paix, notre pays n’a plus de frontières à défendre.

Dans ce contexte, la problématique de la France, devenue, de fait, une puissance de 2e rang – et encore… – n’est pas aisée à résoudre. L’absence de menaces aux frontières aisément identifiables ne facilite pas le débat. Et pourtant, l’heure des choix, toujours difficiles, est proche.

C’est donc le moment de se poser la question fondamentale que ladite loi de programmation militaire se garde bien d’évoquer, même indirectement : à quoi servira l’armée de demain, quelles seront ses missions et de quels moyens devrait-elle disposer ?

Si la France ne se décide pas à consacrer davantage de ressources à son armée, les conséquences sont claires. Il lui faudra, la mort dans l’âme peut-être, mais tant pis, céder sa place à d’autres, en Afrique, ou ailleurs. Choix cruel mais inéluctable. Le problème n’est plus désormais une question de prestige mais de survie à terme, tout simplement.

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