Moi, j’aime Macron!

Lorsque j’étais jeune, donc il y a fort longtemps, j’ai écrit un éditorial dans « La Vie Française » qui s ‘intitulait « Moi j’aime Giscard! Un éditorial très ambigu dont on ne voyait pas bien si il était à prendre au premier degré ou au second, de façon humoristique.

Giscard l’avait pris au premier degré et il m’avait invité à diner par l’intermédiare de Bébéar. C’était un édito psychanalytique qui partait du constat que Giscard avait un problème personnel: il voulait être aimé.

Je choisit le même titre pour Macron avec une optique tout à fait opposée, j’appouve sa démarche qui prouve qu’il n’ a pas envie ou besoin d ‘être aimé. Sa démarche consciente, volontaire, consiste non pas à flatter les Français mais à les stigmatiser. a leur faire honte.

Vous savez que je ne cesse de critiquer ces citoyens qui n’en sont pas et qui veulent tout et son contraire. Ils sont incohérents, leur niveau de conscience politiqie est très bas et je méprise ces chefs politiques successifs qui les caressent dans le sens du poil en leur faisant croire qu’ils sont les phares du monde.

On ne réussit rien par le mensonge; la flagornerie est le mal du temps. Comment voulez vous progresser, comment voulez apprendre si vous n’êtes pas frustré, conscient de vos insuffisances, vexé de consater que vous vous surestimez?

Il suffit de voir ces parents qui sont incapables d’éduquer leurs enfants, de les introduire à la dureté du monde, ces parents eux même infantiles qui les flatttent et les surprotègent?

A l’enfant-prince  de nos absences d’éducation correspondent ces citoyens-rois qui n’ont aucune conscience politique. Nous formons de misérables snowflakes, tous pareils dans leur mêmitude qui se croient différents, uniques  et qui donc s’exonèrent  de la nécessité de progresser, de s’améliorer, de s’individualiser.

Le président Emmanuel Macron a déclaré vendredi à Athènes « assumer » ses propos polémiques tenus fin août sur la France qui « n’est pas un pays qui se réforme ».

S’exprimant devant la communauté française à l’Ecole d’archéologie  d’Athènes,  Macron s’est référé à ses déclarations du 24 août à Bucarest, où il avait dit: « la France n’est pas réformable » et « les Français détestent les réformes ».

« Je l’ai souvent dit et je le disais il y a quelques semaines en Roumanie. D’aucuns faisaient semblant de découvrir cette forme de provocation que j’assume. La France n’est pas un pays qui se réforme », a-t-il déclaré au second jour de sa visite d’Etat en Grèce. « Il ne se réforme pas (…) parce qu’on se cabre, on résiste, on contourne. Nous sommes ainsi faits ».

Pour M. Macron, l’heure n’est de toutes façons plus aux réformes, « mais à une transformation profonde » de la France, via notamment sa politique en matière du droit du travail. « Nous allons le faire sans brutalité, avec calme, avec explication, avec sens », a-t-il ajouté.

« Je serai d’une détermination absolue et je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. Et je vous demande d’avoir, chaque jour, la même détermination », a conclu le président français en s’adressant à ses concitoyens réunis dans le jardin de l’école.

Ces propos  ont suscité de vives réactions.

« Fainéants, cyniques, extrêmes » le président insulte ceux qui s’opposent à sa politique. Décidément Emmanuel Macron n’aime pas les Français », a tweeté le secrétaire national du PCF Pierre Laurent.

« Maintenant c’est clair : le président Emmanuel Macron n’aime pas les Français. Il ne les aime vraiment pas », a aussi commenté Jean-Luc Mélenchon, sur sa page Facebook. Pour le leader de La France insoumise, le chef de l’État a « pris l’habitude » de dire du mal des Français. « Et de le faire devant des étrangers et depuis l’étranger ! Double impudence, double offense ! ».

« Décidément chez Macron l’insulte au peuple est une deuxième nature », a tweeté de son côté le vice-président du FN, Florian Philippot.

« Dans son discours le président de la République a rappelé quels étaient les défis et les réformes nécessaires pour le pays. Il a conclu en rappelant sa détermination à agir face à tous les conservatismes qui ont empêché la France de se réformer », a commenté l’Elysée.

Macron a terminé dans l’après-midi sa visite en Grèce, où il a plaidé pour une « refondation démocratique » de l’Europe et appelé les groupes français à investir en Grèce pour profiter du retour de la croissance.

Il a décollé pour Evian (Haute-Savoie), où il devait participer dans la soirée aux Rencontres franco-allemandes, tandis que son épouse Brigitte est rentrée en France par le Falcon de secours.

Auparavant, le couple s’était fait déposer place Syntagma, en plein Athènes, où ils ont remonté à pied une rue commerçante jusqu’à la cathédrale, rencontrant le cosmopolite d’Athènes.

Leur promenade encadrée d’officiers de sécurité, Mme Macron en robe bleu vif sans manches et talons hauts, n’est pas passée inaperçue, la visite présidentielle française faisant la une des médias grecs depuis jeudi. Le couple s’est prêté volontiers aux photos et aux selfies avec les passants.

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Une réflexion sur “Moi, j’aime Macron!

  1. Je comprends assez bien votre sympathie pour le « courage » de Macron. Mais est-ce véritablement du courage, en régime démocratique, de prendre à rebrousse-poils les électeurs ? Il est vrai que nous ne sommes plus en démocratie depuis fort longtemps. Je trouve, pour ma part, que c’est plus de la morgue que du courage.

    Je ne souhaite pas discuter votre propos, car je partage votre dépit devant le comportement et l’instabilité des citoyens qui n’en sont plus vraiment. Mais qu’ont-ils fait depuis des décennies pour élever le niveau de compréhension des citoyens ? Leur école « progressiste » s’est-elle donnée pour mission de cultiver les vertus du « peuple », afin de le mettre à la hauteur de l’exigence démocratique ? Pour ma part, je ne me lamente plus sur le niveau du citoyen moyen, parce que je crois que nous avons tourné une page de l’histoire et que les chances d’une ressaisie sont très faibles. Pourquoi s’étonner que les électeurs (terme que je préfère, en l’état actuel de rupture des consensus, à celui de français) renâclent à la plupart des initiatives des politiciens, alors qu’on ne les respecte pas depuis bien longtemps ? Ils ont le retour de ce qu’ils méritent ; ils détournent la démocratie et ils voudaient, en plus, que nous soyons responsables, à l’écoute, confiants, reconnaissants, complaisants ? J’appartenais, il y a déjà longtemps, au camp des inconscients qui se voulaient socialement et personnellement responsables, mais aujourdh’ui je campe dans une résistance tous azimuts. Tant que nous ne serons pas respectés, je n’adhérerai à plus aucune de leurs actions.

    Ceci étant, Macron a-t-il, à ce stade de son mandat, d’autres opportunités que celle qui consiste à déclarer que les français n’aiment pas les réformes, tant il est vrai qu’avec 15% de personnes supposées favorables aux réformes (attention, le terme réforme est idéologiquement très connoté) ça ne peut pas faire une majorité, même avec beaucoup de propagande. Quand vous êtes élu avec environ 15% des électeurs inscrits, il est évident que vous n’avez aucune marge de manoeuvre pour réformer (vous l’avez vous-même reconnu, avant même son élection).

    Alors, trois possibilités sont à sa portée : soit piloter à la Hollande (contente-toi de croire ce que je dis, et laisse-moi faire), soit profiter du bon temps pendant cinq ans, soit aller jusqu’au bout de l’idéologie technocratique : au diable les électeurs, on ne va pas se laisser arrêter en si bon chemin, parce qu’ils sont tellement nuls ; qu’ils marchent ou qu’ils crèvent ! En tout état de cause, le score du candidat populiste au second tour des présidentielles les a convaincus qu’ils disposent des moyens pour forcer les électeurs et ils ne s’en priveront pas tant qu’il n’y aura pas de retour de bâton. Et peut-être n’y en aura-t-il pas.

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